Tu honoreras tes père et mère!

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Il faut parfois regarder chez le voisin. 74 millions de nigérians ont départagé 20 candidats à la présidence, et le soir-même on avait l’ essentiel des résultats.  Au Nigéria, ils organisent trois dimanches de suite les législatives, la présidentielle et les locales. Au Congo, on suppute sur le risque d' avoir un chef d' etat largement minoritaire; au Nigéria, la diversité a imposé que le président doit réunir 50% des voix avec en même temps 25% au moins dans 24 au moins des 36 états.   
  
L’ incapacité et l’ impuissance
 
Les politiciens congolais sont une race curieuse: ils oublient leurs pères et leurs mères. Arrivés au pouvoir par des élections, ils ne savent pas les organiser. Ils oublient d' où ils viennent et où ils cherchent à aller. Quant aux électeurs, ils les ont privés des élections locales, de la démocratie de proximité.
 
Ces gens-là sont disqualifiés.
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Le solde des dons extérieurs en attente des élections locales depuis 2002
 
Le système congolais
 
L’ organisation des élections n’ est pas un exercice quinquennal. Tous les 5 ans. En cas de vacance du pouvoir présidentiel les élections doivent être organisées entre 2 et 3 mois. Et en cas de dissolution de l’ assemblée nationale, les législatives doivent se tenir dans les 2 mois.
 
Par conséquent, le système électoral congolais doit  permettre de réaliser à tout moment les élections dans les 2 mois!
 
Ce délai est le critère de base qui dicte l’ organisation des scrutins.
 
L’ erreur de ne pas honorer ses père et mère
 
L’ organisation des élections pose elle-même un problème. L’ outil n’ est pas l’ objet. Quand un avion est en panne, alors que le but est de voyager, on devrait changer d’ avion, de compagnie aérienne.
 
Pour 2006 on avait laissé les parlementaires forger à leur guise un système électoral monstrueux et difficile à conduire. Ce qui comptait c’ était le luxe et la surenchère de détails pour l’ idéal d’ “élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles”. Les formalités ont été accumulées, sans considération pour ce que cela coûterait en temps, en argent et en vie et stabilité politiques. La théorie et l’ idéal avaient écrasé le réalisme, le bon sens et les capacités à gérer les échéances.
 
L’ erreur congolaise est d’ avoir inversé les séquences. On a d’ abord élaboré une loi électorale et, ensuite, mis en place les fonds et l’ organisation dictée par la loi. Bien au contraire, ce sont les contraintes d’ organisation et les capacités financières de tous les instants qui devraient encadrer la loi.
 
On comptait, et on compte encore sur les aides extérieures. Une dépendance curieuse de la part de personnes appelées à défendre la souveraineté nationale!
 

 

C’ est quoi, la priorité?

 

On entend dire que la démocratie a un prix. Cela n’impose pas le budget astronomique et difficile à satisfaire de 700 millions de dollars.

 

Le prix de la démocratie, c’est des politiciens capables de bon sens.

 

Ils devaient se rendre compte que sans la possibilité de pouvoir appeler les électeurs ans les 2 mois, il n’y avait pas de démocrate possible au Congo.

 

La priorité n’est ni le calendrier électoral, ni la loi électorale, ni la réunion des millions de dollars envisagés comme frais astronomiques.

 

L’heure est à une expertise technique pour comprimer les coûts et les délais. Et se soumettre au schéma qui s’en dégagera.

 

Comme di Robert Crem: il n’est jamais tard; il est toujours temps!