Regards croisés sur les enfants

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

La Belgique était 80 fois plus petite que le Congo.
Mais il y a 3000 Belges-étrangers au Congo pour 13.000 congolais-étrangers en Belgique.
Il y a "X" Belges naturalisés Congolais pour plus de 13.000 Congolais devenus Belges.
 
AngolaPres Bruxelles    Un rapport sur la situation migratoire en Belgique indique que 13.000 congolais sont régulièrement installés en Belgique. Il s`agit de Congolais ayant gardé leur nationalité d`origine, sachant qu`un grand nombre de Congolais vivant en Belgique, se sont naturalisés suite à l`assouplissement de la loi pour l`accession à la nationalité belge. "Les naturalisations sont désormais supérieures au solde migratoire. Ainsi, il y a plus de Congolais naturalisés belges que de Congolais nouvellement arrivés en Belgique", indique le rapport. Cependant, en comptant les Congolais ayant gardé leur nationalité, ceux naturalisés belges et les Congolais en situation irrégulière, ou en attente d`une décision sur l`asile politique, on estime la communauté congolaise en Belgique à 30.000 personnes. Comme depuis la signature de l`Accord global et inclusif, la Belgique n`accorde plus le statut de réfugiés politiques aux Congolais ayant fui leur pays, beaucoup optent pour la nationalité belge afin de pouvoir travailler légalement dans ce pays sans avoir besoin, en tant que citoyen belge, de se procurer un permis de travail.

CongoForum LePotentiel Cheik Fita     Des Congolais ont planté à la Porte de Namur à Bruxelles une cinquante de croix blanches, représentant chacune cent mille des 5.000.000 de Congolais morts dans le conflit de 1998 à 2002, et dont les effets pervers en termes de vies humaines perdues, continuent jusqu’aujourd’hui. Deux banderoles lisibles portaient les inscriptions suivantes : « Elections oui. Pas pour légitimer les criminels». « Louis Michel: le Congo n’est pas à vendre. Non à l’esclavage ». Dans les différents messages adressés au public, on peut noter, entre autres ceci : - Charles Taylor a été responsable de la mort de 300.000 personnes. Il est écroué. Pourquoi ceux qui se sont fait la guerre au Congo sont-ils encore en liberté ? Ne sont-ils pas responsables de la mort de 5.000.000 congolais ? - Comment de telles personnes peuvent-elles ensuite se présenter comme candidats à l’élection présidentielle, et la communauté internationale reste silencieuse ? - Ces gens, ne devraient-ils pas être poursuivis et déférés au Tribunal pénal international ? - ( Cp)
Regards croisés sur les enfants
 
AngolaPress Kinshasa    Plus de 2,5 millions de cas de décès d`enfants sont enregistrés chaque année en RD Congo, dont 80% surviennent à domicile. Les infections néonatales et respiratoires aiguës, la diarrhée, le paludisme, la rougeole, le VIH/sida et la malnutrition sont les principales causes de ce taux de mortalité infantile. La pauvreté, l`insuffisance d`équipements modernes et de médicaments pour le diagnostic et le traitement correct, l`inadéquation entre la formation initiale des professionnels de santé et les réalités du terrain ainsi que la non-implication de la communauté favorisent  cette situation. S' il fallait aider à réduire de plus de 50% le taux de mortalité infantile, i faudrait préconiser l`allaitement maternel exclusif, l`utilisation de la moustiquaire imprégnée ainsi que celle des antipaludiques, l`alimentation complémentaire, l`antibiothérapie, la vaccination, la thérapie orale, l`eau, l`hygiène et l`assainissement.


 
KINSHASA,  (AFP) - "Les mines tuent chaque mois en RDC et leur présence a un impact psychologique désastreux sur les populations, qui vivent dans la peur, parce que les mines ne se taisent pas après la guerre, elles ne reconnaissent aucun accord de paix". Près de 1.800 personnes ont été tuées ou blessées par des mines anti-personnel. Il y a 1.249 "zones dangereuses" et  seulement 30.000 engins non-explosés détruits, 300 km de route "dépollués" et 2,6 km2 de territoire déminés. "C'est peu et ce problème n'a pas reçu l'attention nécessaire des bailleurs internationaux".

RadioOkapi    287 surfaces avec des engins non explosés, 131 zones avec mines et 193 victimes enregistrées sont des chiffres que publie l’ONG danoise Dan Church Aid chargée du déminage au Nord-Katanga. 30% des victimes sont des femmes et 19% des enfants. Les territoires minés de Kabalo et de Nyunzu ont été les plus souillés. Les terrains les plus minés sont des surfaces à intérêt vital comme des champs et des quartiers populaires. Ce qui constitue un danger pour les populations paysannes. Nyunzu a été nettoyée, après Kalemie, mais le travail reste entier pour le territoire de Kabalo.

KINSHASA, -  "Les conflits armés, le sida (taux de prévalence moyen de 5% en RDC), l'existence de frais de scolarité et les accusations de sorcellerie ont fait doubler le nombre d'enfants des rues ces dix dernières années". Ces enfants des rues - baptisés "shégués", une abréviation de Che Guevara en référence à leur combat quotidien pour survivre et à leur jeunesse - sont estimés à plus de 20.000 à Kinshasa et plus de 5.000 à Mbuji-Mayi.

Ces enfants sont régulièrement menacés ou frappés par les forces policières et militaires, et nombre d'entre eux, garçons comme filles, sont victimes de violences sexuelles, parfois exercées au sein même de leurs groupes par les plus âgés comme un moyen d'imposer leur autorité. Human Rights Watch (HRW) met en garde contre le risque de "manipulations politiques" et de "maltraitances" supplémentaires des enfants de la rue, à l'approche des élections.

Au cours des dernières années, "les dirigeants des partis politiques ont recruté des enfants des rues pour semer l'agitation lors de manifestations de masse", notamment le PPRD et l' UDPS. "Dans la plupart des cas, les forces de l'ordre ont réagi à ces manifestations par un usage excessif de la force, tuant ou blessant ainsi des dizaines d'enfants". Ces risques de manipulation s'ajoutent à des violences quotidiennes subies par ces enfants.

En outre, un nombre croissant d'enfants est accusé de "sorcellerie".  70% des enfants des rues ont été accusés de sorcellerie avant d'y échouer. C' est un moyen courant de chasser un enfant en cas de conflit familial ou pour conjurer un malheur (deuil, maladie). Livrés à eux-mêmes, sans abri et sans nourriture, ces enfants sont souvent la proie idéale pour les pasteurs de sectes protestantes, les "églises de réveil" qui foisonnent à travers le pays. A Kinshasa, quelque 2.000 églises de réveil pratiqueraient la "délivrance" d'enfants dits sorciers, qui sont contraint d'"avouer" leur magie sous peine de privations, séquestration et souvent de coups de fouet. (Photo BBCnews)

 
 
 
« Ce qui nous inquiète, c'est ce qu'il adviendra de ces enfants demain. Des milliers d'enfants vivant dans la rue sans surveillance, sans éducation, sans amour ni attention, habitués à la violence et aux brutalités quotidiennes. Quel avenir y a-t-il pour ces enfants et pour notre pays? » ––Educateur d'enfants de la rue à Lubumbashi 
 
« La vie est dure ici dans la rue, nous sommes tout le temps harcelés par les militaires. Ils viennent la nuit, n'importe quand après 22 heures. Ils nous frappent ou nous donnent des coups de pied. Ils réclament régulièrement de l'argent ou des objets qu'ils peuvent vendre, comme des téléphones portables. Seuls ceux qui s'enfuient et ne sont pas rattrapés sont hors de danger. Si nous avons travaillé toute la journée pour 100 francs (0,20 $US), ils peuvent même nous prendre ça. »––Emmanuel, enfant de la rue âgé de 14 ans 
 
« J'ai commencé à passer de plus en plus de temps hors de la maison dans l'enceinte d'une église voisine. Mon frère m'y a trouvé un jour et m'a donné de violents coups de poing, me disant de quitter le quartier. Le pasteur a dit à mon frère de cesser de me battre mais il a semblé le croire quand il lui a dit que j'étais un sorcier et il m'a obligé à quitter l'église. Je n'avais pas d'autre choix que celui d'aller dans la rue. »––Albert, 10 ans, anciennement enfant de la rue à Mbuji-Mayi 
 
« Nous n'avons pas eu le droit de manger ni de boire pendant trois jours [que ce soit à l'église ou à la maison]. Le quatrième jour, le prophète a placé nos mains au-dessus d'un cierge pour nous forcer à avouer. »––Bruno, 12, enfant des rues accusé de sorcellerie à Kinshasa 
 
« Les enfants sorciers ont le pouvoir de transmettre n'importe quelle maladie, dont le SIDA, à leurs proches. Le SIDA est une maladie mystérieuse utilisée comme arme par ceux qui pratiquent la sorcellerie. »––Un prophète spécialisé dans les enfants sorciers pour une des églises de réveil de Mbuji-Mayi ( Photo BBCnews)
« Ce qui nous inquiète, c'est ce qu'il adviendra de ces enfants demain. Des milliers d'enfants vivant dans la rue sans surveillance, sans éducation, sans amour ni attention, habitués à la violence et aux brutalités quotidiennes. Quel avenir y a-t-il pour ces enfants et pour notre pays? » ––Educateur d'enfants de la rue à Lubumbashi   « La vie est dure ici dans la rue, nous sommes tout le temps harcelés par les militaires. Ils viennent la nuit, n'importe quand après 22 heures. Ils nous frappent ou nous donnent des coups de pied. Ils réclament régulièrement de l'argent ou des objets qu'ils peuvent vendre, comme des téléphones portables. Seuls ceux qui s'enfuient et ne sont pas rattrapés sont hors de danger. Si nous avons travaillé toute la journée pour 100 francs (0,20 $US), ils peuvent même nous prendre ça. »––Emmanuel, enfant de la rue âgé de 14 ans   « J'ai commencé à passer de plus en plus de temps hors de la maison dans l'enceinte d'une église voisine. Mon frère m'y a trouvé un jour et m'a donné de violents coups de poing, me disant de quitter le quartier. Le pasteur a dit à mon frère de cesser de me battre mais il a semblé le croire quand il lui a dit que j'étais un sorcier et il m'a obligé à quitter l'église. Je n'avais pas d'autre choix que celui d'aller dans la rue. »––Albert, 10 ans, anciennement enfant de la rue à Mbuji-Mayi   « Nous n'avons pas eu le droit de manger ni de boire pendant trois jours [que ce soit à l'église ou à la maison]. Le quatrième jour, le prophète a placé nos mains au-dessus d'un cierge pour nous forcer à avouer. »––Bruno, 12, enfant des rues accusé de sorcellerie à Kinshasa   « Les enfants sorciers ont le pouvoir de transmettre n'importe quelle maladie, dont le SIDA, à leurs proches. Le SIDA est une maladie mystérieuse utilisée comme arme par ceux qui pratiquent la sorcellerie. »––Un prophète spécialisé dans les enfants sorciers pour une des églises de réveil de Mbuji-Mayi ( Photo BBCnews)