Parler sans flegme

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Les anglophones ne mettent pas de gants

The Monitor (Kampala)G. Pascal Zachary
    In what country on Earth can your father seize power through an armed rebellion, then get assassinated by his own bodyguards, leaving you-only 29 years old, with no experience in government-in charge. Then, just when you appear ready to be tossed into the dustbin of history, the United Nations organises an election, allows you to stand for the presidency and gives you control of the media, the military and the election apparatus, essentially guaranteeing your victory. Your luck grows when, incredibly, an alliance of foreign countries and the United Nations ponies up $500 million to underwrite your election, so that the elaborate validation of your extended reign doesn't even cost you a dime.The country, of course, is the Congo and you are Joseph Kabila.  In a saner world, the price of international assistance for the country's election should have been the banning of Joseph Kabila from contesting any future elections. The United Nations and its international sponsors also should have banned the unsavoury Jean-Pierre Bemba. The only difference between the two men is that Bemba is a self-made gangster, whereas Kabila inherited his role atop an African criminal syndicate. While surely the Congo needs democracy and end to civil war, the country does not need a sham election and a sham peace. It is time to press the reboot button, no matter how embarrassing it is for high officials to accept that vast sums and precious time have been wasted in the Congolese misadventure.
 
TheFinancialGazette.zw    Mavis Makuni Own Correspondent During his time, Mobutu ran a fraudulent one-party ‘democracy’ during which the people were legally bound to vote only for the president’s party during ‘elections’. When the strongman was toppled by rebels led by Laurent Kabila in 1997, there were high hopes that at last sanity would return to the devastated country, which attained independence from Belgium in 1960 and has had a tumultuous and bloody history since then. It soon became clear however, that Kabila had only supplanted Mobutu’s visage but had inherited his dictatorial tendencies. Kabila was assassinated by a personal guard in 2001 and was succeeded by his inexperienced and untested son. In a fairer world, common sense should have dictated that after five years of Laurent Kabila’s rule and another five under his son’s uncertain direction, the DRC needed to make a clean break with the past. The Kabila clan has had its chance and has nothing more to offer. The election of a president should have been open to new blood both metaphorically and literally. Why? Genetic traits may skip a generation but it has not been proved, in Africa at least, that dictatorial tendencies do the same. The replacement of a corrupt and authoritarian strongman by his son does not necessarily represent more progressive and enlightened leadership. It is a tall order therefore, for Joseph Kabila and that other scion of a long-ruling dynasty, Faure Gnassingbe of Togo, whose father’s 40-year stranglehold on power was only ended by death, to disprove this cynical view.
 

Julie jolie pour à la CPI
 

Le Soleil Québec   Élisabeth Fleury  La sergente-détective québecoise de 33 ans, Julie Plante, enquêtera un an sur les crimes de guerre commis en RDC pour la Cour pénale internationale (CPI). « J’ai vraiment été surprise d’apprendre que j’avais le poste. Je me disais qu’il devait certainement y avoir des candidatures plus intéressantes que la mienne ! ». La sergente cumule 12 ans d’expérience au sein du Service de police de la Ville de Lévis, dont seulement quatre à la division des enquêtes. Ce qui en a fait une candidate de choix pour le poste au Congo-Kinshasa, c’est sa participation l’an dernier à une mission de la MONUC. « Pendant huit mois, j’ai fait des enquêtes internes sur les bévues et abus commis par des employés et des militaires de l’ONU ». La policière raconte avoir eu la piqûre des missions à l’étranger lors de ce premier séjour au Congo. « Quand j’ai pris mon vol vers Paris l’an dernier, je m’étais demandé ce que j’étais en train de faire là. Mais une fois revenue, j’ai eu envie de repartir... »  Journal de Québec Sylvain Trépanier    Exactions, pillages, tortures, agressions sexuelles et autres ignominies du genre commises pendant l'effroyable guerre civile seront le lot de Julie Plante, au cours des prochains mois.  «Officiellement, je serai basée à La Haye. Mais je crois que la moitié de mon travail se fera à Kinshasa. Je serai intégrée à une équipe d'une dizaine d'enquêteurs incluant deux chefs d'équipe. C'est extrêmement stimulant d'avoir à travailler avec des gens qui ont un back ground international varié», estime-t-elle.

Le dollar - roi, richesse et pauvreté

L'Expansion Fanny Pigeaud, à Kinshasa
    Depuis quelques années, l'économie congolaise carbure au dollar. Dans les hypermarchés modernes comme dans les petites boutiques des quartiers périphériques de la ville, on peut tout payer en billets verts. Apparu à la fin du régime du président Mobutu, dans les années 90, le dollar aurait dû disparaître lors de l'instauration du franc congolais, en juin 1998. Mais la guerre qui a embrasé le pays entre 1998 et 2001 lui a donné droit de cité. L'adoption d'un taux de change flottant, en 2001, a aggravé la situation. Depuis, le franc congolais est en baisse constante par rapport au dollar. Ainsi, en 1998, le dollar valait 1,20 franc congolais. Aujourd'hui, il en vaut 474 ! « La coupure la plus élevée étant de 500 francs congolais, il vaut mieux, à partir d'un certain montant, régler ses achats en dollars, à moins de se déplacer avec une valise de billets ». Autre élément qui handicape le franc congolais : plus de la moitié du budget du pays est financée via des prêts en dollars. Dans ces conditions, même si leurs salaires sont toujours versés dans la monnaie nationale, impossible pour les Congolais de ne pas préférer le dollar, sachant que l'inflation a atteint 21,3 % en 2005. Résultat : dollarisée à 68 % en 2002, l'économie du pays l'était à 85 % en 2004. « Les gens ne s'en plaignent pas. Sauf, évidemment, quand le dollar prend l'ascenseur et que les prix augmentent, et qu'ensuite il baisse sans que les prix ne changent. »
 
LeCouac     Riche à craquer Son sous-sol est une mine d’or. Le pays possède 30 % de la production mondiale de diamants, 50 % du cobalt et 10 % du cuivre, on y trouve aussi de l’or, de l’étain, du coltan (utilisé en téléphonie), etc. La RDC est potentiellement le pays le plus riche au monde pour la production hydroélectrique évaluée à une capacité de 600 milliards de kWh et pourtant l’ensemble du pays souffre d’un manque chronique d’électricité. Le pays pourrait être autosuffisant pour sa production alimentaire. Son potentiel agricole est l’un des plus élevés sur la planète. Enfin, Le Cœur Vert de l’Afrique désigne cette magnifique et dernière grande forêt tropicale de la plaine située en Afrique centrale. Elle s’étend du Cameroun en passant par la République Centrafricaine (RC), le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo (RDC), la Guinée Equatoriale et le Gabon. C’est la deuxième plus vaste forêt tropicale au monde après celle de l’Amazonie. La RDC possède davantage de forêts tropicales intactes que l’ensemble des pays qui l’entourent. La forêt dense couvre près de 70 % du pays. Elle totalise plus de 100 millions d’hectares, dont 60 sont potentiellement exploitables. Déjà, 20 millions d’hectares ont été attribués, souvent de manière douteuse, pour la coupe. L’exploitation forestière est actuellement limitée à cause du manque d’infrastructures routières et de l’insécurité qui règne dans le pays. Mais, le pillage est bien amorcé, il est impossible de déterminer les quantités de bois exportées. Dans un avenir rapproché, la RDC aspire à être le plus gros producteur de bois de l’Afrique centrale. Une catastrophe écologique Des dizaines de millions de personnes dépendent de ces forêts pour leur survie - s’abriter, se nourrir et se soigner : les paysans Bantou, des communautés de pêcheurs et des Pygmées semi-nomades. Ces populations ne bénéficient pas des retombées de l’exploitation forestière. La forêt tropicale de la RDC abrite plus de 1 000 espèces d’oiseaux et plus de 400 espèces de mammifères. Plusieurs de ces espèces n’existent nulle part ailleurs sur la planète comme l’Okapi (cousin de la girafe) et le paon du Congo qui sont mal connus des scientifiques. La RDC possède la plus forte densité d’antilopes avec 30 espèces, dont le bongo. Cette forêt est cruciale à la survie de trois des quatre grands singes qui sont nos plus proches cousins génétiques : le bonobo (chimpanzé nain, identifié en 1928), le chimpanzé et le gorille des plaines. Les écolos sont inquiets...
 
La malédiction des ressources naturelles
 
Significant worldwide deposits of natural resources
 
Spiegel on Line By Jens Glüsing, Alexander Jung, Uwe Klussmann and Thilo Thielke     Years ago, American economists Jeffrey Sachs and Andrew Warner discovered a significant fact: States rich in resources usually have considerably lower economic growth than states where natural resources play a less important role. Rich lands with poor people -- this phenomenon is not limited to those countries where fossil fuels are extracted; it can also be observed where metals or minerals are mined. In nations like the Congo, which are dependent on the mining industry, per capita income declined by almost 11 percent in the 1990s. Globally, per capita income increased by 17 percent during the same period. Economists speak about the "paradox of abundance" when they describe such contradictions. Or they speak somewhat more mysteriously about the "resource curse." It's not just the economy that's cursed, but the entire state -- and the general population suffers most. Oxford professor and World Bank economist Paul Collier has calculated the probability of civil war in such countries. His conclusion is that in a country that doesn't dispose of substantial natural resources, the risk is only as high as a half-percent. In countries that depend mainly on natural resources, on the other hand, the probability rises to 23 percent. Raw materials are "the most significant risk factor" for a community, according to Collier -- more important than historical, geographic or ethnic factors. It's a fatal mechanism: Raw materials are precious; therefore they're fought over. But the struggle for them can only continue because it is financed from the revenue the raw materials yield. And since this source of cash is virtually limitless, the conflict continues for years and even decades. It's "no natural law" that countries rich in natural resources profit from the wealth nature has provided them with so seldom, says Cobus de Swardt of Transparency International. "The problem can be solved," he adds. "What we need is the political will."

Les "frères de race" de Lumumba
 
Orgueilleux ? Arriviste ? «Le Noir est un homme qui prend en grande estime le maître qui l’apprécie, il reste attaché au chef qui le considère et le traite en homme», avait écrit Lumumba en 1956 dans la Croix du Congo. Mais dans les nombreuses lettres qu’il adresse aux autorités politiques et judiciaires belges, comme dans son livre le Congo terre d’avenir est-il menacé ? (écrit en prison), Lumumba exprime toujours sa confiance dans les bienfaits de la civilisation occidentale, fait l’éloge des réalisations de la colonisation belge et se targue d’appartenir à l’élite «civilisée» dont la mission est de relever la masse inculte de ses «frères de race». Au point que l’historien Jean-Marie Mutamba Makombo Kitatshima, conservateur en chef adjoint des Archives nationales de la RDC, qui publie patrice lumumba, correspandant de presse (1948-1956), conclut que Lumumba donne l’image «d’un collaborateur et d’un allié de l’Ordre colonial […] continuellement habité par le souci de plaire au colonisateur blanc et de mériter sa considération […], écartelé entre son désir d’accéder à la plénitude de la civilisation européenne et celui de rester africain». L’analyse d’Omasombo et de Verhaegen est plus subtile. En arrêtant Patrice Lumumba en juillet 1956, l’autorité coloniale «ne s’attendait pas à rencontrer un tel personnage parmi les colonisés». Au sommet de son ascension sociale, il préside l’Association des Evolués de Stanleyville, il a parlé au roi et entretient des relations directes avec le ministre (libéral) des Colonies, Buisseret, qu’il soutient dans sa « guerre scolaire « en faveur de l’enseignement laïc. C’est, d’ailleurs, la raison pour laquelle les milieux catholiques et missionnaires le traitent «d’orgueilleux» et «d’arriviste». L’acharnement judiciaire dont il est victime intervient au moment où il esquisse ses choix politiques, preuve s’il en est que Lumumba irrite l’autorité coloniale qu’il affronte en contestant sa gestion du Congo. L’hostilité des colons est explicite dans le rapport de l’Office de publicité motivant son refus de publier son livre : «En fait de revendications, l’auteur ne souhaite rien moins que l’égalité des Blancs et des Noirs sur tous les plans et dans tous les cadres». Lumumba prend conscience peu à peu «de l’impasse dans laquelle le Congo est engagé». Le système colonial n’a ni la volonté ni la capacité de se réformer. Face au refus d’accorder le Statut unique, l’issue pour Lumumba sera la confrontation pour libérer son pays et ses «frères de race».

BostonHerald    By Associated Press BRUSSELS    Experts agree that Belgium, which ended a century of colonial rule in Congo on June 30, 1960, conspired to overthrow Patrice Lumumba. Some maintain the Belgian political elite, including then King Baudouin, were directly to blame for his execution.There has also been speculation that the United States and Britain might have been involved. It was the height of the Cold War, and the charismatic leftist leader was seen as a potential threat because he made overtures to the Soviet Union. Katanga’s production of weapons-grade uranium vastly raised the stakes for global players. A U.S. congressional committee said in the mid-1970s that American operatives engaged in plots to kill Lumumba but that it found no evidence of involvement in the actual killing. Now Jacques Brassinne, a leading Belgian expert on events leading up to the murder, argues that while Belgian officers had an active role, the man who directly ordered the killing was Godefroid Munongo, interior minister of Katanga. He said he based his conclusions on extensive interviews with all surviving witnesses, including officers, politicians and even the pilots of the Sabena airlines DC-4 airliner that took the prisoners to Katanga. Brassinne said Katanga’s leaders, headed by Moise Tchombe, didn’t know Lumumba was coming until the plane touched down in the province’s capital, now called Lubumbashi. Tchombe and his government ministers hurriedly met near the airport to decide what to do with the three men. “The decision to kill them was made by Munongo, who insisted they should be put to death. Tchombe and others wanted to keep him in jail, but eventually acquiesced to Munongo’s insistence that he be eliminated. “When Tchombe expressed concern about the international repercussions such a move would produce, Munongo answered ’Why should we care?”.  Belgian officers assigned to the Katanga police were ordered by Munongo to assemble a firing squad and, less than five hours after landing in Katanga, the prisoners were machine-gunned to death, he said. The corpses were chopped up, dissolved in acid and the remaining bones crushed. Joseph Mbungu, a top official in Lumumba’s ousted government, recently called Munongo the real power in Katanga’s government and described him as “a stooge of the Belgians and of Union Miniere.”  Erik Kennes, an historian a at the Museum of Central African History describes Brassinne’s conclusions as a plausible account, but said they fail to address the extent of Belgian complicity.  “The question remains whether the government intentionally organized the transfer of Lumumba to Katanga, where his greatest enemies were located, in order to ensure that they would kill him.  “Did they hope the Katangese would kill him, or did they really believe Munongo would just keep him in jail?” In any event, Kennes said, Lumumba’s death at age 35 sealed his reputation as an anti-colonial martyr.  “By killing him, his opponents unintentionally created a legend,” the historian said. “Had he lived, Lumumba would probably have ended up as a typical African dictator. Like this, he will live on forever young in the continent’s history, an anti-imperialist who gave his life for Africa’s freedom.”

Cheri Samba à décrocher
 
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AngolaPress    Bruxelles    La fresque géante de Cheri Samba sera enlevée prochainement de la façade du grand immeuble à l`entrée du quartier Matonge de Bruxelles où elle trône depuis quatre ans, faisant même partie du décor. La toile géante représentant une scène se déroulant à l`intérieur de la galerie d`Ixelles, coeur du quartier Matonge, est devenue un véritable symbole de la ville de Bruxelles au même titre que l`Atomium ou le Manneken-Pis.Cette fresque géante est devenue un point de repère, non seulement pour les Africains, mais aussi pour les nombreux touristes qui la prennent en photo en souvenir de leur passage dans le célèbre quartier africain de Bruxelles où sont concentrés des magasins de vente de produits tropicaux, mais surtout des bars, cafés et autres dancings, fréquentés jour et nuit par les Africains, en majorité des Congolais. La Galerie d`Ixelles, dont l`activité est représentée sur l`oeuvre de Cheri Samba, est un espace commercial à l`intérieur duquel sont concentrés plus de 60 boutiques, salons de coiffure pour hommes et femmes, magasins de vente de disques de musique africaine, boubous et autres vêtements du continent, tandis que des petits snacks y proposent des menus très épicés. L`endroit connaît un tel succès que la commune a décidé de la fermer la nuit par des portes blindées. Un bureau de police y est installé ainsi que des caméras de télésurveillance. Le bourgmestre de la commune d`Ixelles, Willy Decourty, qui a été à l`origine de cette initiative, a promis de trouver un autre endroit dans le même quartier où la toile pourrait être exposée de manière permanente.  LeSoir FRANCIS DUBOIS        Le producteur Guy Forsbach, qui fut à l'initiative de l' installation de la toile rappelle l'importance symbolique qu'a acquise la fresque : « À Bruxelles, il y a l'Atomium, la Grand-Place et Manneken-Pis. Puis, il existe 10 à 15 endroits qui permettent de se repérer. La fresque de Matonge en fait partie. On la trouve même en photo dans certains guides touristiques...  Depuis 1908 et la cession du Congo par Léopold II à l'État belge, cette fresque est à ma connaissance la seule oeuvre d'un artiste congolais installée dans un espace public. » Il ne souhaite en tout cas pas la voir quitter Matonge. « Si elle quitte le coeur du quartier, elle va perdre de sa force symbolique, devenir un gadget. » La bâche peinte ayant fait ses preuves, Guy Forsbach souhaiterait que l'on ose apposer une vraie fresque sur une façade aveugle dans le quartier. 
 
40 jours pour monter à Kisangani
 
 
Le port fluvial de Kisangani (Photo : MONUC)

CongoForum    Pour la première fois depuis dix ans, un bateau de l’Office national de transport (Onatra) a accosté au port public de Kisangani, en provenance de Kinshasa. Le voyage a duré quarante jours.Le bateau transportait une cinquantaine de passagers et environ 2 mille tonnes de marchandises composées essentiellement des produits de première nécessité. Selon le premier capitaine du navire, le voyage a été parsemé de plusieurs difficultés, dues notamment au manque du balisage et du dragage du tronçon. C’est l’expérience qui a joué. «Il fallait passer la nuit et redémarrer la journée»
 
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