Jeux - jeudi. Echos - économie

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Vingt minutes avec Thierry Cruvellier

Lorsque tous les acquittés de l' accusation du Génocide rwandais restent en prison, il ne peut y avoir une justice plus partiale et moins courageuse que celle des vainqueurs...

RFI.fr      Ecouter en 20 minutes ou télécharger sur http://www.rfi.fr/francais/radio/editions/072/edition_51_20060414.asp Thierry Cruvellier, le seul journaliste à suivre au quotidien pendant 5 ans les travaux du TPIR de 1997 à 2002. Il publie Le tribunal des vaincus, un Nuremberg pour le Rwanda? aux éditions Calmann-Lévy.

Thierry Cruvellier - Le Tribunal des vaincus. Un Nuremberg pour le Rwanda ?

Decitre    Le Tribunal pénal international pour le Rwanda, établi à Arusha, en Tanzanie a été qualifié de "nouveau Nuremberg", dont on vient de commémorer les 60 ans. Mais le grand projet s'et enlisé dans la procédure, tandis que la politique a pris le pas sur le droit, au prix d'un double renoncement. Il n'y aura pas d'enquête sur l'attentat contre l'avion du président rwandais, événement déclencheur du génocide. Il n'y aura aucune mise en accusation pour les crimes commis par ceux qui sont sortis vainqueurs de la guerre civile. Après dix années d'existence, le tribunal d'Arusha, né d'un acte de contrition, démontre qu'

Pillages: le Pape s' en mêle
 
DigitalCongo    Devant des dizaines de milliers de personnes venues assister à sa première veillée pascale, le Pape Benoît XVI a appelé à la recherche d’une plus grande convivialité pacifique entre les peuples, les cultures et les religions du monde. Le souverain Pontife a appelé les peuples de la planète à renoncer à la violence, sous toutes ses formes et la corruption. Les pillages des richesses naturelles et ressources naturelles de la République Démocratique du Congo ont également été implicitement dénoncées par le Pape Benoît XVI, du fait que ces pillages et l’exploitation illégale des richesses du Congo alimentent les conflits et autres violences que connaît la région des Grands Lacs en général et la République démocratique du Congo en particulier. Le Pape a de ce fait lancé un cri d’alarme envers le peuple d’Afrique victime de la misère, la pauvreté et de conflits divers. « La misère, la pauvreté qu’endure le peuple d’Afrique ne sont pas une fatalité. C’est plutôt le fruit de l’égoïsme de l’homme », dixit le pape Benoît XVI.
 
Pour le bonheur des coiffeurs
 
BBCnews Michael Buchanan  Lubumbashi    The mines have created some new jobs - but poverty remains rife. Lubumbashi has attracted the bulk of the foreign investment  and it looks far better off than the capital, Kinshasa. Much of the foreign money comes from American, Canadian, European and South African mining companies, keen to get their hands on some of DR Congo's vast mineral reserves of gold, diamonds, cobalt, copper and coltan, which is used in mobile phones. Jean-Pierre Zinzen, the secretary general of George Forrest, says DR Congo is an inviting location for foreign investors. "The possibilities are so huge that it would be stupid to miss them. We are convinced that everybody here will profit from such investments, the people and the government because of all the taxes and indirect returns they will get." Not everyone is sharing in the dividends. On a busy street lined with some grocery stores, a pharmacist, a small clothes shop and a hairdresser, the young pharmacist told that he earned $4 per day. "I haven't really seen the effects of this investment. I actually studied law at university but because there isn't enough employment I had to open this pharmacy." It was a sentiment expressed by several other shopkeepers, although further along, the barber was more optimistic. He had cut an Indian man's hair that day, and had recently had American, Lebanese and Chinese customers - all of them working for mining companies. "I'm happy to see foreigners coming to my country. If foreign people are coming, we can move forward together. If foreign people are not coming, you can't go anywhere."
 
Mbaka Kawaya par lui-même

LePotentiel     Je suis ingénieur civil métallurgiste depuis 1973 ayant fait une longue carrière à la Gécamines où j’ai gravi tous les échelons en occupant plusieurs postes de responsabilités, comme Directeur d’usines métallurgiques. J’ai eu à diriger les usines de Shituru à Likasi avec une production de 135.000 tonnes de cuivre par an et 8.000 tonnes de cobalt, en plus de la production d’acide sulfurique et du raffinage de 200 à 220.000 tonnes de cuivre par an ; les usines de Luilu à Kolwezi avec une production de 175.000 tonnes de cuivre par an, 9.000 tonnes de cobalt, et le démarrage de la première raffinerie électrolytique de cuivre de la Gécamines et de la Rdc, sous le Pdg Mulenda Mbo. J’ai ensuite été directeur d’exploitation du groupe Ouest à Kolwezi comprenant la mine souterraine de Kamoto et plusieurs mines à ciel ouvert, les usines de concentration et métallurgiques comme celles de Luilu, et de zinc; directeur de la Direction de planification recherche et développement sous le Pdg Umba Kyamitala avant d’être nommé Pdg de la Gécamines par Feu Président Mzée Kabila. Ce parcours n’a donc été qu’un couronnement de loyaux serviœs à la nation et à la Gécamines. De même, j’ai occupé les fonctions d’Administrateur Directeur Technique de la Miba en 2000, nommé par Feu président L-Désiré Kabila avant qu’il ne me confie le poste de vice-ministre des Mines sans ministre, avec reconduction à ce poste par le président Joseph Kabila qui, de surcroît, m’a ensuite nommé comme premier directeur général du Cadastre minier, constituent une preuve éloquente de mes capacités et de mon intégrité. De même, outre mes fonctions antérieures je suis depuis quelques temps Mandataire en mines et carrières par l’arrêté ministériel N°1184/CAB.MIN/MINES/01/06 du 23 mars 2006 qui stipule à l’article 2 que: «l’agrément en qualité de mandataire en mines et carrières confère à M. Mbaka Kawaya Swana le droit de représenter, de conseiller et/ou d’assister toute personne intéressée dans l’octroi, l’exercice et les revendications des droits miniers ou de carrières, ainsi que dans le contentieux y afférent». Les critères pour l’obtention de cette qualité dont l’honorabilité  ont donc été remplis pour que le ministre des Mines, qui connaît bien son travail et qui a des conseillers rompus en la matière, ait pu m’octroyer ce mandat
 
La richesse de nos expatriés
 
CongoIndépendant     Les transferts de fonds effectués par les migrants vers leurs pays d'origine sont importants dans la lutte contre la pauvreté. Ceux-ci, qui atteignent 300 milliards par an, sont de loin supérieurs à l'aide publique au développement, selon  un communiqué de presse de l'ONU du 3 avril 2006. A titre d'illustration, l'aide publique au développement  vient d'augmenter de 31,4%  pour atteindre 106,5 milliards de dollars en 2005 selon l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique). Cette augmentation est principalement due à l'allégement de la dette de l'Irak et du Nigeria ainsi qu'à l'aide aux victimes du tsunami de décembre 2004. Ces transferts de fonds s'effectuent principalement via des messageries financières dont la plus importante est la société Western Union. En RD Congo, les messageries financières telles que Western Union, MoneyTrans, MoneyGram, Colikin, Full Service, Kin Express, KPM etc. permettent à la diaspora d'aider ceux qui sont restés au pays. Des fonds sont envoyés régulièrement pour le minerval, les fêtes, les deuils etc. Les chiffres officiels de ces transferts sont inexistants. Il est aussi possible d'envoyer de l'argent par l'intermédiaire des personnes qui opèrent dans l'informel. L'avantage ici est que les frais sont très réduits mais le risque demeure que l'argent arrive en retard ou qu'il soit détourné. Il arrive aussi que les fonds soient remis à un voyageur digne de confiance qui se charge de les remettre aux bénéficiaires dès son arrivée au pays.

Le Bioviagra, fruit du pillage de nos ressources biologiques
 
(Icicemac.com Des dizaines de multinationales biotechnologiques et pharmaceutiques occidentales écument tout le continent africain à la recherche de spécimens, de plante ou de bactérie, sur lesquels elles travaillent ensuite dans leurs laboratoires. Grâce à ces spécimens, ces entreprises développent des produits brevetés particulièrement lucratifs. Pourtant, la Convention internationale sur la Biodiversité, approuvée en 1992, établit que les États sont totalement souverains sur leurs propres ressources naturelles et plaide pour une répartition juste et égalitaire des bénéfices provenant du développement des ressources génériques. Les entreprises elles mêmes ont reconnu que leurs produits proviennent de ressources naturelles africaines, mais elles l’ont justifié avec l’argument selon lequel, les retombées doivent profiter à ceux qui les développent bio technologiquement et non aux pays d’origine de la matière première. "C’est une nouvelle forme de pillage colonial. Le problème est que nous vivons dans un monde où les entreprises ont l’habitude de s’approprier ce qu’elles veulent et où elles le veulent, et elles nous font croire que c’est pour le bien de l’humanité. C’est un manque total de considération et de respect pour les ressources en provenance d’Afrique." La firme britannique SR Pharma, qui s’est appropriée le brevet d’une bactérie recueillie en Ouganda dans les années 70 et qui est utilisée pour le traitement de maladies virales chroniques, comme le sida. Bayer a recueilli un type de bactérie dans le lac Ruiru au Kenya avec laquelle elle a développé une pharmacopée brevetée sous le nom 'Precose' ou 'Glucobay'. Le produit a rapporté 218 millions d’euros, mais le Kenya n’a rien reçu en retour. La californienne Genencor International a également utilisé des microbes provenant depuis 1992 du Kenya, plus précisément de la Vallée du rift, pour développer des enzymes utilisées comme décolorant pour les blue-jeans. La compagnie canadienne Option Biotech a breveté des semences venant du Congo --'Aframomum stipulatum'—pour le développement du médicament contre l’impuissance Bioviagra. La plante 'Impatiens usambarensis', récoltée dans les montagnes Usambara en Tanzanie a été appropriée par la société suisse Sygenta pour la production d’une plante de jardin. En 2004, Sygenta a obtenu 85 millions d’euros pour sa vente, mais le gouvernement Tanzanien n’en a obtenu aucun bénéfice.
 
Stade, chanvre, cannabis sativa et bangi
 
Chanvre « cannabis sativa » - 65.5 ko
 
Infocongo Sage Gayala Gorbatchev Mogrosso est un dealer de chanvre et de la cocaïne au stade de Kinshasa. « On m'a surnommé Gorbatchev parce que je suis le président de tous les Moscovites et, Mogrosso, puisque je suis le plus grand grossiste. Je fournis de la came aux petits vendeurs, certains travaillent chez moi ».Gorbatchev se présente au stade 5 heures avant les matches. Une portion de 5 grammes, appelée « Waro », est vendue 30 FC. Lors des grands derbys, et que le stade est plein avec ses 80.000 places, Gorbatchev vend plus de 1.000 doses.colis « Il lui arrive de rentrer chercher un autre stock après rupture du précédant, avant même le match.  « Avant, nous recevions des colis en provenance des provinces de Bandundu, Equateur et Province Orientale. Mais, depuis que le fleuve n'est plus régulièrement balisé, nous nous sommes tous rabattus sur les plantations du Plateau de Bateke, bien que les produits de là ne soient pas de très bonne qualité », commente Gorbatchev. Des nuages de fumée survolent les gradins. Tous les inhalent, certains le cœur joyeux, d'autres avec amertume. Mais tous sont envahis par le démon de la drogue: des chants interminables, une légèreté langagière chronique, une nervosité répugnante, une brutalité sauvage,… Bref, des comportements qui font que les matches au stade des Martyrs sont toujours et constamment au bord de l'émeute.
 
Les coupes chinoises sont plus sombres que les libanaises
LAC TUMBA, Congo-Kinshasa (AP) -   Pauvres et peu instruits, les pygmées sont bien mal préparés à défendre leurs intérêts face aux exploitants forestiers, à qui ils sont prêts à céder leur forêt pour une bouchée de pain. "Les pygmées souffrent, nous acceptons ce qu'on nous donne. Nos enfants vivent dans la saleté, ils souffrent de maladie. Le savon et le sel signifient beaucoup pour nous." Des membres de l'ethnie bantoue, plus instruite et occidentalisée, ont obtenu la construction d'hôpitaux en échange de l'exploitation de leurs arbres. Mais les pygmées ne seraient pas "suffisamment éduqués pour demander des hôpitaux et des écoles". En vertu de la législation actuelle, applicable jusqu'à l'entrée en vigueur du nouveau code forestier, les compagnies, pour l'instant essentiellement congolaises, achètent des permis d'exploitation à Kinshasa sans que les populations locales soient consultées. Par le passé, les revenus de ces permis ont peu bénéficié aux habitants des forêts. Mais le nouveau code stipule que 15% de ces revenus doivent être versés aux communautés locales affectées par l'exploitation forestière. Les exploitants forestiers sont opposés au nouveau code, estimant qu'il leur impose un fardeau que devrait incomber aux autorités. "On ne peut attendre des compagnies qu'elles fassent des écoles et des routes pour les gens.C'est la responsabilité de l'Etat."
 
Liberation par Blandine FLIPO    Le Chef voutumier est en colère; il vit, comme ses administrés, des richesses de la forêt équatoriale, y recueille fruits, feuilles... et chenilles, principal apport protéique de la communauté. Mais l'accès à ces ressources est, depuis quelques mois, devenu difficile : une entreprise forestière libanaise a débarqué et détruit son environnement à une vitesse phénoménale. « Ils ne respectent rien. Ils nous interdisent même de traverser les chantiers.» La coupe du fameux bois rouge Afromosia qu'exporte l'entreprise est certes autorisée, sauf les troncs en dessous d'un certain diamètre pour permettre le renouvellement de la forêt. Mais ici, tout est coupé et les jeunes arbres abandonnés sur place. Arbres et arbrisseaux sont abattus, ou pliés en deux par les bulldozers. Des grumes par centaines pourrissent sur le bas-côté. Par ailleurs, le code forestier stipule que l'entreprise doit contribuer au développement socio-économique de la communauté locale. Notamment en employant et en payant correctement les habitants, et en construisant écoles et dispensaires. Mais les rares jeunes recrutés disent être payés un dollar par jour. Quant à l'école et au dispensaire, les villageois attendent toujours. L'entreprise Congo Futur se résume à des centaines de grumes entreposées et trois préfabriqués. Son responsable n'a aucun scrupule. Devant le chef du village, il assure n'avoir rien à se reprocher et bénéficier de l'appui des autorités. Il sous-entend même qu'il suffit de payer pour ça. «Ici, c'est difficile de gagner sa vie, soupire-t-il, avant de s'inquiéter de l'arrivée d'exploitants chinois dans la région : ce sont vraiment des barbares !» Devant tant d'aplomb, l'Organisation concertée des écologistes et amis de la nature (Ocean), une ONG congolaise fondée en 1994, a décidé d'aller taper au niveau international, avec un raisonnement simple : «Si on n'a pas d'influence sur l'Etat, on peut influencer le consommateur.»  de bois précieux. Avec Greenpeace, les Amis de la Terre et le WWF, ils ont lancé une vaste campagne demandant la certification des bois venus d'Afrique, sorte de label garantissant la provenance et les conditions de coupe du bois. Bien sûr, cette certification ne s'applique pas aux bois vendus en Chine où la demande se fait de plus en plus forte. Et face aux clients chinois, l'exploitant doit casser les prix. Le bois sort aussi en toute illégalité du côté de la frontière ougandaise, bénéficiant de la corruption des autorités. 
 
RadioOkapi    La population d’Aru accuse les ougandais d’exploiter frauduleusement le bois congolais, avec la complicité de certains soldats.Des camions ougandais venus déposer des marchandises retournent souvent la nuit remplis du bois congolais. Ces camions passent par Ariwara et Ahuwa, deux localités congolaises proches de l’Ouganda. Ces camions sont escortés par des militaires jusqu’à la frontière, donc  sans payer des taxes, en complicité avec des soldats congolais. Mais ces accusations sont réfutées par les FARDC. Leur porte-parole dit ne pas comprendre qu’une telle activité se fasse à l’insu des services des douanes. Le responsable de l’Ofida à Aru parle de rumeurs non encore vérifiées.