50 ans sans lumumbisme!

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Von Bertold Brecht commençait son Deutschland par ces mots: "Laissez les autres parler de leur déshonneur, je m'occupe du mien."  Qui mieux que les congolais eux-mêmes revisiteraient Lumumba et le lumumbisme ? Vaste programme relancé à l’ occasion des 50 ans de sa mort.

 

DECRYPTAGE

1.       Il y a Lumumba, mais pas de lumumbisme. L’homme n’ a pas laissé des idées fortes en mesure d’ inspirer, de diriger. Les lumumbistes ont du pain sur la planche. Mais ils n’ont jamais planché. Il n’ ont aucun « petit livre rouge », ou vert, ou bleu. Ni un simple recueil de citations. Jésus n’ avait rien écrit, mais les évangiles ont reproduit ses paroles fortes qui font les religions de ce XXIè siècle. Idem pour Allah et le Coran dicté au prophète arabe.

Un spécialiste définit le lumumbisme comme " le souci pour le bien-être de la nation congolaise, y inclus sa capacité de prise de décision autonome..." C’ est peu.

2.       Il y a la révulsion de l’assassinat. Mais à cette occasion, d’aucuns affirment que Lumumba était le seul congolais qui voyait clair, et que tous les autre étaient arriérés politiquement, idéologiquement, des pantins. Mais c’est des propos de racistes ! On ne fait pas un pays, un  peuple, avec une exception. C’est insultant pour les millions de congolais dont le démérite est d’avoir subi les politiciens. Dont Lumumba qui n’ est pas un saint. Et même s’il l’ aurait été !

3.       Il y a la responsabilité de l’assassinat. De nouveau, on veut écarter les acteurs congolais pour imputer le crime aux Belges, aux Américains. C’est encore du racisme. Les Mobutu qui ont expédié le colis et les Tshombe, Munongo et Kibwe qui ont assisté à la fusillade auraient simplement « singé » leurs hautes fonctions ? Des blancs les auraient pris par la main, comme des gosses de la maternelle, et ils n’avaient rien su ?

Après cinquante ans, il faut sortir de l’amalgame de l’ assassinat, et pointer aussi du doigt les « meurtriers » de Lumumba.