Notre historien trébuche

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Est-ce intentionnel ou par usure de l' âge? notre historien national  perd mémoire...

 

17.05.2010      Radio Okapi   Selon l’ historien Isidore Ndaywel E Nziem,  « la date du 17 mai doit être fêtée sous le signe du renouveau, du changement et cette fête doit se pérenniser. Car le 17 mai marque la renaissance du Congo. La journée où nous redécouvrons les intuitions fondamentales des années 60 qui ont été des intuitions de libération, d’accès à la démocratie, et au développement.» 
 

 

On ne nous dit pas tout …
 
1.         Hormis les chants libérateurs, il n’ y a pas de comparaison entre 1960 et 1997. En 1960, le peuple congolais n' avait pas fait la guerre pour obtenir l’ Indépendance de l' Etat.
Le 17 mai 1997 a plutôt été une prise de pouvoir par les armes. Actuellement, les proclamations politiques unanimes et les règles institutionnelles désavouent toute prise de pouvoir par la force des armes. Le recours au dialogue politique et aux élections est un désaveu constant et sans appel de mai 97.
 

2.         On peut s' interroger sur la véritable chute de Mobutu, dans la triple mesure où la Nature avait déjà programmé sa disparition inéluctable, puisqu’ il est mort trois mois plus tard, où le pays a été replongé dans la guerre, non par une contre-offensive des mobutistes, mais par les forces de mai 1997, et où en 2010, les mobutistes sont de retour et des alliés incontournables du pouvoir. 

3.         Mai 97 a laissé des séquelles. La victoire militaire avait été obtenue avec le concours de forces étrangères, qui se sont fait rémunérer par une logique de pillage et de bradage des ressources naturelles, qu' on transpose au mieux dans des accords de troc.
 
Mai 1997 connut la gloire des Kadogos, ces enfants soldats dont le recrutement est désormais un crime contre l’Humanité qui interdit toute célébration.
 

Enfin, lorsqu’ il a fallu défendre le territoire, la logique de mai 97 a installé les milices maÏ maï, fétichistes et barbares, en lieu et place de forces armées républicaines, professionnelles et disciplinées.

 

Par Grand Beau et Riche Pays
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