De l' uranium sur 300 km...

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

On pouvait également apprendre en 2007 l' existence de gisements d' uranium à Kolwezi.
Ce métal se retrouve à Luiswishi, Shinkolobwe, Kambove, Menda, Tatara, Swambo, Kamoto, Lakongwe, Mashamba-Ouest et Musonoi
 
 
La RDC,  " Terra ignota"

 
http://travail-chomage.site.voila.fr/energie/fin_uranium.htm      
Le prix de l'uranium avait été multiplié par dix en quatre ans. Entre janvier 2003 et avril 2007, le prix du kilogramme d'oxyde d'uranium (U3O8 yellow cake) est passé de 22 dollars à 249 dollars.  La consommation mondiale d'uranium était de 67.000 tonnes par an, avec une production de seulement 42.000 tonnes. La différence de 25.000 tonnes provenait des stocks civils et militaires, mais ceux-ci seront épuisés en 2015. Ce déficit à venir pose un sérieux problème d' adaptation des ressources minières aux besoins des centrales électriques nucléaires. D' où la cource aux gisements uranifères. Les ressources congolaises n' ont jamaiss été évaluées; elles sont inconnues. Et sur la carte mondiale de l' uranium, la RDC est redevenue une " terra ignota".  
 
Néanmoins, le Katanga est réputé pour sa zone minière longue d' environ 300 kilomètres sur 50 Km de largeur, et qui s' étend de Lubumbashi à Kolwezi.  Cette zone comporte des gisements importants d' uranium à  Luiswishi, Shinkolobwe, Kambove, Menda, Tatara, Swambo, Kamoto, Lakongwe, Mashamba-West et Musonoi.  C' est ce qu' ont décrit G. Gautier, A. Francois, M. Deliens, et  P. Piet, 11 en 1987 dans le numéro spécial du magazaine “Mineralogical Record” un texte intitulé “Famous Mineral Localities: the Uranium Deposits of the Shaba (Katanga) Region, Zaire”.  http://209.85.129.132/search?q=cache:gc_lZBW45_IJ:www.minresco.com/radioactive/radioactive02.htm+radioactivity+musonoi&cd=8&hl=fr&ct=clnk&gl=fr


L' uranium de Kolwezi s' est révélé dans la ville des Chinois

Fin 2007    Pusieurs camions, en provenance de Kolwezi  ont été interceptés près de Likasi avec des matières dégageant un taux de radioactivité qui depassait 50 fois la norme. Un camion chargé de plus de 18 tonnes de minerais radioactifs a pris la direction de Shinkolobwe. Le chargement radioactif a été déversé dans la rivière Mura au motif que la route et les ponts qui mènent à Tshinkolobwe sont impraticables.

LaLibre Making of de Katanga Business   En 2009, Thierry Michel rapporte cet incident dans son film Katanga Business:  " La visite de Shinkolobwe avec le ministre des Mines était surréaliste; il voulait me prouver que tout allait bien. C’était hallucinant, un véritable jeu de simulacre. Qu’on puisse aller jusqu’à ce point, je n’en revenais pas ! Il y a donc eu une saisie de matière uranifère à Tshikolobwe, et de camions. Et comme nous l’avons filmé, il y a eu rejet de matière dans une carrière et dans la rivière qui alimente Likasi... De toute façon, on n’a retrouvé que 3 ou 4 tonnes sur les centaines disparues. Où est passé le reste ? Une société indienne et une société canadienne au moins étaient concernées. J’ai envoyé les photos faites sur le site à l’AFP, à la Voix de l’Amérique et à la BBC pour avertir le monde. Ce qui m’a valu de sérieuses remontrances de certains officiels congolais, mais j’avais prévenu l’ambassadeur. J’ai cependant dû quitter le pays mais, depuis, le ministre de l’Environnement et le maire de Likasi (dite "la ville des Chinois") ont tous les deux sauté ..."

Les creuseurs de Musonoi
 
(Syfia Grands Lacs/RD Congo)    
A Kolwezi, des "nkwanda", "chameaux" ou portefaix s’agglutinent devant la cinquantaine de dépôts de minerais pour charger et décharger les véhicules, soulever à longueur de journée des tonnes de minerai sur leurs épaules et pour "pas grand chose". Dans leur sillage, des femmes tamisent les minerais bruts et les lavent dans la Dilala, un ruisselet situé juste derrière les habitations dont certaines ont été converties en exploitations minières. Puis elles les stockent dans des sacs. Les femmes et les chargeurs manipulent sans gants ni casques de protection, cobalt, cuivre et autre hétérogéniste (mélange de deux minerais). Les opérations de tri des minerais dégagent des nuées de poussière qui exposent à des risques d’ irradiation et qui polluent la Dilala. " Les ions de l'uranium bombardent l'organisme des gens qui travaillent dans les entrepots. Les mamans qui lavent les produits ne tiennent pas compte des infections ni de la contamination de l'eau. Déjà, les petits poissons ont tous disparu. Mêmes les arbrisseaux de part en part de la rivière sont devenus calcinés sous les effets des ions d'uranium. On redoute entre aures conséquences humaines des lésions au niveau de la colonne vertébrale ; la silicose, la tuberculose qui peut conduire à la stérilité, surtout pour les êtres faibles, les femmes et les enfants…"

A Musonoi on trouve de la kasolite (Pb(UO2)SiO4·. (H2O))   Le minérai avait été trouvé pour la première fois à Kasolo, dans la pechblende de la Shinkolobwe voisine.

Il y a trois gisements contigus : site de Kasolo (non exploité), mine (exploitation à ciel ouvert) et puits de Shinkolobwe ( dont toutes les exploitations sont abandonnées).

La kasolite se retrouve dans de nombreux
sites mondiaux de minerais uranifères, mais c’est au Katanga que les cristallisations sont les plus belles. http://www.agab.be/mineralogie/Katanga/kasolite.html



Pas de véritable trafic d' uranium sans «  yellowcake »

 

Wikipedia    L' uranium est un métal assez répandu dans le sous-sol de la Terre.  Il est extrait seul ou en tant que co- ou sous-produit de l'extraction d'or, de cuivre ou de phosphate. Cependant, les faibles concentration en uranium des minerais extraits rendent son transport économiquement non rentable. D' où la nécessité d' un traitement de concentration aux abords de la mine elle-même. Le minerai est tout d'abord réduit mécaniquement en une poudre fine, en le faisant passer à travers une série de concasseurs et de tamis.Il est ensuite traité par diverses opérations chimiques dans des bains concentrés d'acide, de base, ou de peroxide, afin de dégager l'uranium par dissolution. On procède soit à une attaque chimique (oxydation, lixiviation) soit à l' extraction du métal (échange d'ions, extraction par solvant). Ensuite on procède à une précipitation de la solution, une filtration puis au lavage, au séchage et à l' emballage. Le résultat est une pâte appelée "yellowcake" (de l'anglais "gâteau jaune"), un concentré d' uranium sous la forme U3O8. En effet, le jaune était la couleur des concentrés qui étaient produits par les méthodes d' extraction primitives, mais la plupart des usines modernes font un yellowcake brun ou noir, et non plus jaune. Le yellowcake est une poudre grossière qui n'est pas soluble dans l'eau et qui contient environ 80% d' uraninite, fondant à environ 2878°C. Habituellement, 1 000 t de minerai donnent de 1,5 à 10 t de yellow cake, contenant 75 % d'uranium.

...mais des risques de bombes sales!


Mars 2004    Reuters By Dino Mahtani  SHINKOLOBWE   Iafrica AFP     Francois-Xavier Harispe     In 2004, the International Atomic Energy Agency (IAEA) said that the miners in Shinkolobwe were " digging up cobalt and copper compounds, in high demand on the world market, and the amalgamates contained significant traces of uranium, which could be processed into nuclear material in the hands of expert scientists. "If there is the possibility that large quantities of uranium are being mined and exported, it is disturbing". There were Indian, Pakistani, Chinese and South Korean smelter operators who were buying up the amalgamate compounds for smelting in Likasi or for direct export.

 

But scientists said that the threat of it ending up in a nuclear bomb was minimal. Only uranium which has been through several stages of refining and enrichment is usable in the core of an atomic bomb, and "obtaining highly-enriched uranium is the biggest obstacle to developing nuclear weapons. " The uranium from Shinkolobwe is mostly uranium-238, and therefore not immediately fissionable.  It could only be dangerous in the hands of those countries that have, or are trying to develop, expensive nuclear reactors and laser technologies that can process uranium-238 into highly radioactive materials".

 

But others experts said that, anyway, there is a " risk of dirty bombs being used in terrorist attacks". Dirty bombs are made by mixing radioactive material with conventional bombs and are capable of irradiating a vast area for several decades.