Le nouvel homme fort: 500 morts

Publié le par Grand Beau et Riche Pays


Les violences à Kinshasa ont fait "entre 200 et 500" morts  

KINSHASA, (AFP) - "Entre 200 et 500" personnes ont été tuées les 22 et 23 mars a estimé l'ambassadeur d'Allemagne à Kinshasa.

Karl-Albrecht Wokalek a indiqué que cette estimation du nombre de victimes avait été établie au vu des éléments d'informations recueillis jusqu'à présent auprès de sources hospitalières, humanitaires et diplomatiques.   Le dernier bilan établi lundi par l'ONG Caritas faisait état de 155 morts et 150 blessés graves.
  "Il y a eu énormément de victimes civiles. Des obus sont tombés dans la cité (quartiers populaires de Kinshasa), dans des habitations. On ne connaîtra probablement jamais le nombre exact des victimes", a déclaré l'ambassadeur britannique Andy Sparkes, au cours de la même conférence de presse.
  Les ambassadeurs européens à Kinshasa, réunis mardi à l'ambassade d'Allemagne, ont fermement condamné "le recours prématuré à la force alors même que toutes les voies de la négociation n'étaient pas encore épuisées" entre le gouvernement et le sénateur Bemba, qui refusait de voir ses hommes intégrer l'armée régulière.
Kabila persiste et signe
 
 
Photo
 
Congo President Joseph Kabila speaks at a press conference in Kinshasa. Kabila demanded that Bemba face justice in Congo's courts  (AP Photo/John Bompeng)
 
KINSHASA, AFP  Sofia BOUDERBALA Selon Kabila Face à "une milice qui avait pour objectif de s'en prendre aux sièges des institutions, qui avait pour but de contrôler la capitale", "il fallait à tout prix rétablir l'ordre", a affirmé M. Kabila au cours d'une conférence de presse au palais présidentiel à Kinshasa. "Le problème n'était pas politique, le problème était militaire et sécuritaire. (...) Ce n'est pas par la négociation qu'on assure la sécurité" AP    Ce n'est pas par les négociations qu'on va assurer la sécurité" des quelque 60 millions de Congolais, dont le président s'est dit le garant. "De quoi est-ce quon va négocier? Avec qui? Quel est son statut? Chef de guerre, politicien?", s'est-il interrogé.

Kabila's error
 
Business  Day    Numerous elections in Zimbabwe have shown us all that controversial elections in our region are attended by monitors whose only job seems to be to declare the polls free and fair. Or not. Then they leave. In Congo, establishing political dialogue among leaders or preparing the way for the integration of the opposition into the new political order played second fiddle to the internal infighting in the presidential coalition for cabinet or gubernatorial positions. The result? A two-speeded political order where the victors believe it is winner-take-all time. They are disdainful of the losers and loathe to invite them into government and thus to use their talents to rebuild a stable Congo.
No hand of friendship has been extended to Bemba or any of the other candidates in the presidential race — some of them still commanding military groups and militias scattered across Congo.
There has been no such effort for the simple reason that for Kinshasa, legitimacy gained through the October 2006 elections gives it the right simply to disregard the components of successful post-conflict rebuilding. The attack on Bemba’s soldiers is just an illustration of this.
By taking action against Bemba and issuing an arrest warrant on Friday accusing him of high treason for “keeping troops in Kinshasa starting this week’s violence”, Kabila has made a potentially fatal error.
His move — especially if the political intent is to destroy a rival — shows that the Congolese president doesn’t really have a commitment to democracy. The fighting and the politics behind it threaten the future of the country and cannot be allowed to develop further. It is essential and crucial to Congo’s future that constructive dialogue be re-established between the two foes.
JournalChrétien Aloys Evina,    Bemba a accusé le président Joseph Kabila de vouloir se « débarrasser » de lui et a mis en garde contre l’instauration d’une « nouvelle dictature ». Au moment où les affrontements ont commencé, « des négociations sur la taille de mon équipe de protection rapprochée devaient justement débuter », a assuré M. Bemba. « L’attaque faisait partie d’un scénario préparé pour évacuer tout débat ». « Nous sommes à un tournant de notre histoire, car si on continue de décapiter l’opposition, une nouvelle dictature se mettra en place », a-t-il affirmé. « La réalité est que le pouvoir de Joseph Kabila veut se débarrasser de moi. Après ce qui m’est arrivé, plus personne n’osera parler dans ce pays », a-t-il ajouté.

CourrierInternational  LePotentiel    Cependant, c'est la jeune démocratie congolaise qui vient de prendre un coup sérieux. Le non-respect des textes et des institutions a conduit à ce bras de fer. Et pourtant, les élections de 2006 ont doté le pays d'institutions légitimes. Quels que soient les différends, ils ne doivent plus être résolus que dans les institutions de la République et non par la force. En plus, le recours à la solution militaire est une manifestation de l'intolérance, du rejet du dialogue. Ce qui est contraire aux principes élémentaires de la démocratie.

Le Vif L'avenir incertain de l'opposition politique en République démocratique du Congo (RDC) inquiète diplomates et observateurs à Kinshasa, après la mise à l'écart de son chef charismatique Jean-Pierre Bemba, accusé par le pouvoir de "haute trahison" pour "entretien de milice"."Quand on décapite l'opposition, quand on sait que les élections des sénateurs et gouverneurs ont été entachées de corruption et qu'on appelle à assainir l'espace médiatique comme l'a fait samedi le gouvernement, se pose la question de la survie d'une opposition démocratique", a relevé un analyste politique occidental basé à Kinshasa.

Des pilleurs en uniformes de l'armée belge

La Libre Belgique Des troupes portant treillis militaire et casques ornés du drapeau belge se livrent à des pillages et viols au Kivu. Certains de ces porteurs du drapeau national se sont fait une spécialité de virer les malades de leurs lits, dans les dispensaires, afin de dérober les matelas. Aucun soldat belge n'est en cause : il s'agit de militaires congolais qui sont vus ainsi équipés au Kivu depuis octobre-novembre 2006. Le ministère belge de la Défense, qui a fait cette donation "pour fournir un minimum d'équipements aux brigades congolaises que la Belgique a formées", n'a pas pris la peine d'enlever, au préalable, les drapeaux destinés à identifier la nationalité des porteurs d'uniformes. "Je vous assure que quand on tombe sur ces types avec le drapeau belge sur le casque et l'uniforme, on a un choc". La même erreur avait déjà été faite en Ituri, lorsque des véhicules militaires fournis par la Défense belge à la Première Brigade intégrée congolaise avaient servi à attaquer des villageois, persuadés, dans la naïveté que cause un long enclavement, qu'ils avaient bien affaire à des militaires oeuvrant au service de la Belgique. Outre la désastreuse image que cela donne à la Belgique auprès des populations maltraitées, certains s'interrogent sur ce qui arriverait si la situation se dégradait dans la région et que Bruxelles se voit demander d'envoyer un contingent au Kivu. Il y a des soldats belges noirs et métis; comment seraient-ils différenciés des soldats congolais portant uniforme belge.
 
Et sur Congo reading
Que l’on rende public les contrats miniers
 
Robert Crem écrit à Wolfowitz
 

Pour être informé directement des nouveaux articles:

1. inscrire son adresse e-mail dans la colonne de gauche
2. cliquer sur le OK .
3. Suivre ensuite les instructions
4. puis confirmer le message d' abonnement gratuit