Pillages: joies et pleurs

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

 Le pillage est une doctrine. Joyeuse à Kinshasa. Fatale à Sange.  Idée et images insoutenables.

 
A ne pas regarder deux fois

Sange-copie-1.JPG03.07.2010    OMS Sud Kivu  Richard LETSHU   RadioOkapi
Un Camion tractant une citerne d’essence s’est renversé sur la route qui relie UVIRA à BUKAVU au centre de la cité de SANGE. Le carburant s’est épanché sur le sol à partir de la citerne. Une foule de paysans sont veuns chacun avec son réservoir pour recueillir le précieux liquide, alors que l’équipe de secours s’apprêtait à relever le véhicule. Un nincendie de plus d' une heure a consumé tout ce qui était à proximité.

A usage unique

 


Chaises.jpg30.06.2010  RadioOkapi    La fête a failli être gâché par des badauds qui brandissaient les étendards du PPRD, le parti présidentiel et du Palu (Parti lumumbiste unifié), le parti du Premier ministre Adolphe Muzito. Mal vêtus et apparemment drogués, certains badauds ont commencé à courir dans le sens inverse du défilé.
Un autre groupe est venu chanter et danser devant la tribune des hôtes des marques. A la fin du défilé, le public a emporté les chaises en plastic. « C’est notre cadeau du cinquantenaire. Le président nous a donné ces chaises pour nous souvenir de cette fête ». Pour des nombreux observateurs, ces débordements ont mis sur la place publique les insuffisances des organisateurs de cette cérémonie.

LeVif   L’assistance s' était enflammée quand le speaker annonce que les spectateurs seront exceptionnellement autorisés à emporter chez eux les chaises en plastique et les parasols frappés du sigle du 50e anniversaire qui ont été mis à leur disposition. Plusieurs membres de l’assistance soulèvent alors leur siège en signe de joie…

Deux occasions ratées pour combattre la culture de pillage et pour le respect de biens publiques et privés.

A Kinshasa, on a fait emporter les sièges publiques, alors qu' on aurait pu indiquer que c' était un investissement qui devrait servir aux futures manifestations.

A Sange, la population a accouru pour dépouiller le camion citerne de sa cargaison. On a décrété un deuil national, sans un mot sur la prédation et les conséquences fatales.