Les onégés attaquent les sommets

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Thérapies Iboga et Mousse Nieca

Savoirs d' Afrique    Au cœur de la forêt primaire africaine pousse un arbuste dont les pygmées ont commencé à utiliser la racine il y a des centaines d’années. L’arbuste et les racines s’appellent iboga, le mot vient du verbe " boghaga " qui signifie " soigner " . L’iboga est considéré comme "Bois Sacré" pour ses capacités thérapeutiques et son pouvoir visionnaire, du sud Cameroun au nord Congo. Au Gabon, l’iboga a été déclaré "Patrimoine National" en l’an 2000.     Doctisimo    La plante est disponible sur Internet, et utilisée dans le cadre de séminaires sectaires de « revalorisation de soi » ou de « voyage intérieur ». Déjà interdite à la vente et à la consommation aux Etats-Unis, en Suisse et en Belgique, l'Iboga et l'un de ses composants, l'ibogaïne (et certains produits dérivés) ont été classés comme stupéfiants en France. Des décès ont été observés généralement plus de 20 heures après la prise d'Iboga, parfois consécutifs à une ingestion de faibles doses. La racine de l'Iboga contient l'ibogaïne qui est une substance proche de celles présentes dans certains champignons hallucinogènes. A doses plus élevées, elle est responsable d'hallucinations visuelles et auditives, parfois très anxiogènes et pouvant conduire au suicide. Actuellement aucun intérêt thérapeutique n'est démontré ni pour l'Iboga ni pour l'ibogaïne, bien que celui-ci ait été évoqué et étudié notamment dans le traitement de la dépendance aux opiacés, à la cocaïne et à l'alcool.
 
 

APA Kinshasa     Un médicament dénommé "mousse nieca", susceptible de soigner et guérir les tumeurs de la prostate sans avoir besoin de recourir à une intervention chirurgicale, a été découvert par le médecin généraliste congolais Arnit Tshibwabwa, spécialiste en phytothérapie. "Mousse nieca" entraîne le désenflement des tissus prostatiques par l’évacuation des cellules mortes, c’est-à-dire l’évacuation de la tumeur dans le cas d’un abcès prostatique, la décongestion des tissus prostatiques, permettant ainsi le libre passage des urines de la vessie vers l’extérieur. Le nouveau médicament peut également soigner et guérir toutes formes de complications prostatiques et dégager le pus se trouvant dans l’abcès sans recourir à la chirurgie. Le remède est administré par voie urinaire par une petite sonde appelée "sonde d’Arnit" facilitant un passage libre des urines, un volume normal de la prostate, entre 7 à 25 grammes, et un rajeunissement de l’activité physique et sexuelle. Plus de 1000 patients ont déjà été traitées et guéries grâce à la "mousse nieca", a affirmé le Dr Tshibwabwa qui s’est bien gardé de donner la composition de son remède.

Les onégés attaquent les sommets
GabonEco    Sherpa et Survie, deux associations de défense de droits de l’homme, ont déposé une plainte contre certains chefs d’Etat africains qu’elles accusent de "recel et détournements de biens publics". Y sont épinglées, les multiples résidences parisiennes (dont certaines servant de villégiature de bord de mer) de cinq chef d'Etat africains dont Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Omar Bongo Ondimba (Gabon), Théodore Obiang Nguema (Guinée-Equatoriale) et Eduardo Dos Santos (Angola). "Quel que soient les mérite de ces dirigeants et leurs compétences, personne ne peut croire sérieusement que ces biens immobiliers, dont la valeur est aujourd'hui pour certains d'entre eux de l'ordre de plusieurs millions d'euros, ont pu être acquis par le seul fruit de leurs salaires". La plainte se heurte à une difficulté de taille : l'immunité accordée en droit français aux chefs d'Etat étrangers en exercice. Déterminées, les deux associations promettent de contourner cet obstacle en amenant devant la barre, les membres des familles de ces dirigeants africains qui s’affichent en propriétaires de ces biens. La démarche est appuyée par le comité catholique contre la faim (CCFD).

AfricanManager    Selon un rapport de la CCFD (comité catholique contre la faim), les avoirs détournés par les dictateurs des pays du sud représentent un véritable enjeu pour le développement. Ces avoirs représentent au bas mot, entre 100 et 180 milliards de dollars. Ces chiffres ne considèrent guère les fortunes amassées par les proches de ces dictateurs. Selon Michel Camdessus, ancien directeur du FMI, les détournements concernent le montant de 1000 milliards de dollars. Aujourd'hui, les peuples pillés réclament que leur soient resitués ces richesses accumulées illicitement. Plus de 150 organisations de la société civile africaine ont demandé aux candidats à l'élection présidentielle française de « Saisir et restituer les biens mal acquis et les avoirs détournés par nos dirigeants et leurs complices. » Côté palmarès, il paraît que Félix Houohouet Boigny (Côte d'Ivoire) aurait entassé entre 7 et 10 milliards de dollars. Sani ABACHA, quant à lui, a détourné environ 5,5 milliards de dollars. Eduardo DOD SANTOS (Angola) aurait détourné un quart des ressources de l'Etat soit en moyenne 1,7 milliard $/an. Mais le rapport d' Human Rights Watch de 2004 démontre qu'il aurait détourné : 4,2 milliards $. On estime à 5 ou 6 milliards de dollars la fortune de Mobutu qui a légué à son pays une dette écorme de 13 milliards de dollars. Où étaient les bailleurs de fonds en ces temps là ? Peut-être le dictateur n'était pas le seul bénéficiaire de ces détournements. Ce pillage ne s'est pas fait sans la complicité des pays riches directes ou travers leurs entreprises. Les gouvernements occidentaux soucieux des intérêts géopolitiques ont soutenu le maintien au pouvoir des régimes les plus corrompus. Aujoud'hui, tous ces bailleurs de fonds, à leur tête la Banque Mondiale, parlent de transparence et de bonne gouvernance comme clé du développement des pays du sud. Ceci amène à se demander pourquoi la quasi-totalité des avoirs illicites et des biens mal acquis n'ont fait l'objet d'aucune mesure de gel et de restitution aux pays spoliés. En effet, sur des estimations de 100 à 180 milliards de dollars détournés, seulement 4 milliards on été restitués et 2,7 restent encore bloqués.

La Tribune     Une plainte est sur le point d'être déposée devant la justice française pour "homicide et corruption " contre le géant du négoce pétrolier Trafigura. Ceci dans l' affaire du  " Probo-Koala ", le navire poubelle dont la cargaison chimique aurait tué quinze personnes à Abidjan. Malgré que Trafigura ait versé 152 millions d'euros pour l'abandon des poursuites en Côte d'Ivoire. RFI revue de presse     C'est une double page de La Tribune revient sur le «négoce en eaux troubles» du géant pétrolier Trafigura. Il n'est pas seulement question ici dles dangereux déchets du Probo-Kala. Mais aussi de liens étroits entre Trafigura et «le directeur de cabinet du président du Congo Kinshasa». Ce que La Tribune analyse comme «de la haute voltige financière», avec un «montage d'une rare complexité faisant intervenir pas moins de huit sociétés domiciliées dans six pays différents».

Violences et morts au Kasai

RadioOkapi    Un accident s’est produit dans  l’un des plus vieux sites d’exploitation de diamants à Bakuatshimuna, a 17 kilometres de Mbuji-Mayi, dans.le polygone minier de la Minière de Bakwanga (Miba). Les victimes, des creuseurs de diamant clandestins ont été surprises par l’affaissement du sol alors qu’ils travaillaient nuitamment. La police parle d’une vingtaine de morts, tandis que d’autres témoins soutiennent que plus de 47 personnes sont ensevelies sous les décombres de la mine. Seuls 7 corps ont déjà été retrouvés et extraits du sol. La Miba a interdit l’accès à ses installations.

RadioOkapi  3 morts et 2 blessés graves,tel est le bilan d'une attaque contre une patrouille des services de sécurité de la Minière de Bakwanga (Miba). Celle-ci vient de décréter deux jours de deuil. La fusillade est intervenue alors qu’une jeep en patrouille a surpris ces creuseurs clandestins en train d”exploiter illégalement le diamant au polygone minier. Les blessés ont été conduits à l’hôpital de Bonzola pour des soins appropriés. Pendant ce temps, les corps des victimes sont gardés à l’hôpital de Dipumba. Malgré cet incident, aucune mesure sécuritaire pour les mineurs n’a encore été annoncée. Il y a 6 mois, un formateur Sud africain avait été blessé grièvement au polygone minier. Il avait succombé de ses blessures quelques jours après son évacuation dans son pays.

RadioOkapi    En dix jours, les opérateurs économiques ont été attaqués à quatre fois par des hommes armés et en tenues militaires. Plus de 30 mille dollars américains, une cinquantaine de téléphones portables et diverses marchandises ont été extorquées par des bandits lors d’une attaque armée. Les victimes revenaient de Mbuji-Mayi. Selon le témoignage de l’une de ses victimes, leur camion a été immobilisé ä huit kilomètres de Bakamba par trois personnes armées. Deux de ces hommes portaient l’uniforme des FARDC. Ces assaillants ont tiré plusieurs balles en l’air pour intimider le chauffeur et les passagers. Une fouille systématique s’en est suivie. A la fin de l’opération, les bandits ont intimé l’ordre au chauffeur de remettre son véhicule en marche et de continuer sa route, avant de disparaître dans la brousse. Trois autres attaques similaires se sont produites sur la même route.

En vélo " système Kikweta".

ACP    Quarante-deux pour cent (42%) des 1270 ouvrages de franchissement (ponts) se trouvent en mauvais état, 40% en bon état et 18% en état moyen. Les ponts représentent 23.651,25 mètres linéaires pour l'ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo. Il y a 358 ouvrages en bois, 331 en béton armée, 295 en métal-bois, 136 mixtes, 39 en maçonnerie et 27 en buse métallique.

Syfia Grands Lacs   Badylon Kawanda, Alain Wandimoyi   À 200 km de la ville de Kikwit, le territoire de Gungu est un véritable grenier agricole. Les paysans de cette contrée cultivent manioc, arachide, haricot, pommes de terre, riz, soja, millet… Mais ils vivent un vrai cauchemar : comment évacuer ces produits, sans risque de les voir moisir, vers les centres urbains où ils peuvent être vendus ? De nombreux villageois le font désormais à pied, d’autres à vélo, mais un vélo adapté, grâce à la débrouillardise des paysans. Gungu est une zone "perdue" au cœur du Congo, presque sans routes de desserte. Celles qui existaient il y a dix ou vingt ans se sont transformées en bourbiers faute d’entretien. Les ponts sur les rivières se sont effondrés et les bacs ne sont plus que des vieux souvenirs… Les véhicules des commerçants, qui allaient jadis jusque dans les villages les plus reculés pour acheter les produits agricoles, n’y accèdent que très difficilement. Quand les routes étaient bonnes, ce sont les commerçants qui venaient vers eux acheter ces produits pour les revendre en ville. Ils inondaient en même temps les villages en produits divers : savon, sel, poissons salés...Aujourd’hui, les paysans se débrouillent comme ils peuvent. Marche à pied, voyage sur les rares véhicules qui osent encore affronter les routes accidentées…D’autres ont "réinventé" un vélo de transport de marchandises sur longue distance. Débarrassé de pédales, de la roue dentée, de la chaîne et de la selle, le vélo porte des bâtons solidement attachés au travers, capables de supporter des charges de 100 à 200 kg. Deux à trois personnes doivent tracter ce drôle d’engin baptisé "Système Kikweta". "Ils mettent un à deux mois pour atteindre des centres urbains comme Tshikapa..."

Indépendance Cha Cha
 

Indépendance Cha Cha

C. Braeckman    Invitée à partager le quotidien d’une équipe de Médecins sans Frontières dans le Nord Kivu,  Anne Vallaeys en a profité pour tenter de découvrir les traces de son père, un agronome belge qui dut quitter le Congo dans les premiers jours de juillet 1960. Sin livre Indépendance Cha Cha ( Aux Editions Fayard, 291 pages, 19 euros) capte la violence toujours tapie à l’Est et dans le Bas Congo, dans la région de Mvuazi, où son père travaillait comme agronome, elle découvre, surimposée aux souvenirs émouvants, la réalité d’aujourd’hui, un pays abandonné, des scientifiques qui, sans moyens, s’accrochent et poursuivent leur recherche. Un livre vrai, qui mêle la ferveur filiale aux détails du quotidien et se lit d’une traite.  Libération Claire DEVARRIEUX    Le récit met en place les leaders successifs, Patrice Lumumba, «Monsieur Patrice», l'employé des postes, Mobutu le dictateur, Laurent-Désiré Kabila, «la marionnette» des voisins rwandais et ougandais. Défilent une histoire meurtrière recommencée, des rebelles imprévisibles et des populations en fuite, dix ans de conflits à l'est. «Violence et plénitude emmêlées», la vie nous est décrite ici comme un chaos, et comme un concentré d'énergie et d'inventivité. Pour Anne Vallaeys, ce récit est un retour. Elle n'était pas revenue dans son pays natal depuis l'indépendance en 1960, depuis ce vendredi 8 juillet où six familles, les femmes et les enfants blancs de Mzuavi, ont quitté le district des Cataractes, et roulé jusqu'au soir afin de se réfugier chez les Portugais en Angola. Le livre saute allégrement par-dessus les beautés délétères de la nostalgie. La véritable quête est celle du père. Et, dans cette quête, pour l'enfant belge devenue anticolonialiste, il y a le devoir d'inventaire, la volonté de comprendre ce qu'un savant intègre est venu faire en Afrique. «Plus que le contenu, un virus bienveillant nous enthousiasmait à la fac, un sentiment tonique, oui, la fierté de participer à l'aventure du Congo. Nous étions convaincus que la colonisation tenait dans son essence du projet civilisateur. Rejoindre les lointains, tenir son rôle, agir pour le bien des individus qui empruntaient avec nous la route du progrès.»
 
Victoires sur les orphelines

BBCAfrique      Les grands laboratoires pharmaceutiques ont davantage investi ces dernières années pour lutter contre les maladies, telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH. Néanmoins et depuis 2000 l'industrie pharmaceutique a dépensé quelque deux millliards et demi de dollars pour la recherche et le développement des "maladies orphelines" ou en vendant à un moindre coût des médicaments aux pays sub-sahariens. En 2003 GlaxoSmithkline avait accepté de produire un vaccin contgre la méningite, à condition que les 6 millions de doses fabriquées soient achetées à l'avance. Médecins sans Frontières en avait acheté un million pour son compte tout en se battant pour convaincre d'autres organisations d'acheter les 5 millions de doses restantes. Maintenant, GlaxoSmithkline, ne s'attend pas à récupérer les 400 millions de dollars dépensés en recherche et développement d' un nouveau vaccin pour lutter contre la méningite. Le produit se vendra à 1 Euro seulement. Car en trois mois, 1670 personnes sont mortes de méningite. Le Burkina-Faso, l'Ouganda, la République démocratique du Congo et le Soudan ont été particulièrement touchés. Plus de 300 millions d'Africains sont ainsi menacés par la bactérie Neisseria meningitidis, dans ce qu'on appelle la "ceinture de la méningite", un arc qui va du Sénégal à l'Ethiopie.
 
&nbsp;«<em>Toute personne qui boit cette eau boit la maladie</em>», résume l’OMS.
DR
RFIactuaité  L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé l’éradication de la maladie parasitaire du ver de Guinée dans douze pays (*) dont onze sur le continent africain. La dracunculose (nom savant de cette maladie), qui provoque d’importantes ulcérations sur la partie inférieure des jambes, ne touche plus que vingt-cinq mille personnes dans le monde, contre trois millions au début des années 1980.  « La maladie pourrait être la deuxième, après la variole, à être réduite à néant dans moins de deux ans». La dracunculose se manifeste par des fièvres, des démangeaisons et la formation d’une ou plusieurs vésicule(s) sur la jambe. La vésicule évolue en ulcère pouvant atteindre la taille d’une balle de tennis. Quand l’ulcère se perce, il libère un ver parasite, rond et long comme un spaghetti, le dracunculus medinensis, qui peut, dans certains cas, atteindre jusqu’à quatre-vingt centimètres de longueur. Les malades infectés éprouvent des sensations de brûlures qui les incitent à baigner leurs jambes dans les points d’eau les plus proches. C'est ainsi que la maladie s' est propagée à travers des parasites vivant dans les eaux souillées et marécageuses et affecte les régions qui n’ont pas accès à l’eau potable.


Et sur Congo Reading
 
Meet Dan Gertler the man, King of the Congo.


Pour être informé directement des nouveaux articles:

1. inscrire son adresse e-mail
dans la case supérieure de la colonne de gauche
2. cliquer sur le OK .
3. Suivre ensuite les instructions
4. puis confirmer le message d' abonnement gratuit