Champ en Tapage 100

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Le Whisky est inoffensif en bouteilles

Le Potentiel Ben Clet     Ouf ! Il était temps. Après avoir longtemps assisté au décès de plusieurs de ses citoyens à la suite de la consommation des alcools quelconques, vendus en sachets, à des prix dérisoires et à tous ceux qui sont financièrement exclus des cercles Whisky marque déposée, le gouvernement vient de taper du poing sur la table.  Par un arrêté interministériel, il a interdit la vente des alcools conditionnés dans de minuscules sachets. Ces liqueurs, précise un ministre, ont une teneur d’alcool qui ne respecte pas les normes. Le plus inquiétant, c’est que le prix de l’alcool en sachet le met à la portée de toutes les personnes, en particulier les écoliers. Résultats : ivresse, troubles de comportement, problèmes de santé. Mais attention ! Le gouvernement laisse les coudées franches pour produire les alcools à condition de les commercialiser dans des bouteilles normalisées du genre Amarula, Johnny Walker, Chivas, Laurent Perrier, etc. Ainsi, seules des personnes responsables pourront consommer responsablement.     Radio Okapi     Neuf tonnes de liqueur en sachet ont été saisies à Luna, sur un camion en provenance de Goma. Le produit a été immédiatement acheminé à Bunia. D’après l’emballage, cette liqueur est fabriquée à Kiwanja, en territoire de Rusthuru. C’est en application de la décision gouvernementale d' interdiction de la consommation, la commercialisation et l’importation des liqueurs en sachets ».    L' Avenir    Mais la situation n’a pas assez changé. Loin de méconnaître l’opportunité et la justesse de cet acte du gouvernement dans la lutte contre la toxicomanie entre autres, force est de reconnaître que la tâche n’est pas facile dans un environnement aussi vicieux qu’est Kinshasa. Ici, parfois les mêmes personnes commises à une tâche sont les premières à l’enfreindre. D’autant plus qu’ils comptent eux-mêmes dans la catégorie des grands consommateurs de ces liqueurs et alcools qui ont l’avantage de vous assommer à moindre frais et en peu de temps. Et les consommateurs ne demandent pas mieux. D’autres fronts s’ouvrent ainsi dans cette lutte contre la précarité de vie de la majorité de la population. Quand un problème n' est pas pris dans sa globalité, c’est un coup d’épée dans l’eau.

9 minutes 16 avec le maillon faible du maillot jaune

LeSoftOnline        " Je m’appelle Moïse Katumbi. Je suis président d’une très grande équipe de football. J’ai été élu Député au niveau national et provincial. J’ai été élu Gouverneur de la province du Katanga. Par le nombre de  votes exprimés, je suis le maillot jaune du pays". Son refrain, construire son Katanga, apporter le bonheur dans toutes les familles. On le dit multi-millionnaire en dollars, et il en a toutes les apparences. " Je suis dans les affaires depuis l’âge de 17 ans. J’ai été formé par mon grand frère ( Soriano Katebe Katoto ) pour qui je travaillais. Depuis, je vole de mes propres ailes". Il se déplace en Lincoln Navigator, capable de glisser treize personnes dans le luxe et le confort absolus. Il a aussi deux rutilantes Mercedes série S année rétro. " J’ai toujours aimé les voitures".  " Le Hummer c’est pour mes enfants. Mais comme je vais de temps en temps sur des routes impraticables, il m’arrive de le leur prendre. Encore faut-il qu’ils me le donnent. Ce qui n’est pas toujours évident. C’est leur véhicule".  TPMazembe.com    Champion,  le fils aîné de Moise Katumbi,  est actionnaire dans l’entreprise de son père avec son jeune frère Nissim. Est –il nécessaire de est la contraction de CHAmpion et NIssim pour faire Chani?. Le tour est joué. lubum thugz stories:  Lubumbashi.Champ, le fils du Gouverneur a créé et balancé sa vidéo sur You Tube. Hummer "TAPAGE 100". Tetchno assoursissant. Dens les rues de Lubumbashi. Dans sa chambre, avec les copains et les copines. Des armes de poing. Et, last but not least, à bord de leur jet.

 
Ceux qui ne sont pas des enfants de nouveaux riches

Le Phare Jacques Kimpozo Mayala    Il y a cinquante trois ans naissait le premier véritable établissement d'enseignement supérieur au Congo dénommé Université Lovanium. Cinquante ans après, le professeur congolais offre l'image d'un super cumulard dont l'agenda quotidien est partagé entre un cabinet ministériel, un cabinet médical, un cabinet d'avocat, le siège d'une Ong, plusieurs chaires dans des universités et instituts privés au pays ou à l'étranger. La modicité de son salaire lui interdit de passer ses journées dans des auditoires. En conséquence, ce sont les assistants qui assurent le gros des enseignements.  De plus, c'est à chaque coin de rue que fonctionne une université ou institut supérieur, sans respect des normes scientifiques et logistiques requises. Des milliers de " lauréats " sont déversés sur un marché national où il n'y a pas d'emploi. Radio Okapi Kinshasa     Les violences sexuelles sont à la base du faible rendement des étudiants. « Il y a des étudiants qui violentent des étudiantes. Il y a aussi des étudiantes qui violentent des étudiants par leurs accoutrements, leurs postures… mais c’est excessif du côté des professeurs, parce qu’ils ont le monopole de donner des points ou pas. Ils en abusent. Ce qui est regrettable, c’est que ce sont presque les mêmes filles qui courent avec les professeurs ou les administratifs…Souvent, les autorités se transmettent les étudiantes». Une étudiante qui est sure de passer en classe supérieur grâce aux « points sexuellement transmissibles », ne fournit plus aucun effort. Non seulement elle néglige les cours, mais elle le manifeste dans les auditoires. 
 
reportage photo (G. Stienissen, CongoForum)    Galerie photos de l' Université de Lubumbashi (Unilu) :  sur http://www.congoforum.be/upldocs/Unilu.pdf
 
CongoForum FdA    «Armée rouge» «Biberon» et «Katakata», les jeunes de Barumbu, ceux des quartiers Tshimanga, Mozindo et Libulu, se déshabillent pour exprimer leur joie ou leur colère,  souvent lors des fêtes ou deuil d’un de leurs. Ils commencent par un chant «Kata forme aye» (ce qui signifie celui qui déchire les habits est arrivé). Puis, ils se déchaussent, se déshabillent pour se retrouver nus dans la rue en dansant et en chantant. Pour les filles, elles commencent par exhiber des pas de danse avant de se déshabiller. Elles se retrouvent carrément nues au bout de quelques minutes. Cela se produit la nuit comme le jour, tout au long de l’avenue Kasaï. Ces jeunes sont généralement qualifiés pour le vol, l’extorsion, l’agression et autres abus.  Les membres du groupe «Armée rouge» ont généralement des cheveux teints ou tressés. Il donnent l’air d’attendre quelqu’un ou quelque chose. Ils sont toujours munis d’armes blanches: coûteaux, machettes, fils barbelés, chaînes et autres. Ils opèrent souvent la nuit. Le groupe «Biberon» n'est composé que de filles. Elles sont souvent les femmes, les copines ou les petites amies des «Katakata» et «Armée rouge». On les reconnait par leur habillement : pantalon taille basse, dos nu, ventre exposé et des percings partout:  au nombril, aux oreilles, sur la langue et sur les paupières. Laetica connue, sous le nom d’Amazone, dit qu’elle se déshabille pour amuser les gens. Enfin ceux du groupe «Katakata» sont généralement bien habillés. Ils piquent  les bijoux, appareilss cellulaires et autres objets de valeur.


Les affaires juteuses de Bout et des fonds vautours

Mondialisation.ca   Jean-Michel Vernochet publiés          Il se nomme Victor Anatoljevitch Butt, alias Victor Bout, Victor Butte, Victor Sergitov, Vadim Asminov, Victor S. Bulakin ou Victor Vitali. Victor Bout, 39 ans, est l'archétype du patron globe trotter spécialiste du fret tous azimuts. Une sorte de "postier" universel en mesure de faire parvenir n'importe quoi n'importe où sur la planète et notamment des armes. Avec une soixantaine d'appareils et quelque trois cents employés, "Victor B" possède le plus grand parc privé d'avions de transport au monde. Il parlerait couramment le russe, le farsi, l'anglais, le français, le portugais, l'espagnol, le xhosa et le zoulou... Il a bâti sa fortune et un empire commercial en surfant sur la vague d'anarchie soulevée par la mondialisation et sur le chaos endémique de l'Afrique post-coloniale. En 2002, la France (à l'origine de la création du Panel sur le pillage des ressources naturelles de la RDC) vait demandé des sanctions au Conseil de Sécurité pour "mettre un terme aux activités déstabilisantes" des trafiquants d'armes et de Victor Bout en particulier. Mais les États-Unis qui utilisaient les services du trafiquant en Afghanistan, avaient fait retirer son nom du projet de résolution.  " Les conflits qui ensanglantent le continent africain - Sierra Leone, Liberia, RDC, Angola, Soudan - auraient eu toute chance de s'éteindre spontanément si Victor Bout, qui est l'un de leurs dénominateurs communs, n'était pas passé par là." Bout, indifférent au tapage médiatique et aux vaines poursuites, coulerait actuellement des jours tranquilles à Moscou.
          Il se nomme Victor Anatoljevitch Butt, alias Victor Bout, Victor Butte, Victor Sergitov, Vadim Asminov, Victor S. Bulakin ou Victor Vitali. Victor Bout, 39 ans, est l'archétype du patron globe trotter spécialiste du fret tous azimuts. Une sorte de "postier" universel en mesure de faire parvenir n'importe quoi n'importe où sur la planète et notamment des armes. Avec une soixantaine d'appareils et quelque trois cents employés, "Victor B" possède le plus grand parc privé d'avions de transport au monde. Il parlerait couramment le russe, le farsi, l'anglais, le français, le portugais, l'espagnol, le xhosa et le zoulou... Il a bâti sa fortune et un empire commercial en surfant sur la vague d'anarchie soulevée par la mondialisation et sur le chaos endémique de l'Afrique post-coloniale. En 2002, la France (à l'origine de la création du Panel sur le pillage des ressources naturelles de la RDC) vait demandé des sanctions au Conseil de Sécurité pour "mettre un terme aux activités déstabilisantes" des trafiquants d'armes et de Victor Bout en particulier. Mais les États-Unis qui utilisaient les services du trafiquant en Afghanistan, avaient fait retirer son nom du projet de résolution.  " Les conflits qui ensanglantent le continent africain - Sierra Leone, Liberia, RDC, Angola, Soudan - auraient eu toute chance de s'éteindre spontanément si Victor Bout, qui est l'un de leurs dénominateurs communs, n'était pas passé par là." Bout, indifférent au tapage médiatique et aux vaines poursuites, coulerait actuellement des jours tranquilles à Moscou.
 
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Le Monde Alain Faujas    Filiale de l'américain Debt Advisory International, la société Donegal avait racheté, en 1999, pour 3,2 millions de dollars, une dette contractée en 1979 par la Zambie à l'égard de la Roumanie pour l'achat de tracteurs. La Zambie avait accepté de payer 16 millions de dollars à Donegal, mais n'avait pu honorer cet engagement et n'avait versé que 2,5 millions. Ce défaut avait conduit Donegal à réclamer la totalité de la dette et à demander la mise sous séquestre de biens zambiens à l'étranger. Mais la haute cour de Londres a réduit la dette de la Zambie de 55 millions de dollars à 17,5 millions, et refusé toute saisine, en raison de sa "malhonnêteté" et des "mensonges" de Donegal. Jusque là, le rachat à vil prix de dettes souveraines par des hedge funds qui en réclament ensuite le paiement intégral à des pays pauvres était juridiquement imparable. Le Pérou avait dû acquitter, en 2000, une dette de 55 millions de dollars rachetée par Elliott Associates pour 11 millions. Le Congo-Brazzaville est poursuivi par ce fonds et FG Hemisphere qui ont acheté à prix cassés une dette de 1,8 milliard de dollars et qui veulent saisir les exportations de pétrole congolaises. Le comportement immoral de ces "créanciers voyous" a été dénoncé. Tous sont scandalisés de voir ces prédateurs obtenir le paiement de leurs créances au moment où les pays donateurs effacent les leurs au profit des pays pauvres. Aucune parade n'a toutefois été trouvée à ces pratiques.

Observatoire International de la Dette (OID-IDO) Article d’Ashley Seager The Guardian     Racheter à bas prix la dette des pays pauvres et les attaquer ensuite en justice pour les obliger à rembourser : voilà la méthode de fonds sans scrupule. Les fonds vautours, comme les charognards dont ils portent le nom, tournent autour du cadavre pour s’assurer avant de le dévorer que personne ne les regarde. Ces fonds harcèlent des pays parmi les plus pauvres du monde, pour récupérer les millions de dollars que ceux-ci n’arrivent pas à rembourser. Nombre de fonds charognards sont domiciliés dans les îles Caïmans et les îles Vierges britanniques. Ces fonds sont domiciliés dans des pays qui protègent l’anonymat de l’actionnaire. Cela signifie qu’il est impossible de remonter jusqu’aux actionnaires. Il est donc impossible de faire directement pression sur eux pour qu’ils modifient leur politique en matière de dette des pays pauvres.” Dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), les pays riches ont essayé d’annuler la dette de certains Etats afin de leur permettre de libérer des ressources pour lutter contre la pauvreté. “Les vautours se sont aperçus que, grâce à ce programme, la trésorerie de certains PPTE s’était améliorée, et qu’il était donc possible de les obliger à rembourser une partie de leurs dettes commerciales”. Le FMI et la Banque mondiale publient chaque année la liste des créanciers commerciaux qui poursuivent en justice des PPTE. Trois nouveaux noms y ont fait leur entrée en 2006 et quatre l’année précédente, ce qui porte le total à 44. Ils ont réclamé au total près de 1 milliard de dollars à 11 pays, intérêts et frais compris.
 
Et sur Congo Reading:

CAMEC croit en KML
 
 
 

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