Deux écrivaines à croquer

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

 

Kin sept jours, et les autres ....

 
Le Potentiel Olivier Nkidiaka    Dans l' Ouest, elle est préférée au pain; elle fait partie de rares produits locaux exportés même en Europe. La chikwangue est une pâte dense (35 à 45 g de matière sèche pour 100 g de produit) et de texture élastique, issue de la transformation par voie humide de racines de manioc, cuite dans un emballage élaboré à l'aide de feuilles. Les principales étapes de cette transformation consistent en une immersion des racines dans l'eau (rouissage), précédée ou immédiatement suivie par épluchage, un défibrage effectué à l'aide d'un peigne ou par filtration/décantation, un laminage de la pâte, une première cuisson, un malaxage de la pâte précuite suivi d'un modelage et d'un emballage dans des feuilles de plantes spontanées, qui précède la cuisson terminale. La fabrication de chikwangue est une activité exclusivement réservée aux femmes. Il y a plusieurs types de chikwangues qui se distinguant les unes des autres par leur aspect et leur origine. Parmi les chikwangues d'origine rurale, on distingue le ngudi-yaka (appelé communément «kin sept jours» à Kinshasa), grosse chikwangue de 5 à 9 kg, le nsensa, de 500g à 1000g enveloppée dans des feuilles de rônier, le bateke, chikwangue de 500g et de 1000 g à consistance blanchâtre, le fabriqué, produit par les ateliers de Kinshasa et qui pèse environ 500 à 600 gr. Au départ un aliment des provinces du Bas-Congo, Bandundu, Kinshasaet de l'Equateur, la Chikwangue est devenue l'aliment le plus élaboré et le plus consommé à Kinshasa (en concurrence avec le pain). En effet, le pain est l'aliment le plus consommé le matin au petit déjeuner tandis que la chikwangue, quant à elle, est consommée tout le long de la journée et même au repas du soir.
 
Le Congo n'est pas 80 fois plus grand...

RadioOkapi     Le projet budgétaire 2007 s'élève à 2,15 milliards $ dont 55% de recettes internes et 45% d’apports extérieurs. Selon le ministre du Budget., « le social, c’est l’une des priorités. Le régime ancien avait une approche résiduelle du budget d’investissement. On consommait, et s’il y avait du reste, on pouvait financer avec la différence. Maintenant, le budget d’investissement aura une part beaucoup plus importante ».  Radio Okapi     Par rapport au budget 2006, il y a un accroissement d’environ 15 %. Mais si l’on considère la volume de la population congolaise, ce budget représente environ 35 dollars par habitant et par année, soit 3 dollars par mois et par citoyen. En comparaison, avec une population huit fois moinde, le Congo-Brazzaville a un budget 2007 de à 3 milliards de dollars, et l’Angola, environ 10 milliards de dollars.
 

 

RD Congo

 

Belgique

 

Population 

 

56 millions €

 

10,3 millions €

 

Population 

 

43,5 ans

 

79 ans

 

Produit Intérieur Brut (PIB)

 

5 milliards €

 

267 milliards €

 

PIB par habitant

 

67,6 €

 

25.930 euros

 

PIB par habitant en PPP

 

(purchasing power parity)

 

530 €

 

23.573

 

Dépenses publiques

 

environ 1,5 milliard €

 

Env. 154 milliards €

 

Dette extérieure

 

8,2 milliards €

 

100 milliards € (2005)

 

Croissance économique

 

7,4 %

 

3 %

 

Investissements

 

directs étrangers

 

1 milliard €

 

26,2 milliards € (2005)

 

Inflation

 

18,2 %

 

 

Exportations

 

345 millions €

 

(10 mois en 2006)

 

232,7 milliards €

 

 

 

 Trends/tendances Erik Bruyland

Magazine « Entreprendre » Marcel Mbombo     Les exportations de diamants en nombre de carats et en valeur pour les 6 derniè­res années, représentent 139,9 millions de carats pour 3,0 milliards de dollars dont 74% en exploitation artisanale et 26% du secteur industriel. En ne considérant que le secteur artisanal, les expor­tations moyennes en nombre de carats et en valeur par rapport à la taxe à l’exportation (4%), représentant une valeur 17.048.997,02 dollars/an. Et pour les 6 dernières an­nées, elles représenteraient 102.293.982,12 dollars de taxes à l‘exportation à répar­tir entre le gouvernement et les provinces productrices de diamants.
 
Un jet présidentiel pour Mayombo

HRW    Lt Col. Noble Mayombo, chef des services de renseignements de l'armée et l'un des principaux médiateurs dans les entre les rébellions du RCD et du MLC avait déclaré que : « l'Ouganda veut que la rébellion au Congo se regroupe et ait un seul territoire, une seule armée, un seul programme, un seul ennemi et qu'elle se subvienne à elle-même sur le plan économique en organisant les ressources qu'elle contrôle ». The East African (Nairobi) Charles Onyango-Obbo Nairobi,     The Ugandese Brigadier Noble Mayombo has been the Permanent Secretary in the ministry of Defence, chairman of the Board of Directors of the state-owned  New Vision newspaper. Before that he was head of the Chieftaincy of Military Intelligence (CMI), and earlier President Yoweri Museveni's aide de camp. Mayombo died in Nairobi of pancreatic failure. The East African (Nairobi) Daniel K. Kalinaki Mayombo was one of several Ugandan military officers accused in a 2002 UN Security Council report of plundering mineral resources from the Democratic Republic of Congo (DRC).


The coffin bearing Mayombo’s body is carried for funeral
 
Sunday Vision     MARCELIN Cishando, principal adviser to President Joseph Kabila, said the Congolese president had offered his personal jet to transport the delegation that came all the way from Kinshasa to mourn Brig. Noble Mayombo.  “When we heard the news of Noble’s death, our first reaction was: ‘This is unfortunate. Good people in Uganda like (James) Wapakhabulo and Mayombo, with whom we could work for the future, are passing away.’ Kabila told me: ‘Take my plane and leave.’” According to Cishando, President Kabila knew the late brigadier and his brother, Okwiri Rabwoni, personally. “Okwiri came to Kinshasa with the AFDC (the alliance of forces which brought his late father, Laurent Desire Kabila, to power) after he had been fighting with the Rwandan Patriotic Front. The president wanted to show his presence at the funeral, as a political and diplomatic gesture.”  Cishando also recalled how Mayombo rescued Msgr. Monsengwo, the Archbishop of Kisangani, at the time of the Rwandan-Congo clashes in 1998. “He personally collected Monsengwo from the diocese and brought him to a safe place. He saved his life.”

La mémoire têtue de la Zambie

Wikipedia     Frederick Jacob Titus Chiluba (30 avril 1943-) est un ancien président de la République de Zambie en fonction du 1 er novembre 1991 au 2 janvier 2002. Fin 2001, Chiluba et sa femme Vera divorcent, Chiluba a 9 enfants de ce mariage. La campagne anti-corruption lancée par Mwanawasa touche Chiluba en février 2003 puisque l'ancien président est inculpé pour avoir détourné 30 millions d'euros de fonds publics lors de son mandat. Les malversations et la corruption des membres de l'équipe Chiluba sont avérées. RomandieNews AFP  LONDRES - La Haute Cour de Londres a jugé l'ancien président zambien Frederick Chiluba coupable d'avoir détourné 33 millions d'euros des caisses gouvernementales de son pays avec quatre de ses principaux conseillers. Le juge Peter Smith a souligné que M. Chiluba, président de 1991 à 2002, avait gagné officiellement 76.800 euros en dix ans, mais qu'il avait notamment dépensé 878.000 euros dans un magasin suisse pour satisfaire son goût pour les habits de luxe. " Les Zambiens devraient savoir que, chaque fois qu'il apparaît en public portant ces vêtements, il les a achetés avec de l'argent qu'il leur a volé... A l'époque, la vaste majorité des Zambiens luttait pour vivre avec un dollar par jour, et beaucoup ne pouvaient s'offrir plus d'un repas par jour. Il a escroqué la République. Il a privé le peuple qu'il dirigeait d'importantes sommes d'argent qui était censées être utilisées à son bénéfice", a estimé Peter Smith. Il a considéré que l'ancien président, plutôt qu'avoir lutté contre la corruption, "y avait activement participé et avait permis qu'elle existe". Le parquet zambien avait entamé une procédure civile à Londres, avec le soutien du gouvernement britannique, car les fonds détournés étaient blanchis dans deux sociétés londoniennes et passaient par des comptes bancaires à Londres. Le jugement est intervenu après quatre mois d'audience. Avant le début du procès, ordre avait été donné de geler les avoirs des cinq accusés dans le monde.
 
On passe l' éponge à Kinshasa

Radio Okapi    Elu président du Sénat, né Léon Lobisch à Libenge dans la province de l’Equateur, Kengo wa Dondo est âgé de 72 ans. Il est détenteur d’un diplôme de docteur en Droit de l’Université Libre de Bruxelles, après des études en Sciences commerciales et administratives chez les Frères des écoles chrétiennes de Mbandaka. En 1982, 1988 et en 1994, il a successivement occupé le poste de premier commissaire d’Etat (premier ministre par la suite). Dans sa carrière politique toujours, Kengo wa Dondo a également œuvré dans la diplomatie, notamment avec un poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC alors Zaïre, au Royaume de Belgique. Il a aussi été ministre des Affaires étrangères et président de la cour des comptes. Notons aussi qu’en dehors de la politique, Léon Kengo wa Dondo a commencé ses activités d’homme d’Etat comme magistrat. A ce titre il fut procureur général de la République. ...    Dans son livre " La Banque Centrale du Congo : Tome I ; La guerre pour la gestion du compte du Trésor - retour de manivelle- " de l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (sous le gouvernement Birindwa ) , M.Godefroid Ndiang Kabul évoque le détournement des fonds d’investissement en faveur de la Gecamines par la magie des trucages financiers. DigitalCongo   En 1987, sous la primature de Kengo, près de 300 millions de dollars de la Gécamines logés à la banque belge Belgolaise avaient été soutirés sans la moindre trace dans la comptabilités de la Banque. Quelques « artifices comptables » seront effectués plus tard à la fin de l’exercice 1988 pour cacher ces « astucieux détournements. » A l’époque de faits, la Banque centrale était dirigée par un proche de Kengo, Pay Pay wa Syakassighe. Les deux premiers ministres qui ont succédé n' avaient rien vu. Il a fallu attendre le retour aux affaires de wa Dondo pour que la Banque centrale « régularise » la situation par des artifices comptables.

LeSoft  NkoloMboka    En 2003, Léon Lobitsh Kengo Wa Dondo, par trois fois Premier ministre de Mobutu mais aussi procureur général de la République et président du Conseil judiciaire, avait été inculpé à Bruxelles pour blanchiment d’argent dans le dossier dit «Mobutu», débuté en juillet 1997 suite à une plainte du ministre des Affaires étrangères Bizima Karaha qui a conduit la justice belge à bloquer les comptes en banque belge de 83 dignitaires de l’ancien régime ainsi que ceux de leurs épouses et enfants, pour « vol, abus de confiance, détournement des deniers publics, recel, corruption.». Mais en juin 1998, 60 comptes ont été débloqués. Une commission rogatoire dépêchée à Kinshasa n’avait pas pu «amener d’éléments de nature à confirmer les accusations». On avait parlé du détournement de 100 millions de dollars, don du Fonds koweitien et d' autres sommes destinées à la réhabilitation des infrastructures routières. Selon des sources informées, «ces détournements-monstres» ont été à la base de la désintégration du parti UDI, Union des démocrates indépendants, dont les principaux animateurs, amis de l’ancien Premier ministre, se vouent une solide inimitié. Nombre d’eux se sont dit «scandalisés que des sommes aussi colossales aient été aussi indûment détournées par un petit groupe.» Certains avaient réclamé une «infime part» de ce butin de guerre mais «n'ont rien vu venir.»  Libre Belgique Roland Planchar     Un des dossiers non classés concernait M. Kengo Wa Dondo avec deux anciens gouverneurs de la banque centrale Patrice Djamboleka et Pierre Pay Pay. Entretemps,  la RDC a  retiré sa plainte initiale, après certains accords avec les intéressés. Actuellement, le parquet belge ne viserait le renvoi au tribunal correctionnel que pour M. Djamboleka et appelerait au non-lieu pour MM. Kengo Wa Dondo et Pay Pay (tous étant présumés innocents, malgré certains aveux formulés au cours de l'enquête). Mais on ignore en réalité ce qu'il en sera car, dossier décidément malchanceux, l'affaire a été remise au 4 octobre prochain par la chambre du conseil elle-même, pour une raison ignorée.

Des écrivaines à croquer
 
"L'heure des rebelles" de Lieve Joris (Actes Sud) n'est pas un ouvrage sur les Tutsis. "C'est un livre sur les problèmes de nationalité, sur ce qui fait une nation".  L'écrivaine était venue au Congo en 1997, lors de la victoire de Laurent Kabila. Cela a duré au moins deux ans" et donné le magistral "La danse du léopard. Elle explique: "Plus je passais de temps au Congo, plus mon regard devenait dur pour les Congolais", "Cela me complexait jusqu'à ce que je parle à d'autres Africains, comme ce Malien qui tonnait contre le comportement des Congolais. J'essayais de lui expliquer pourquoi ils étaient comme ça mais il n'admettait pas les excuses que j'avançais pour eux, leur oubli de valeurs fondamentales. Cela m'a décomplexée. J'ai vu qu'à force d'être aidés, les Congolais croient qu'ils ne sont plus capables de faire les choses par eux-mêmes et que les autres sont à leur disposition, à tout instant. Un homme aidé n'est pas un homme sans pouvoir. Le Congolais s'est tourné vers l'aide internationale comme vers le soleil; il en attend tout, alors qu'il sait se débrouiller. Comme cette aide vient d'ailleurs, il ne s'implique pas pour qu'elle réussisse. Et comme elle diminue la souffrance des gens, ils ne s'organisent pas pour exiger leurs droits, pour exiger que leur gouvernement fasse quelque chose : c'est toujours l'Onu ou une Ong qui s'en charge...",    "Malgré les airs qu'il se donne, le Congolais n'est pas sûr de lui", . "A force d'être assistés, ils sont nombreux à penser qu'ils ne peuvent plus marcher. Et quand ils se lèvent, tout le monde dit : attention, ils vont tomber !"
 





 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

" Afin que tu te souviennes ", de Emilie Flore FAIGNOND (Imprimerie Saint paul, Kinshasa ebene_ivoire48@yahoo.fr ) évoque l'enfance de l' auteur dans un des premiers quartiers populaires de Kinshasa dans les années 50, son adolescence et sa fréquentation scolaire dans un pensionnat des religieuses catholiques de Brazzaville, ses fiançailles, son mariage et enfin le divorce d'avec son premier mari. Née en 1948 d'un père Franco-Congolais de l'autre rive du fleuve Congo et d'une mère Belgo-Congolaise, elle dresse une fresque de l'époque coloniale et de relations entre les trois races en coexistence: les Blancs, les Métis (ou Mulâtres) et les Noirs. Ces trois races, en effet, se différenciaient chacune de l'autre par ses propres manières de vivre, de penser, d'agir etc  L' auteur fait revivre la séparation entre deux univers diamétralement opposés l : les Blancs, d'un côté et les Noirs, de l'autre. A l'opposé de la ''ville'' européenne (le terme de ''ville'' étant réservé au quartier des Blancs), la ''cité'' indigène (''cité'' désignant le quartier des Noirs) se caractérisait par sa forme sombre, confuse, où des sordides et nauséabondes cases en pisé tiennent à peine débout.

Et sur Congo Reading
En attente d' une volonté politique  

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