Ubuntu, dissonances,dissidences

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

La vague en vogue du Umuntu-Ubuntu

 
Ubuntu a aussi donné son nom à une distribution LinuxLynux


BBC World Service Sean Coughlan et Xavier Kreiss    L'Afrique a donné de nombreux mots au monde entier. De "banane" à "gri-gri", en passant par "chimpanzé". Mais un mot est en passe d' allonger la liste, et il a été récemment prononcé par un Bill Clinton alors qu' il demandait de se souvenir que la société, la communauté humaine, était "importante à cause d'ubuntu". Le mot décrit une vision africaine du monde, et signifie littéralement "je suis parce-que tu es". Une façon de dire que chaque individu a besoin des autres pour vivre pleinement. Bill Clinton a poursuivi en donnant sa définition du terme: "on peut être la personne la plus belle, la plus intelligente, la plus riche, la plus puissante du monde, mais si on s'aperçoit qu'on est seul sur terre, tout cela ne veut plus rien dire".  Déjà John Donne( 1572-1631) écrivait que " Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne". Le mot  UBUNTU vient d'Afrique australe et des langues bantoues. Il est apparenté au concept zoulou de "umuntu ngumuntu ngabantu" qui veut dire qu'une personne n'existe en tant que personne que par ses relations avec autrui. Depuis, "ubuntu" est entré dans le vocabulaire politique, à la faveur des changements intervenus en Afrique du Sud. A cela s'ajoute une dimension spirituelle. Le concept d'ubuntu reflète une idée selon laquelle chacun forme une partie d'une longue chaîne humaine, qui nous relie aux générations passées et à venir.  Le terme "ubuntu" a aussi gagné le domaine de l'aide au développement. De nombreuses ONG s'en servent dans leurs programmes en Afrique, pour indiquer que des solutions africaines seront trouvées pour des problèmes africains. Il existe déjà des projets ubuntu dans le domaine de l'éducation, des villages ubuntu, même une université qui porte ce nom. Et le terme désigne aussi une version (distribution) du système d'exploitation libre (donc gratuit) Linux. Voilà un mot "à la mode", qu'on n'a pas fini d'entendre...
 
 
Sucrés au Pamela
 
LePhare Taylor Toeka Kakala Goma    Les paysans de Rutshuru et de Masisi, à l'Est de la République démocratique du Congo, produisent eux-mêmes du sucre appelé "sucre Panela", du nom des cannes d'origine d'Amérique latine (Colombie) à partir desquels il est fabriqué, ce sucre local est vendu très bon marché : trois fois moins cher que le prix d'un verre de sucre raffiné importé, qui vaut, lui, 150 Fc (0.30 $US). Aujourd'hui, presque tous les ménages de ces contrées l'utilisent dans leurs repas. Jusque-là, les cannes à sucre étaient directement consommées ou vendues sous forme de bâton dans les villages et les grands centres urbains. La production du sucre Panela et sa commercialisation ont été rendues possibles grâce au regroupement des paysans en coopératives. Chacune d'elles réunit une dizaine de cultivateurs autour d'un propriétaire de champs de cannes à sucre. Ils produisent le sucré artisanal grâce à des presses mécaniques de fabrication locale. Les bénéfices dégagés sont partagés entre les membres. Une partie revient à la coopérative, tandis qu'une autre est affectée à l'amortissement de la machine. La transformation se fait totalement de manière artisanale. La production varie d'un village à un autre : elle est de 200 kg environ par mois à Sake, localité située à 27 km de Goma, de 400 kg à Buturande et de 600 kg à Kalengera. Mais "le revenu mensuel des producteurs des cannes à sucre a augmenté de 10 % au minimum dans la région".Depuis la fermeture de la sucrerie de Kiliba qui approvisionnait tout l'Est du pays, le sucre consommé dans la région ces dernières années était essentiellement importé de l'Ouganda. Financé par le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), le projet de production du sucre Panela permet donc de limiter les importations, souvent coûteuses, et aux paysans de mieux valoriser leurs cultures.
 
18 légumes orphelins

US info Kathryn McConnell    Washington - Une étude scientifique des végétaux indigènes de l'Afrique pourrait permettre de découvrir les moyens de subvenir aux besoins alimentaires d'une population en expansion et de susciter un développement durable. Jusqu'ici ces végétaux, qui sont pour la plupart des légumes, ont été en général négligés et jugés moins utiles que les légumes mieux connus provenant d'autres parties du monde qui sont répandus dans le continent africain. Ces légumes, que de nombreux Africains consomment encore, mais pour lesquels on dispose de peu d'informations scientifiques, sont :
- l'amaranthe, une plante verte consommée dans les basses terres humides de l'Afrique,
- le pois bambara ou voandzou, légumineuse qui produit des graines riches en fécule, en protéines et en huile et qui pousse dans les régions arides et très chaudes,
- le baobab, dont les feuilles contiennent des protéines, des vitamines et des minéraux et peuvent être séchées pour une consommation ultérieure,
- le niébé ou dolique, légumineuse qui pousse également dans des régions arides et que consomment quelque 200 millions de personnes,
- les pommes de terre indigènes, plus petites que de nombreuses pommes de terre vendues dans le commerce, mais qui contiennent deux fois plus de protéines,
- l'okra ou gombo, plante à rendement élevé qui résiste à de nombreux parasites et maladies et qui s'adapte à diverses conditions climatiques,
- le karité, arbre dont le fruit donne une graisse végétale solide servant à renforcer le goût et la digestibilité de plats régionaux et à produire des produits de beauté vendus dans le commerce.
Les autres variétés sont pour la plupart des légumineuses et des tubercules
 
L' omniprésence du Roi Dollar

 
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KINSHASA, Congo (AP) --  "Put your money in a bank?" exclaimed Jeanne Ubenge, 42, one of many moneychangers along a road in the capital that locals call Wall Street. "Only Americans and Europeans put money in the banks." While most people in this impoverished Central African nation don't do business in dollars, many Kinshasa residents depend on American currency more than their own Congolese franc. The preference for dollars is also practical: U.S. bills are simply easier to carry than the huge wads of Congolese francs some people are forced to transport around in bags. The largest Congolese note is 500 francs, worth less than a dollar. Consumer prices are expected to grow 10 percent in 2006, after jumping 21 percent in 2005 and increasing 4 percent in 2004, according to a report by the International Monetary Fund. Between 1997 and 2001, consumer prices more than quadrupled. he IMF refused to renew its backing of Congo's monetary policy in March, saying the country had not adequately reined in corruption or spending a state of affairs unlikely to change any time soon. Because so many in the capital use dollars as their default currency, new money printed or cash infusions from Central Bank reserves show up as a higher exchange rate. That then pushes more people to deal in dollars. Regions in the east trade the Congolese franc at vastly different exchange rates and many remote villages have given up on currency altogether subsisting primarily on traditional bartering, according to Roger Boulanger, a Congo expert at the Economist magazine's Intelligence Unit. Most of Congo's people see little of the wealth promised by Congo's large reserves of diamonds, copper and gold, among other resources. And those that do keep their money as far away from the government as they can. "About 84 percent of monetary transactions are outside the banking system" This means the potential tax base for any new administration is small, and hard to grow. In Kinshasa, the money changers say they don't expect a new administration to make much of a difference in their business. "The government doesn't influence us too much," Bungiena said. "We're autonomous. They don't exist so much for us."
 
Un maître de l'ombre, au grand jour
 
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LeSoft TRYPHON KIN-KIEY MULUMBA    Au total, cinq provinces élisent très clairement le nouveau Président de la République - celles de l’Est - contre six qui vont à son challenger - celles du Centre et de l’Ouest! .

 
Libération Christophe AYAD    Les élections n'ont pas levé le «mystère Kabila».  Il est resté ce jeune homme secret et mutique, aussi bon tacticien que piètre tribun.Qui est-il ? Que veut-il vraiment ? Ou n'est-il, comme on l'accuse, que la marionnette de la communauté internationale, le docile élève de «papa Chirac», le chouchou des Belges et des Américains ? On loue dans les chancelleries sa «capacité d'écoute», son «pragmatisme» dans les milieux d'affaires, notamment miniers. Il présente bien, et l'on finit par en oublier qu'il est, comme Bemba, un ancien chef de guerre, sans pitié... LeMonde Jean-Philippe Rémy    Dans les vides béants de sa biographie, le Congo tout entier semble s'être engouffré, tentant de définir qui, au juste, peut bien être Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo. Pour bon nombre de Congolais, il n'est au mieux qu'une énigme, au pire un hologramme inapte à endosser des habits de président, voire un étranger, un imposteur. Lui se tait. Timide, peu loquace, il déteste paraître en public et haranguer les foules, handicap sérieux dans un pays habitué à être dirigé par des magiciens du verbe. Ses succès n'y changent rien. "Méfiez-vous de l'eau qui dort, prévenait un habitué de la présidence. Au niveau politique, c'est un tueur, mais un tueur à petit feu, pas une brute. Il a appris à supporter les humiliations, à attendre son heure, puis à frapper, le moment venu."  Pour financer la campagne électorale de 2006 qui doit, enfin, le légitimer aux yeux du monde comme à ceux des Congolais, il n'hésite pas à mettre en oeuvre les vieilles recettes, en bradant les ressources minières du Congo pour remplir les caisses de campagne. Voici à présent le maître de l'ombre parvenu à son objectif : être élu président par les Congolais. LeMonde   Chronique   Attendu sur tous les fronts, le jeune président l'est en premier lieu sur la gestion des immenses richesses minières du pays. Osera-t-il remettre en cause les concessions qu'il a lui-même accordées au détriment de son pays à des sociétés étrangères et qui lui ont permis de financer sa campagne électorale ? Faute d'une telle volonté politique, le Congo risque de demeurer ce qu'il n'a cessé d'être depuis le règne du roi des Belges, Léopold II : un immense territoire voué au pillage.

Dissonnances et dissidences

LibreBelgique GÉRALD PAPY  Jean Omasombo, politologue au Musée royal d'Afrique centrale, à Tervueren relève d'ores et déjà les faiblesses du Président : la communication et les actes. La communication est incontestablement un point faible de Joseph Kabila, un sérieux handicap dans un pays qui a longtemps vécu sous la houlette d'un maître dans ce domaine, le président Mobutu. Qui plus est, Antoine Gizenga, pressenti pour assumer la fonction de Premier ministre par le camp Kabila, n'est pas davantage rodé à cet exercice, selon M. Omasombo. Deuxième lacune, plus fondamentale sans doute : depuis qu'il est au sommet du pouvoir, Joseph Kabila n'a pas posé les actes qui le placeraient parmi les stars de la bonne gouvernance. Et M. Omasombo de prendre pour exemple les contrats miniers scellés par M. Kabila qui n'ont pas nécessairement servi en priorité les intérêts de la population. Cette crainte est encore accrue par le fait que le futur gouvernement va devoir intégrer des personnalités de différents horizons; ce qui ne facilitera pas d'emblée la cohérence du projet dans un Etat qui est déjà très faible. Le politologue insiste sur le rôle primordial de la communauté internationale. Elle doit soutenir pendant quelques mois ou quelques années encore le processus de démocratisation et apporter, sans paternalisme, un "appui constructif" au gouvernement, c'est-à-dire en n'hésitant pas à dénoncer d'éventuelles dérives.
 
 
Congolese children ride through Kinshasa in a dilapidated vehicleReuters
 
Guardian Unlimited Chris McGreal Kinshasa     For a fleeting moment after Mobutu's fall there was hope. It could be found in the new head of customs, who was put in charge of combating corruption and brimmed with enthusiasm for change. And the immigration officer who proudly announced that this was the new Congo and he would no longer be asking for money. Laurent Kabila proved to be an authoritarian and insecure ruler, which translated into locking up his critics. And the corruption continued as ever with its destructive effects compounded by foreign invasion, civil war and deepening ethnic rifts that Mobutu had kept suppressed. Now Joseph Kabila’s critics say that, like Mr Mobutu before him, he serves the interests of foreign powers with an eye on the diamonds and cobalt mines (that's why the EU has sent peacekeepers, they explain on the streets of Kinshasa) while lining the pockets of the military and political muscle that helps keep him in power. "What is different from the Mobutu years? Look at the corruption. Look at Kinshasa; the roads hardly exist, the buildings are falling down, nothing works. They blame the war but there was no war in Kinshasa. There's something else. Our country got like this because Mobutu was serving the interests of foreigners, not his own people. It's still the same... People didn't vote for Bemba in the election. It was against Kabila. Anyone could have won those votes. Those who voted for Kabila have voted for what this country has had for almost its entire existence. It's what you see around you."

Reboisement des Virunga

La DernièreHeure Belga      La branche belge du WWF, organisation internationale de protection de la nature, va investir 500.000 euros pour la conservation et la reforestation du plus grand parc national du continent africain, le parc national des Virunga, qui s'étend sur 800.000 hectares et est riche en faune et en flore. Créé en 1925, le parc des Virunga, le plus ancien d'Afrique, avait  été baptisé "parc national Albert" en l'honneur du roi Albert Ier. Les 500.000 euros seront consacrés à l'achat d'arbres qui seront plantés par les populations locales pour éviter qu'elles ne s'approvisionnent pour le chauffage et la construction en déboisant le coeur de la forêt. Un programme d'éducation à l'environnement sera mis en place pour éveiller leur conscience quant à la nécessité de préserver les paysages et la biodiversité. WWF Belgique, qui fête cette année son 40e anniversaire, agit sur place notamment en apportant son soutien à l'institut congolais pour la conservation de la nature. La préservation de cette réserve naturelle comporte aussi des enjeux économiques. Le lac Edouard, par exemple, niché dans le parc national permet la survie directe de près de 30.000 personnes grâce à la pêche. Mais aussi le tourisme lié aux gorilles qui représente d'importantes entrées financières. Dans un contexte de changement climatique, l'organisation internationale présente dans une centaine de pays a, depuis sa création en 1961 (1966 en Belgique), élargi au fil des années son champ d'action aux sujets tels que les espèces, les forêts, les produits toxiques, le changement climatique, les océans et l'eau douce. Libre Belgique  On pourrait reprocher aux militants WWF de s'interresser plus à la vie animale qu'à la vie humaine, surtout dans une région bordant le Rwanda, endroit où il y a eu les massacres des tutsis, il y a plusieurs années. « Si nous essayons, par exemple, de sauver des hippopotames, c'est parce qu'ils jouent un rôle très important dans la chaîne alimentaire. Les hippopotames, s'alimentent en herbe, ensuite ils retournent dans l'eau pour se reposer, les poissons bénéficient ainsi des rejets de ces mammifères et la conséquence de ceci c'est que les pêcheurs arrivent à trouver en suffisance de la nourriture pour nourrir les populations avoisinantes. »
 
La nouvelle tribu de faiseurs de rois
 
Samedi 11 novembre 2006, à Kinshasa, des jeunes ont provoqué des incidents près de la résidence de Jean-Pierre Bemba, candidat contre le président sortant, Joseph Kabila. | AFP/ISSOUF SANOGOAFP

 
LeMonde Philippe Bernard    C' est une chanson du musicien Papa Wemba qui avait baptisé les moineaux du bitume congolais. Pour tous, ils sont alors devenus les "shégués", probable adaptation locale de "Che Guevara", audace et violence comprises, mythologie révolutionnaire en moins. "Ils sont 30 000, peut-être 50 000, dans tout le pays. C'est une véritable armée. Ils ont grandi dans la rue et n'ont rien à perdre."  Enfants abandonnés devenus voyous des rues, accusés de sorcellerie, ils forment un concentré ravageur de toutes les plaies de la société congolaise, la partie la plus visible de la cour des miracles qu'est devenue Kinshasa. Armée de réserve de tous les manipulateurs politiques, prêts à vendre leur force de nuisance au plus offrant, à la fois victimes et délinquants. Pour une poignée de francs congolais, un tee-shirt, voire un discours désignant "les étrangers" comme responsables de leurs malheurs, les shégués peuvent perturber une manifestation, gonfler un meeting, s'infiltrer dans le camp d'en face, créer l'insécurité dont on accusera ensuite l'adversaire. Dans un pays où, de l'électeur de base au ministre, le soutien politique se monnaie à tous les échelons, les shégués sont devenus "des boucs émissaires commodes. Toute la classe politique les manipule. Leur rôle dans les manifestations est monté en épingle et leur politisation exagérée. Sans les shégués et leurs multiples petits boulots, la ville ne tournerait pas".L'exploitation politique de ces jeunes errants masquerait ainsi un immense scandale social : le doublement, en dix ans, de cette population d'enfants livrés à eux-mêmes et persécutés par ceux qui sont censés les protéger, les membres des "forces de l'ordre". Des policiers recrutent des shégués, garçons et filles, et s'en servent comme appât ou comme guetteurs pour protéger des cambriolages ; ils les menacent pour leur extorquer le produit de leurs larcins, abusent d'eux sexuellement.
 
CongoForum ACP    Quel sera l' avenir des "Shegués" ? Leur poids socioéconomique et politique ? Il y a risque de les voir se constituer plus tard en une " tribu " composée et constituée d'une nouvelle génération d'enfants, - des filles, des garçons, des pères, des mères, des grand-parents - ayant une histoire commune, un passé commun, un présent commun, un avenir commun et une communauté d'intérêt à défendre vis-à-vis d'une société d'origine qui les a engendrés avant de les rejeter, une société qu'ils méprisent. Les causes de leur départ de la maison seraient le décès du père, l'irresponsabilité des parents, le divorce suivi du remariage du père (conflit entre l'enfant et la marraine), les troubles nerveux, la pauvreté du milieu familial, l'échec scolaire répété, la calomnie, les sévices et la sorcellerie. Ces mineurs, récupérés par la rue, fuyant l'attitude hostile de la société d'origine qui les a " mis au monde " à l'âge de six à onze ans, sont devenus adultes. Ils tissent entre eux des liens de mariage et nombreux sont ceux qui ont des enfants élevés dans des " cartons ". Qui sait si d'autres sont devenus des grands-parents ! Le sentiment d'autoprotection et de sécurisation du groupe les pousse à s'organiser pour défendre leurs intérêts. Ils ont même développé leur propre langage... Il y a fort à craindre qu'un jour les " Shegués " revendiquent leur droit à participer à la gestion courante de la respublica comme ministre, député ou sénateur ? Qui dira le contraire si l'on sait que, hier exclus de certaines fonctions, aujourd'hui les voix s'élèvent pour que albinos, handicapés physiques, sidéens et autres soient considérés comme citoyens à part entière ! La seule valeur de cette " tribu " réside dans le fait qu'ils ignorent les origines tribales, claniques, religieuses et même culturelles de ses membres, n'ayant qu'un seul ancêtre et patriarche commun : la " rue ". .

Le prix de la réussite scolaire

IRIN BRAZZAVILLE      Dans une étude non encore publiée, le Centre d’étude pour le développement de l’Université de Cape Coast, au Ghana a révélé que 11 pour cent des enfants scolarisés dans le pays étaient victimes de harcèlement et d’abus sexuels à l’école ; 90 pour cent d’entre eux sont des filles. Six pour cent des victimes interrogées ont expliqué avoir été menacées par leur professeur ou le responsable de l’établissement si elles ne consentaient pas à avoir un rapport sexuel. Un tiers d’entre elles avait moins de 14 ans, près de 70 pour cent moins de 18 ans. Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance, Unicef, à l’origine de l’étude et d’une réflexion plus globale sur ce phénomène, menée en 2004, les professeurs offrent ainsi à leurs élèves de bonnes notes aux examens, un soutien scolaire ou tout autre traitement préférentiel. «Le professeur mâle va toucher les seins de l’élève en prétendant l’aider à lire son livre d’exercice en cours, il va lui ordonner de venir dans son bureau et là, il va la molester. Pour beaucoup de filles, cette invasion dans leur espace privé est inévitablement liée à leur vie scolaire». L’Unicef a tenté d’expliquer la responsabilité des jeunes filles dans les situations de concubinage, de harcèlement et de violences sexuelles. «Si des filles démarrent des relations sexuelles avec des professeurs ou des hommes âgés pour se marier, d’autres font face à de telles pressions financières pour payer les frais de scolarité, les livres et l’uniforme, ou simplement pour survivre, qu’elles n’ont pas beaucoup de choix», a ajouté Fiona Leach, expliquant que contrairement aux garçons, les filles trouvent difficilement des ‘petits boulots’ et considèrent leur corps comme leur unique atout. Il semble qu' une «étudiante est capable de gérer trois garçons sans qu’ils ne s’en rendent compte. Entre 15 et 24 ans, les jeunes filles ont beaucoup de partenaires sexuels».

Tshiluba et les frères Soriano
 
Frederick Chiluba with his wife, Regina


BBCnews     Zambia's ex-President Frederick Chiluba is not medically fit to stand trial on corruption charges, a court has ruled.  A medical examination was ordered after his personal doctor told the court that Mr Chiluba needed a heart transplant. The state has been ordered to release Mr Chiluba's passport immediately so he can seek treatment in South Africa. The former leader and two businessmen deny charges connected to the alleged disappearance of $488,000 from state funds during his time in office. Earlier charges against the former president, involving the disappearance of $35m, were dropped in Zambia but were revived last year in a UK court.  Independent 2005     ZAMBIA had begun legal action against its former president, Fredrick Chiluba, and a Congolese businessman and his associate Katebe Katoto, in an attempt to recover pounds 20m that was allegedly used to buy properties and to fund a lavish lifestyle instead of buying arms. Southsan Fugitive Congolese businessmen Moses Katumbi, is also being sought by the Zambian government over his "dubious" arms deal with embattled former president Frederick Chiluba.
 
TheZambian  2004 Brian K. Tembo    Dr Chiluba totally denied that he was a long time friend of Katebe Katoto. He explained that he had met the gentleman through the introduction by one of the former defence chiefs at State House when they paid a courtesy call on him. He claimed that he was presented with credentials that the man was a renowned businessman having got awards from Belgium and the US. He also denied having been involved in the procurement of an military equipment as he stated that such procurement was the sole preserve of the Ministry of Finance and the experts at the Ministry of Defence. Tshiluba met with Raphael Katoto Katebe Soriano but they had not come to a mutually accepted agreement. The reason why the equipment was not delivered was because government failed to meet its contractual obligations. A payment of 40% of the $100m was required. The government was required to come up with 25% and Katebe offered to loan the government the other 15% hence the agreement for this loan. The government only paid $20.5m leaving a balance of $4.5 to meet the minimum they were supposed to deposit with the vendor. The defence chiefs had gone to Belgium and inspected the equipment. 
 
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