Lumumba et Indépendance assassinés

Publié le par Grand Beau et Riche Pays


Hier, l' Indépendance assassinée

AP Brussels - Forty-five years after the murder of Patrice Lumumba, who gave the order to kill him? Historians agreed that Belgium - which on June 30 1960 ended a century of colonial rule in the DRC - conspired to overthrow its only democratically elected prime minister. Some maintained that the Belgian political elite, including then-King Boudouin, were directly to blame for his execution. Now Jacques Brassinne, a leading Belgian expert on events leading up to the murder, had established that - while Belgian officers took an active part in the operation - the man who directly ordered the execution was Godefroid Munongo, interior minister of Katanga, the mineral-rich province that broke away from the DRC immediately after independence. According to the historian, Katanga's leaders, headed by Moise Tchombe, had no knowledge of Lumumba's impending arrival until the plane touched down in Elizabethville - today's Lubumbashi.Tchombe and his government ministers later convened a secret meeting in a house near the airport, where the decision was made to execute the trio. Brassinne, who at the time served in the Belgian consulate in Katanga and later wrote a doctoral thesis on the events there, said: "The decision to kill them was made by Munongo, who insisted they should be put to death. "Tchombe and others wanted to keep him in jail, but eventually acquiesced to Munongo's insistence that he be eliminated."
 

Demain, la tutelle élue

Le Soir – Le carnet de Colette Braeckman Le délai d' un second tour permettrait de négocier avec les «présidentiables» certains points portant sur l’«après élections»: comment «nettoyer» le sommet de l’Etat de certains éléments que les Occidentaux considèrent comme douteux.. Un autre point portera sur les rôles respectifs du «comité des sages»composé d’Africains, présidé par l’ex-président mozambicain Chissano et venant d’entrer en fonctions, et celui du CIAT lui-même, dominé par les Occidentaux et qui devrait cesser d’exister avec la fin de la transition. Les deux candidats au deuxième tour, toujours en quête de soutiens extérieurs, se montreront évidemment plus réceptifs aux suggestions qu’un éventuel vainqueur à la majorité absolue…

SpiegelOnLine 
Hans-Jürgen Schlamp     Much as in Liberia and Mozambique, the new government in Congo will begin governing essentially as a Western protectorate. In two confidential meetings,  experts from the World Bank and the International Monetary Fund (IMF) met with emissaries of the United States and the European Union to come up with the blueprint of a future government policies of Congo. No Congolese were invited to attend either meeting. where they agreed on two main policy - "security" and "transparency in economic and government." The first priority is reforming the police and the army while building a justice system that observes its own laws. The second key condition for a successful reconstruction of Congo is an efficient use of the funds. Every government contract, all aid money and every public expenditure will have to get the okay from Brussels and Washington. This means that the country's major economic project will also be placed under Western supervision. "Congo could be one of the wealthiest nations in the world". So far, the rights for extracting and exporting resources were typically sold to American, Belgian and South African companies at prices far below value. Millions were transferred to the bank accounts of the Congolese warlords in return. But Congo's regular state revenues were just $800 million in 2005. That's only about what a small Western European city usually takes in each year. Fundamentally changing this will be a difficult balancing act. The Congolese will either agree to strict economic and political conditions or the Western powers will cut off aid to the strife-torn country. Support will come from a black "council of advisors" -- another idea hatched by Western governments. The plan is for well-known African politicians such as Joaquím Chissano, Mozambique's former president, and Nicéphore Soglo, his colleague from Benin, to make policies crafted overseas more palatable to Congo's citizens.

Tresses des rues

Illustration de l'article










CultureKnet   Turine Ngwala  Les modèles de tresses des mèches sont nombreux tels que les gros bébés, les racines, les cordelettes, les etchoubellés, les écailles… Pour les petites tresses, les tresseuses peuvent utiliser jusqu’à 10 paquets de mèches sur une tête, ce qui prend plusieurs jours de travail. Un paquet des mèches coûte 600 francs congolais et s’il faut utiliser 10 paquets ce qui nous donne 6000 francs congolais qui fait 14 dollar et à ce montant vous ajoutez la main d’œuvre. Dans un salon moyen (de la cité ) on peut aller jusqu’à 30 dollar américain pour se faire tresser. Dans un salon chic, on va au delà de 50 dollar américain.

Véron-Clément Kongo Lepotentiel    Le recours très fréquent aux tresses avec fibres synthétiques (mèches, plantes) est nuisible au corps humain et a des conséquences sur la santé. Si les stresses sont très serrées, il s’en suit une excitation des terminaisons des nerfs de peau qui provoque une douleur et oblige souvent les porteurs à se gratter la peau du cuir chevelu. Certaines personnes (surtout les enfants) n’hésitent pas à s’arracher ces mèches ne supportant plus cette douleur. Quand on défait la coiffure, les cheveux sont arrachés en même temps que les fibres. Les hommes prédisposés à la calvitie et utilisant les fibres s’exposent à l’accélération du processus de chute des cheveux. En outre, les cheveux sont investis par les poux s’ils ne sont pas bien lavés. Les poux mordent le cuir chevelu pour sucer le sang et causent d’intenses démangeaisons provoquant ainsi des lésions et alcées sur le cuir chevelu qui pourrait être infecté. Par ailleurs, suite au manque d’aération du cuir chevelu, les mèches ou greffes dégagent une odeur désagréable.

Enfants des rues
 
 
Sur http://www.ajrd.populus.ch/ L’Association des Jeunes de la rue pour le Développement en sigle A.J.R.D.

AP Kinshasa Personne ne sait combien la République démocratique du Congo compte d'enfants de la rue. Les ONG estiment qu'ils seraient entre 25.000 et 40.000 rien que dans la capitale. Marginaux d'entre les marginaux, ils sont parfois victimes d'assassinats, de rafles, persécutés pour sorcellerie, utilisés pour les manifestations politiques... Aujourd'hui, dans d'innombrables foyers, il n'y a pas assez d'argent pour nourrir tous les enfants chaque jour: c'est donc à tour de rôle qu'on leur donne à manger... D'autres familles les chassent tout simplement, avec souvent comme prétexte qu'ils sont "enfants-sorciers", porteurs du mauvais oeil et mis au ban de la société.

Manicures des rues 
 
 
 
BBCAfrique    On connaissait le phénomène des vendeurs à la sauvette, courant dans plusieurs villes africaines ; un nouveau phénomène commence à faire son apparition : celui des "salons de beauté" en pleine rue.A Kinshasa, la capitale de la RDC, ils sont nombreux à prendre d'assaut les rues pour s'occuper des ongles de leurs concitoyens. Pour se faire remarquer et proposer leurs services, les manucures de la rue se promènent avec de petites bouteilles vides, qui leur servent de castagnettes.Pas étonnant donc qu'ils traitent les ongles dans les rues, parfois au milieu d'immondices

L'Invisible Dieudo
 
Depuis Avignon  Le frère a 7 ans lorsqu’il est envoyé, par son père sans le sou, comme apprenti maréchal-ferrant. Hanté par la grande différence de parcours de son frère cadet apprenti sorcier, il grandit. Par temps de guerre, ils émigrent en Belgique, étrangers aux odeurs, à la ville, à la bière et à la pluie. L’un porte l’autre, tel un fardeau. Plus le frère s’intègre dans sa nouvelle patrie, plus l’autre semble devenir “Invisible”…
 
 
 
www.ruedutheatre.info Isabelle PLUMHANS  Dieudoné Kabongo monologue  l’Invisible. Pendant une heure, il occupe ainsi l’espace, y interprétant plusieurs personnages, voyageant dans plusieurs lieux, le tout dans une grande économie de décor. Une grande sobriété préside en effet à la mise en scène : un socle en fer, une chaise… Malgré cela (ou peut-être grâce à cela) nous suivons le personnage, de sa maison, de son village, à son exil en Belgique, ce « pays pluie ». Un voyage dans la langue, puisque l’auteur l’a triturée en tout sens, pour mieux en faire ressortir la puissance. Ainsi l’évocation du pays d’origine du personnage, frappé par la guerre, est d’une violence inouïe. « La guerre, vous, vous y croyez. Mais vous ne savez pas. Nous, on sait, mais on ne peut pas y croire. ». En quelques mots, tout est dit. L’horreur de l’arrachement à la terre, cette terre dont on vient, dont on est fait, et qui devient folie. Partir vers un ailleurs qui n’est pas le vôtre, et ne le deviendra jamais… Et si vous retournez aux sources, vous n’appartenez plus vraiment à ceux « de là-bas »… Quel est cet invisible en chacun de nous qui est notre sol, notre identité ? Comment le conserver malgré tout, malgré les arrachements de la vie ? Que reste-il de ces racines quand on est « désolé » ?

Le visible Mutombo
 
Photo
 
 
AFP     Du haut de ses 2,23 m, Dikembe Mutombo, star du championnat nord-américain de basket-ball (NBA), entend bien "renvoyer l'ascenseur" au pays de son enfance, la République démocratique du Congo (RDC), où il inaugurera un hôpital un hôpital de 300 lits "aussi moderne qu'en Amérique".  Quand il était petit, à Kinshasa, il voulait être médecin. Septième d'une fratrie de dix, au niveau de vie modeste, il a débarqué aux Etats-Unis à l'âge de 21 ans, titulaire d'une bourse pour étudier la médecine à la Georgetown University de Washington. Là, il a été remarqué par un entraîneur de basket qui l'a lancé sur les parquets, le propulsant dans les grands clubs des Etats-Unis. Il est sacré quatre fois meilleur défenseur de la NBA, huit fois meilleur joueur All-Star et empoche désormais deux millions de dollars par an. Il parle neuf langues et chausse du 54. Alors quand il arpente les pistes africaines, on le "prend pour quelqu'un venu de l'espace". "Les gens s'interrogent: qu'est-ce qu'il y a derrière tout çà. Ils se demandent si je fais ma promotion, si je veux être président", raconte Dikembe Mutombo, alors que viennent de se tenir en RDC les premières élections démocratiques et libres en plus de quarante ans. "Il n'y a jamais eu d'homme politique dans ma famille", dit-il tout sourire, et "comme mon père dit toujours: n'essaie pas d'être le premier ni le dernier".

Kinshasa fait match

LeSoleileValleyField Mario Pitre    L'évêque canadien du diocèse de Valleyfield, Monseigneur Luc Cyr, s'est montré satisfait de ce qu'il a vu à titre d'observateur des élections. " Certains ont marché jusqu'à 15 kilomètres pour aller voter". Mgr Cyr s'est rendu à Lubumbashi. "Les gens étaient sensibilisés sur le fait qu'ils ne devaient pas nécessairement voter pour les candidats qui leur faisaient des cadeaux, ou voter comme leur conjoint." L'évêque a également effectué 8 heures de route jusqu' à Kasenga où<il a pris part à une messe (photo) et constaté l'état de l'organisation électorale. "Le défi réside maintenant dans l'après-élection, c'est pourquoi une campagne a été entreprise afin de faire accepter les résultats, et faire comprendre aux gens que dans un processus démocratique, il y a des gagnants et des perdants".
 
 
 
Guy De Boeck CongoForum    La transition aurait eu un merveilleux effet simplificateur. Jusqu’ici, quand on évoquait un éclatement du Congo, c’était plutôt en 480 qu’en deux. L es swahiliphones ne feraient preuve d’aucune arrogance, au conraire des lingalaphones de Kinshasa. Mais parler du Congo est un leurre. Cela ne concerne généralement que Kinshasa...Mais si pour l’instant, il n' y a pas de coupure Est-Ouest;, il y a deux questions qu’il faudra affronter un jour ou l’autre. Les Congolais de toutes provenances sont ils égaux quant à l’accès au pouvoir ?  Comment opérer, en douceur, le cancer kinois ?

CongoForum Willy Ngoie   Il n' y a rien de plus faux que la fracture Est-Ouest. D' une part, Kabila a glané des voix dans presque toutes les circonscriptions de l' Ouest, ce qui donne une certaine assise nationale à son avance quantitative. Par ailleurs, les 33 candidats ont eu des électeurs dans l' ensemble du Pays, même les coins les plus reculés et où ils n' ont pu faire campagne. Qu' ils aient trouvé partout une clientèle politique témoigne de la mixité réelle des populations.

Le Carnet de Colette Braeckman    Kinshasa  s’est vengée.  Ce sont ses 12% de votes qui emporteront le résultat final, accordant à Kabila une victoire au premier tour, ou le renvoyant vers un deuxième round, où cartes et gants de boxe changeront de mains. Car enfin, c’est bien dans la capitale que la collecte des bulletins et des PV aurait du être la plus facile, la plus rapide.  C’est dans cette ville, où chacun se promène le portable à la main, où les écrans de télévision scintillent dès le matin, que les communications sont les plus faciles, où l’information circule à jet continu.  Et cependant, c’est à Kinshasa que le dépouillement a traîné, que les opérations sont contestées. Sombre revanche pour une ville où les politiciens, se vantant de l’allégeance de leurs fiefs respectifs, répètent qu’elle n’est pas représentative de l’ensemble du pays, reprochant à la métropole, arrogante et misérable, de trop consommer sans produire, de trop crier sans jamais accoucher de la démocratie… Aujourd’hui, par sa violence latente, par le suspense qu’entretient le décompte des voix, Kinshasa rappelle qu’elle demeure une faiseuse de rois, qu’il s’agisse du catch, de la musique ou… de la politique.
 
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