Un Jeudi Saint pas sain

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Des aides extérieures primitives; d'autres sympathiques ou prometteuses - Les dinosaures contre-attaquent - Kabilismes et Kabilagate - Fantômes de Hochschild et soldats fantômes

Des aides extérieures primitives; d'autres sympathiques et prometteuses

 

Monuc.org     Commandant Dalal Ajay    Suite à un important incendie, à GOMA, environ 70 maisons sont parties en fumée et quelques 300 familles sinistrées se sont retrouvés sans toit. Agissant hors du cadre traditionnel de leur mandat, les casques bleus se sont précipités pour porter assistance aux victimes, engageant dans ce combat tous les moyens pour maîtriser le brasier sans l’assistance des pompiers de Goma, qui n’étaient pas sur place. La population de Goma a exprimé toute sa gratitude pour l’action des Casques bleus de la brigade indienne du Nord Kivu.
 
Libre Belgique    Une trentaine d'élèves de la 5D de Saint-Louis à Liège  ont mis sur pied un projet d'aide en RDC. Ils ont récolté 1 500 euros afin de financer une turbine destinée au Nord-Kivu. La turbine hydraulique, actionnée par l'eau, fait tourner un moulin, lequel permet, par exemple, de piler du manioc ou de concasser des graines pour l'huile de palme. «Bref, de soulager le travail des femmes et celui des enfants, qui pourraient se rendre à l'école. La turbine, qui sera prête à la fin de l'année scolaire, est très simplifiée, expressément», poursuit Denis. «Elle sera donc facile à réparer, à reproduire et la population qui l'utilisera sera autonome». Cet aspect du projet est crucial aux yeux des jeunes: il ne s'agit nullement de «faire de l'assistance où les Blancs pensent qu'ils sont plus forts», mais bien de «participer, avec la population du Kivu, à un projet qui va améliorer ses conditions de vie». Fancy-fair, vignettes de 50 cents vendues aux récrés et souper africain ont fait gonfler la caisse du projet, jusqu'à atteindre le montant voulu.

Le Soir     Chaque année, le trypanosome fait 300. 000 nouvelles victimes humaines en Afrique, auxquelles il faut ajouter le bétail, totalement improductif dans les régions où sévit la fameuse mouche tsé-tsé qui véhicule le parasite. Parmi les protagonistes de l'histoire, la mouche tsé tsé, bien sûr. L' équipe belge d'Etienne Pays avait découvert une molécule produite par nos cellules et qui nous protège contre les trypanosomes. Sauf contre le Tripanosoma brucei rhodesiense qui parvient à contourner l'obstacle en neutralisant l'apolipoprotéine L-1, la fameuse toxine naturelle. Par la suite, une équipe de la VUB découvre que les chameaux fabriquent des anticorps de plus petite taille que par exemple les nôtres. D' où l'idée de fabriquer des " nanobodies " , c'est-à-dire des constructions moléculaires aussi petites que possible mais possédant la capacité des anticorps d'aller repérer une cible très précise. Et ici, la taille de l'objet était essentielle : il faut en effet repérer une particularité interne du trypanosome, en dessous de son " manteau " protecteur, dont le parasite change environ. . . toutes les semaines ! Les deux équipes ont bien combiné leurs efforts et leurs talents. Avec le financement du VIB (Institut interuniversitaire flamand de biotechnologie), elles ont mis au point un missile à tête chercheuse, qui va très précisément apporter aux trypanosomes, où qu'ils se trouvent dans l'organisme, l'apolipoprotéine L-1 dûment modifiée pour être mortelle pour tous les types de ce parasite. Essayé sur la souris, ce " médicament " marche parfaitement. Tout porte à croire qu'il fonctionnera encore mieux chez l'homme.  On travaille sur deux voies. L'une consisterait à manipuler le génome des bovins pour qu'ils produisent eux aussi la fameuse apolipoprotéine efficace contre tous les trypanosomes. Et l'autre s'efforce de comprendre à quoi servent ces protéines naturelles quand elles n'ont pas un parasite à se mettre sous la dent. . .
 
Les dinosaures contre-attaquent

Journaliste En Danger (Kinshasa)    Mme Wivine N'Landu Kavidi, candidate à l'élection présidentielle en RD Congo et son parti politique, UDR (Union pour la défense de la République) ont cité l'hebdomadaire kinois "Africa News" pour"faux et usage de faux", "diffamation", "injures publiques" et "'imputations dommageables". Elle demande cent mille dollars américains au titre de dommages et intérêts. Elle estime qu' un article donne une fausse information lorsqu'il dit que "l'UDR n'a jamais levé l'option de présenter un candidat à l'élection présidentielle" et que "la candidature de Mme Wivine N'Landu Kavidi a surpris mêmes ses partenaires au sein de sa propre plateforme". Elle reproche également au journal de l'avoir traité de "divisionniste" et de "conflictuelle" à souhait. En effet, dans l'article incriminé, on peut lire: " Certains leaders Kongo ne s'expliquent pas l'obsession qui caractérise cette dame dont les rivalités au sein de sa propre famille biologique trahissent son caractère conflictuel".
Seti Yale réclame 2 millions de Usd de Di pour diffamation et imputation dommageable
Le Potentiel  Hilaire kayembe    Seti Yale s’en prend à Shango Santos qu’il accuse d’imputation dommageable et de diffamation pour des déclarations mensongères et d’ avoir évoqué son passé en des termes susceptibles de lui attirer le mépris de la population. Shango avait commencé par prétendre qu' il a hérité une parcelle querellée avec la famille Seti suite au décès du propriétaire portugais. Faux, parce que M.Couthino Fernando Amaranda est bel et bien vivant au Portugal. C’est lui qui a vendu la parcelle à la famille Seti.  de plus, en qualifiant Seti de « Tout puissant conseiller du Maréchal », Shango ne cherchait qu’à lui nuire en attirant la colère des tiers. Pour ces faits préjudiciables, Seti Yale demande des dommages et intérêts de 2 millions de dollars américains ainsi que l' arrestation immédiate pour empêcher Shango de continuer à nuire aux paisibles citoyens.
 
Kabilismes et Kabilagate 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Caroline Dumay     Le Figaro  Inexpérimenté lors de son accession au pouvoir en janvier 2001, le président Joseph Kabila, 34 ans, a très vite rattrapé ses handicaps pour devenir l'un des hommes les plus puissants du continent...il a pris l'étoffe et le physique de l'emploi...Kabila a offert une ambulance à l'hôpital de Bukavu, a débloqué des fonds pour refaire un tronçon de la route d'Uvira, et fait acheminer par avion une morgue en kit. Sans vraiment le dire, la campagne électorale a commencé. Elle se fera sur le thème : «Je tiens mes promesses.» Ses admirateurs louent sa «force tranquille», ses adversaires politiques voient en lui «un habile calculateur». Joseph Kabila, qui déteste le culte de la personnalité, entretient autant de discrétion autour de sa vie professionnelle que de sa vie privée.

Afrique Centrale    Une couverture de président. Un regard fixé au loin et avec le portrait de Laurent-Désiré Kabila en arrière plan. Voilà pour la maquette de l’hebdo panafricain Jeune Afrique qui publie  une longue interview de Joseph Kabila lequel affirme « qu’il se bat pour gagner » et veut être « élu et bien élu ». Il souligne également qu’il est le seul postulant à la présidentielle à « devoir défendre un bilan ». L’interview de 8 pages aborde la plupart des sujets : relations avec le Rwanda, formation de la nouvelle armée, situation économique, insécurité aérienne, corruption, rôle de l’église, etc…

Congo Indépendant    Les bras croisés, le président est, comme disent ses concitoyens, « bien sapé » : costume sombre assorti des rayures blanches ; chemise blanche ; cravate à rayures blanches et anthracites. Les textes et les photos s’articulent sur huit pages. Combien a pu coûter ce publi-reportage ?
 
BBCnews    Arnaud Zajtman    Since his appointment as president after the assassination of his father Laurent-Desire Kabila in January 2001, Joseph Kabila, the world's youngest head of state, has only given two press conferences in Kinshasa and has made very few speeches. "Kabila is not shy, he is reserved. This is part of his Swahili cultural background," explains Kabila's personal secretary. Indeed, this reservation is in contrast to the usual Congolese effusiveness. Joseph Kabila was born in the mountains of Fizi, eastern DR Congo, the stronghold of his then-rebel father, but grew up in exile in Tanzania. The Kabila family lived in Dar es Salaam under the discreet protection of then-Tanzanian President Julius Nyerere. So as not to attract the attention of Mobutu's intelligence service, they pretended they were members of the Fipa people, a small ethnic group from south-west Tanzania. This upbringing and the fact that Mr Kabila speaks French with an English accent and knows no Lingala has fuelled his detractors' argument that he is in fact "a foreigner". His schoolmates at the Zanaji secondary school in Dar es Salaam nicknamed him "War bus" because of his enjoyment of war films and martial arts. "We didn't even know he was Congolese," recalls one of them. The UDPS  has spread the rumour that he is not Laurent Kabila's legitimate son, but is in fact of Rwandan origin - a strong accusation in a country that was invaded by the Rwandan army. On his campaign posters, Mr Kabila says: "The Congolese know exactly where their interests are. There is a reason to hope." The Congolese people will be hoping that Mr Kabila also knows where the genuine interests of DR Congo are, and that he will keep reminding his "boys" that they are in politics to serve the nation of 56 million.
 
AFP    Le député Jean-Pierre Lisanga Bonganga demande à la Cour Suprême de Justice l' invalidation des candidatures à la présidentielle de 2006 du général-major Joseph Kabila et le général d'armée Norbert Likulia Bolongo "sans preuve de leur démission" de l'armée. La CEI affirme que conformément à la loi qui interdisait l'enregistrement comme électeurs de militaires "en fonction", elle a exigé du ministère de la Défense une liste de ces officiers, sur laquelle ne figurent ni Joseph Kabila, ni Norbert Likulia.

LePotentiel     Les faits :  Aux termes de l’article 10 de la loi électorale (Loi no. 06/006 du 9 mars 2006), pour postuler à un quelconque mandat politique, un militaire doit donner la preuve, à la date limite du dépôt des candidatures, de sa démission «acceptée» ou de sa mise à la retraite des Forces armées. 
 
LePotentiel Ben-Clet    «Article 1er : Est acceptée la démission volontaire du Général-major Joseph Kabila». Le présent décret «entre en vigueur à la date de sa signature. Fait à Kinshasa, le 15 mars 2006. (Signé) Joseph Kabila». Ce texte est enregistré sous le n° 06/012 et il porte «acceptation de la démission volontaire d’un officier général des Forces armées de la Rdc». Il a été rendu public au Journal officiel’ du 1er avril 2006.

RadioOkapi     Dans les faits, le général-major Joseph Kabila a introduit sa requête auprès de lui-même pour obtenir l’acceptation de sa démission volontaire de l’armée le 14 mars 2005. Le 15 mars 2006, soit une année après, il accepte sa propre démission volontaire.

CongoIndépendant  Amba Wetsthi    A quelque chose malheur est bon.  La gestion de ce dossier par le président de la République et ses hommes met à nu une tragique réalité. A savoir que la RD Congo est dirigée par des hommes sans foi ni loi. Pire, le chef de l’Etat est mal entouré.  Joseph Kabila ignorait donc que sa lettre de démission de l’armée devait être adressée à l’état-major général de l’armée et non pas au président de la République. C’est bien l’état-major qui devait faire un rapport circonstancié au ministre de la Défense. Rien n’a été fait dans ce sens. Quel amateurisme ? Comment peut-on dans ces conditions prétendre gouverner une nation de 60 millions d’âmes quand on étale une telle incapacité à gérer des questions aussi bénigne ?
 
 
Fantômes de Hochschild et soldats fantômes

JOHANNESBURG (Reuters) - American writer Adam Hochschild sees the ghosts of dictators past haunting the DRCongo." There has been the tradition of loyalty to a strong-man ruler. Mobutu was the classic model of the kleptocratic dictator. And when you have people like that running a country, establishing the political culture of a government as an organized system of plunder. Congo is a prime example of the "commodities curse" that has afflicted many African states."Congolese have coltan, uranium, gold, almost any mineral you can think of. But being well endowed with a natural resource is no guarantee of a nation's wealth". From the thick gold veins of South Africa to West Africa's vast offshore oil reserves, Africa has abundant natural wealth. In many countries the wealth generated has lined the pockets of an elite few with little trickling down to the masses. Many African economies are heavily dependent on commodities, raising the stakes in the game for those who control them or wish to, often with disastrous consequences. Global treaties such as one designed to stamp out trade in so-called conflict diamonds should be given more teeth and extended to other valuable resources. "Why not conflict coltan? Or conflict timber?". Individuals can huge differences in the course of history. Still, the problems in some places are so deep-seated there is little an individual can do. One such place is Congo, a vast territory with a shattered infrastructure, thick jungles and roving militias. "Could a very strong individual like that (Mandela) make a difference in the Congo? I hate to say it but I don't think so. It's a much more difficult situation there than in South Africa. South Africa at least had...strong civic organizations in townships, labor unions and church groups. There was a real civil society. I don't see that in the Congo. I think they're going to have a much harder time of it."
 
Monuc.org Oscar Mercado et Michel Smitall  Général Pierre-Michel Joana     "L’EUSEC est une mission de l’Union européenne qui a pour objectif d’aider à la réforme du secteur de la sécurité au Congo, dont l' armée. " Le premier obstacle, c’est un problème de manque d’information générale sur un processus qui est excessivement compliqué. Lorsque l’on parle aujourd’hui des FARDC, il faut se souvenir qu’elles proviennent de six différentes ex-composantes (ex-gouvernementaux, ex ANC, ex-RCD KML, ex-MLC, les groupes armées de l’Ituri et la composante Mai-Mai). Cela est très compliqué et les choses n’avancent pas aussi vite que nous aurions pu l’espérer. Par ailleurs, il fallait reconstruire le système administratif de l’armée congolaise en commençant par le statut du soldat. Car si on ne connaît pas les droits et les obligations des militaires, l’on saura difficilement les rémunérations qui leurs correspondent. Ensuite le gros problème est celui de la maîtrise des effectifs. Les composantes ont clairement surévalué leurs effectifs. Il faut donc les identifier afin de permettre au ministère de gérer ces personnels et de planifier les budgets nécessaires à leur soutien. A l’origine on parlait de près de 340.000 hommes au sein des FARDC. Aujourd’hui, par contre, bien que le recensement ne soit pas encore terminé, l’on peut estimer la totalité des effectifs de l’armée congolaise autour de 100,000 hommes. Etant donné que la masse salariale est plus faible, les salaires donc ont pu être augmentés de 10 à 23 dollars par mois, ce qui est encore insuffisant. Mais cela permet déjà une petite amélioration dans leur condition de vie. Egalement,  il y a tout un travail à mener sur les méthodes de paiement des soldes. Jusqu’à présent c’était le commandement des unités qui percevait l’argent des soldes et le distribuait directement aux soldats. Cette pratique est en contradiction avec les règles de saine gestion budgétaire. La chaîne de paiement administrative qui ne doit pas confondue avec la chaîne du commandement".