L' idéologie du char

Publié le par Grand Beau et Riche Pays


Fermetures de Ndjili et Luano?

Si rien n'est fait d'ici le 26 mars 2007 dans le sens de réfection de la piste de l'aéroport international de N'djili, toutes les compagnies aériennes qui desservent cette ligne ne vont plus atterrir sur cette piste longue de 4700 mètres. L'IATA vient de lancer un ultimatum pour améliorer les conditions de Ndjili à Kinshasa et de la Luano à Lubumbashi. C'était en juin 2006 que l'IATA avait dépêché une mission à l'aéroport de Kinshasa N'djili et à la Luano(Lubumbashi). Depuis, les pilotes de Kenya Airways, de South African Airways et des autres compagnies d'aviation membres de l'IATA, se plaignent de l'état de l'aéroport de la Luano à Lubumbashi à cause des bosses et de la défectuosité très avancée de la piste dont les travaux de réfection ont été confiés à la société du groupe Blattner, Safricas Sprl. Plusieurs compagnies aériennes ont décidé de suspendre leurs vols sur la Luano qui doit répondre aux normes internationales d'aviation civile et non le contraire. Il est impensable que les passagers des vols internationaux payent USD 30 à 50 comme taxe d'embarquement avec une majoration de USD 20, mais que les aéroports sont non entretenus. Il semble que la Régie des voies aériennes, qui avait un effectif de 3200 agents et cadres, a eu à engager près de 1600 personnes en deux ans. Chose curieuse, parmi ces nouvelles unités se trouvent des femmes enceintes, notamment à l'aéroport de Ndolo. 
 
L' idéologie du char

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AFRIQUECHOS.CH ul Kabeya, Kapo (AEM), Kinshasa    Interviewé en lingala bien avan les évènements, Jean-Pierre Bemba, le « Igwé kinois » a déploré la corruption au sommet de l'Etat. Il a dénoncé le recours systématique, par le pouvoir en place, à l'achat des consciences avec l'argent de l'Etat. « Comment un piéton, sans maison peut-il du jour au lendemain rouler carrosse et acquérir une villa ?». Il prône la lutte contre la corruption dans l'espace judiciaire, chez les mandataires de l'Etat et le Service de Sécurité avant tout. Naturellement, une réponse ne tardera pas à venir du camp du Chef de l'Etat. ( Effectivement, le signal des radios et télévisions de Bemba a été interrompu)     Colette Braeckman    Les violences ( qui ont fait près de 100 morts à Kinshasa ) ne relèvent d’une simple opération de maintien de l’ordre, mais d’une épreuve de force préparée de part et d’autre, et qui était devenue inéluctable. Le degré d’armement des forces de M. Bemba, les renforts qu’elles ont trouvé, leur capacité à élargir leur action sur un large périmètre, jusqu’à occuper presque tout le quartier résidentiel et à prendre un moment le dessus sur les forces gouvernementales démontre que ces hommes n’étaient pas de simples gardes du corps mais qu’ils se préparaient à un véritable coup de force, une «bataille de Kinshasa».    Colette Braeckman    La débauche de tirs à l’arme lourde, des mortiers et des roquettes tirées au jugé, faisant des dizaines de victimes et de nombreux dégâts matériels dans la ville, démontre que l’heure des frappes chirurgicales n’a pas encore sonné.
La Libre/MCN Gérald Papy  Finalament il y a eu victoire militaire du camp du président Kabila, mais au prix fort. Le carnet de Colette Braeckman    Reste cependant à veiller à ce que l' intransigeance du Pouvoir ne dissimule pas une mise à l’écart de l’opposition,  car la démocratie n’accorde pas nécéssairement les adversaires les plus commodes. Le bilan politique est lourd: les étrangers sont traumatisés et beaucoup souhaitent quitter le pays tandis que si elle se confirme, la mise à l’écart de M. Bemba pourrait aggraver la fracture entre le régime et les 42% de Congolais qui avaient voté pour lui. Congolite P. Kabengele    La question majeure est politique. Ce n'est pas la première fois au monde qu' un gouvernement doit désarmer des gens. Il y a fréquemment des prises d'otages et les autorités s'abstiennent souvent de toute action musclée si jamais une seule vie était en danger. C'est, en fait, la première fois dans l' histoire moderne qu'un gouvernement ait fait monter la tension en pleine capitale pour s'y livrer à des représailles, sans égard pour les victimes civiles, les traumatismes et même les conséquences aussi prévisibles que les pillages.  Selon un communiqué: " la Monuc regrette profondément l'usage de la force pour résoudre une situation qui aurait pu être réglée par le dialogue. La Monuc déplore les pertes en vies humaines et les dommages aux propriétés, les pillages ainsi que les risques sérieux auxquels on a exposé les civils vivant dans la capitale".

Le droit de poursuite "géologique" angolais
 
La_population_chass__e_par_les_angolais.jpgLa population est chassée par les Angolais
 
Y-a-t-il invasion angolaise avec l’occupation d’une douzaine des villages et l’expulsion de leurs habitants?     Le Carnet de Colette Braeckman    Le député de Pobokabaka, Jean-Pierre Pasi Za Pamba Boka avait relevé la présence de forces angolaises et l’existence d’une piste  pour hélicoptères, mais aussi, il examina de près les bornes marquant la frontière et situées sur le 7eme parallèle. Ces bornes, (21,22, 23 et 24) d’une hauteur d’un mètre 40  datent en principe des années 30, lorsque la Belgique et le Portugal scellèrent la frontière de leurs colonies respectives. La borne 21 ne semblait en rien marquée par le temps. Non seulement elle était en ciment frais, mais surtout, elle portait des inscriptions pour le moins anachroniques, Rep.da Angola et Rep. da Zaïre, deux entités qui n’existaient ni au 19eme siècle ni au début du 20 eme. La population du village de Shayimbwanda déclara d’ailleurs au député qu’il s’agissait  en réalité d’une borne laissée en 1972 par un géologue américain qui était à la recherche de minerais… L’ historien Jean-Louis Vellut s’est plongé dans les accords conclus du temps de l’Etat indépendant du Congo. « En 1890,  une grande négociation s’engagea entre l’Etat indépendant du Congo, propriété personnelle de Léopold II et les autres puissances coloniales de l’époque, l’Angleterre et le Portugal qui contestaient les prétentions du souverain.  En échange de concessions du côté du Nyassaland (l’actuelle Zambie), le Nord de la vallée du Kwango fut alloué au Congo, et le Sud au Portugal, chacune des parties s’appuyant sur des traités conclus avec les chefs locaux. Si les accords politiques datent de la fin du 19eme siècle, ce n’est que dans les années 30 que des missions de délimitation de la frontière furent envoyées sur le terrain. Les Belges, dès 1911, savaient que la région était riche en diamants… » L’historien constate que, depuis 2002, les autorités angolaises invoquent un principe juridique inédit, « le droit de poursuite géologique » invoquant le fait que les alluvions du fleuve Kwango proviennent de roches mères situées en territoire angolais…

La ville entourée des eaux vit de l’eau de puits

Syfia Grands Lacs   Lydie Makuru    Kisangani, qui compte près d’un million d’habitants s’étend du point où la rivière Lualaba prend le nom de "Fleuve Congo" au nord des célèbres Chutes Wagenia (ex Stanley Falls), jusqu’à la rivière Tshopo. Kisangani signifie en swahili : "territoire entouré d’eau". Mais Kisangani manque cruellement d’eau potable. Plus une goutte d’eau ne coule des robinets depuis 1998, quand le fleuve Congo était sorti de son lit et avait inondé les maisons du Plateau. Dans le reste de la ville, l’eau est ne coule qu’ au compte gouttes. Pour faire des réserves, les femmes se réveillent parfois très tôt à 3 heures du matin et attendent en file indienne pour remplir bassines et casseroles. D’autres vont chercher l’eau de source. Mais il faut souvent se bousculer, se bagarrer même ! Tout le monde ou presque, s’est résolu à creuser un puits dans sa parcelle  aussi bien pour le bain que pour la cuisson des aliments. Dans certaines parcelles, les puits débouchent sur la nappe des fosses septiques.     RFIactualité Dominique Raizon  Un gramme d’excrément humain dans de l’eau non traitée peut contenir jusqu’à mille parasites, un million de bactéries et dix millions de virus.
 
Les adieux à un Mobutu

La Conscience Alain Issamba     La célébration mortuaire, communément connue sous le nom de Matanga ou Tangol, se passe toujours avec brouhaha. À Kinshasa, le Matanga a pris actuellement des nouvelles connotations, compte tenu du rang du mort, et surtout de son appartenance sociale. Cette nouvelle culture s'enracine avec des obscénités. À Masina, un quartier populaire de Kinshasa, a eu lieu la célébration mortuaire d'un malfrat célèbre surnommée Mobutu , mort assassiné. C' est son groupe, une bande d'ados et d'adultes, qui a organise les hunérailles ( Matanga). Le corps a été sorti de la morgue sous des slogans obscènes de la bande. Dans sa rue, on pleure le bien aimé ; on vente ses prouesses ; on évoque son parcours. " C'était un aimable voleur qui partageait" , " Il savait baiser les fillettes comme un chien (neti mbwa)".  Dans la soirée, on a allumé un feu grandiose feu où l'on fait un café fort mélangé à de la drogue. Et vers minuit, la bande chasse les quelques vieux.  Arrive une jeune nana qui se dénude et s'étale par terre sur son unique pagne. Puis  arrive un homme musclé, nu et pénis gigantesque bien bandé. Accouplement en plein air sous les indications des nombreux chefs de bande. A la fin du « film », on remercie les deux charmeurs de sexe, et par ces mots, on clôture : « Tu es honoré Mobutu. Là où tu es, chauffe les diablesses na ndenge ya salaud ».
 
Quatre nationalités, deux continents
 
TchitE : camer-sport.be












 
 
CramerSport    L'attaquant d'Anderlecht Mémé Tchité est né de parents Tustsi et congolais. Il disposait déjà des passeports du Burundi, du Congo et du Rwanda. Il vient de devenir belge et il recevra prochainement son 4è passeport. Il pourra donc, le cas échéant, évoluer avec les Diables Rouges. Le prolifique attaquant a toutefois le Mondial 2010 en Afrique du Sud dans son viseur. "Ce serait fantastique de pouvoir disputer une Coupe du Monde sur son propre continent. Pouvoir courir aux côtés d'idoles comme Eto'o, Drogba et Ronaldinho, je n'ose même pas y penser".
 
Katumbi joue et marque des points

KINSHASA,(AFP) - Le gouverneur  du Katanga, Moïse Katumbi, a gelé les exportations d'hétérogénite -- c'est-à-dire de minerais mélangés à la teneur variable en cuivre et en cobalt-- qui étaient jusqu'à présent exportés sous cette forme brute avant d'être traités et transformés dans des usines essentiellement sud-africaines et zambiennes. Le ministre des Mines a soutenu cette décision du fait du "faible contrôle" des services de l'Etat sur les exportations et de l'importance de la fraude, notamment au niveau des "déclarations des tonnages" transportés. "La loi congolaise n'autorise que de manière exceptionnelle l'exportation de minerais bruts. Cette exception est devenue la règle. C'est inacceptable". Les experts estiment que 90% des exportations de minerais échappent au contrôle douanier. "Mais même sur les 10% restant, tout n'est pas régulier. Il existe en RDC des possibilités de traitement des minerais et c'est ce que nous voulons encourager et développer".  MiningWeekly   (traduction) Selon Metorex qui est propriétaire de Ruashi Mining, cinq compagnies minières ont négocié avec Katumbi pour l' exportation de leurs minerais. La question a été soumise à une commission et, en fin de compte, Ruashi Mining a obtenu une autorisation de six mois, renouvelables, pour exporter des concenrés de 15 à 18% au lieu des 25% exigés par le gouverneur. Pour le gouverneur, les compagnies minières qui ne sont pas équipées devraient se regrouper pour investir et faire traiter leurs minerais dans l' usine Gécamines de Shituru. En échange de ces investissements, les compagnies chercheraient à participer au capital de la Gécamines.

Révisiter la Gécamines?

Trends Erik Bruyland (traduction)   Le ministre belge des Affaires Etrangères Karel de Gucht (open VLD) avait déclaré au parlement belge qu'il n'était pas partisan de la révision des contrats minièrs au Congo. Son argument : cela minerait la sécurité juridique. Qui investirait encore au Congo ?"     RADIO OKAPI    Selon le nouveau ministre des Mines,  la Gécamines détient  environ 20% des parts, contre 80% pour ses partenaires. « Où est la place de l’Etat ? ». La plupart des contrats sont à revoir ou carrément à résilier parce que la plupart de ces contrats ne font nullement allusion des parts de l’Etat congolais. Le code minier prévoit 5% pour l’Etat dans chaque contrat.    De Tijd - Philippe Brewaeys (traduction)    Début mars la Sofreco avait décidé  de mettre Paul Fortin à la porte. Fortin est soupconné de tripotages. La Banque Mondiale se trouverait derrière le licenciement. Fortin serait trop de connivence avec Katumba Mwanke, l'homme fort du Katanga.Mwanke, à la base de nombreux contrats miniers contestés. La Banque Mondiale a déjà soumis à ce sujet des rapports au Gouvernement Congolais. Mais les grands projets comme ceux de Phelps Dodge ou Kinross-Forrest ne seraient pas visés. Fortin admet que les partenariats critiqués de la Gécamines avec des investisseurs privés soient reconsidérés juridiquement. "Nous voulons adapter les contrats pour que le Congo en profite plus. L'annulation des contrats n'est pas le but. Le peu d'investisseurs au Congo pourraient alors partir, remarque un diplomate.    De Standaard - Bart Beirlant  (traduction)  Inerview de Paul Wolfoqwitz président de la Banque Mondiale: "   Beaucoup de contrats miniers ( congolais) ont été signés dans des circonstances anarchiques, sans transparence suffisante. Le Congo a choisi un gouvernement nouveau, démocratique. Il doit examiner au cas par cas ces contrats d'une façon méthodique qui maximalise le bénéfice pour la population. Si les contrats son illégaux, ils sont caduques. Si les dispositions du contrat sont déséquilibrées, le gouvernement doit faire une distinction entre une amélioration de ces dispositions et les intérêts à long terme pour attirer les investisseurs. Nous sommes prêts à donner un avis professionnel aux Congolais. Notre point de  vue est que les avantages doivent être aussi grands que possible pour la population, nous n'avons pas à défendre les intérêts miniers. Mais si vous dites simplement que vous n'êtes pas intéressé aux avantages miniers, vous n'attirez  pas d'investissements".

Le précédent libérien

APPEL INTERNATIONAL EN FAVEUR DE LA RÉVISION DES CONTRATS MINIERS EN RDC     « Il faut s’inspirer du Libéria . La présidente Ellen Johnson-Sirleaf, est parvenue en décembre 2006, avec une aide internationale, à renégocier avec le groupe Arcelor-Mittal un très important contrat minier hérité du gouvernement de transition et qui était extrêmement désavantageux pour le pays. »     AFP/VNA/CVN    Le géant de l'acier Arcelor Mittal a accepté de réviser un accord de 2005 avec le Liberia pour l'accès à ses ressources en fer, un succès pour le nouveau pouvoir en place qui s'est engagé à renégocier plus avantageusement les contrats signés par l'ancien gouvernement, réputé corrompu. À travers ce contrat de concession de 25 ans, le groupe, qui aura accès à un milliard de mètres cubes de minerai de fer dans l'Ouest du pays, va investir plus d'un milliard de dollars pour développer les mines, les voies ferrées et les installations portuaires nécessaires à l'acheminement du minerai; Il devrait créer 3.500 emplois directs et de 15.000 à 20.000 emplois indirects. À l'origine de cette renégociation, la volonté de la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, de revoir les termes de l'accord, prévoyant un investissement de 900 millions de dollars, signé en août 2005 par Mittal Steel et le gouvernement de transition du président Gyude Bryant, réputé corrompu. La police anti-corruption néerlandaise aurait lancé des investigations sur les conditions d'attribution de ce contrat à Mittal.     RFIactualité PARIS (AFP) -     La première version de cet accord de concession de 25 ans, signé en août 2005 par Mittal Steel, qui a depuis fusionné avec Arcelor, prévoyait un investissement de 900 millions de dollars avec l'engagement du groupe à développer les mines, les voies ferrées et les installations portuaires nécessaires à l'acheminement du minerai.
 
Sur Congo Reading
Investing in African Resources: Following the Congo Line By Jack Lifton http://congoreading.blogspot.com/2007/03/katumbi-et-chine.html

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