Le règne de la mémoire courte

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Quatre ans de troisième république et on est retourné à la deuxième, où tout acte de l'exécutif était une "générosité", avec le règne de la mémoire courte!

 

 

29.08.10     Belga    Joseph Kabila a remis un chèque de dix millions de dollars pour la relance de la MIBA. La MIBA est détenue à 80% par l'Etat congolais et à 20% par la société panafricaine Mwana Africa PLC, cotée à la bourse de Londres. Elle a officiellement cessé de produire du diamant le 18 novembre 2008.

   

La longue agonie et coup de grâce


Première cause:    La sécession du Kasai a fait installer sa capitale en pleine cité diamantifère à Bakwanga et autorisé l' exploitation artisanale selon "l' article 15".  Par la suite, l' exploitation artisanale finit par produire davantage que la Miba. Mais lorsque la Miba a arrêté sa production, en 2008, l' effet immédiat a été un tarissement du marché de diamant artisanal à Mbuji Mayi et plusieurs comptoirs ont dû fermer. On alors découvert que c' est de la Miba que provenait une bonne part du diamant artisanal.

 

Deuxième cause:    Après 1997, la Miba a remplacé la Gecamines comme "vache à lait", jusqu' à représenter 60% de rentrées en devises. Les revenus ont été ponctionnés, sans veiller aux besoins d' exploitation et de réinvestissement. Le financement de la guerre a autorisé la justice belge à lancer des poursuites contre Charles Okoto et la Banque Centrale du Congo, pour "blanchiment d' argent", parce qu'ils avaient payé des armes avec les fonds de la Miba, alors que la RDC était sous embargo.

Troisième cause:
    La Miba exploitait le diamant de rivière dit "alluvionnaire" venu à épuisement, sauf à récupérer des pierres plus petites dans les rejets des exploitations passées. L'avenir était dans les gisements rocheux dits "kimberlitiques". Le "war business" a fait céder ces réserves de la Miba aux alliés zimbabwéens, associés 50-50 avec la Comiex, une entreprise personnelle de L-D Kabila. Après plusieurs transactions de participations, la société Sengamines est devenue Société Congo investissements miniers (SCIM).

Quatrième cause:    Emaxon de Dan Gertler a bénéficié pour 4 ans de 88% de la production ( avec remise de 3% du prix) moyennant un prêt de 15 millions de dollars, sans pouvoir relancer la production. A la fin du contrat, Dan Gertler a prétendu à un solde de créance de 10 millions de dollars. Selon les députés Modeste Bahati Lukwebo, Willy Ntumba et Mukendi Tshiambula l' Etat a payé sé 25 millions $ à la société Emaxon Finance Inc