Dernière ligne courbe

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

L' angoisse chez les bureaucrates de vote 

Workers for the upcoming July 30 election check their assigned polling stations on a list outside the electoral commission in Kinshasa. (Michel Euler, AP)

2 minutes 30 avec chacun des 33

RFIactualité: sur 
http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/079/article_45212.asp
 
Minorités.org Mehmet Koksal    "Biographie des acteurs de la Transition" est remarquable ouvrage dirigé par Jean Omasombo et Erik Kennes et publié par le Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren (Belgique). Le recueil, qui se présente sous la forme d’un Who’s who géant de A à Z comptant 264 pages, passe au crible la biographie de l’élite politique congolaise (RDC) en analysant minutieusement le parcours de chaque acteur dans la guerre des clans que se livre le pays depuis ces cinq dernières années. Le livre fournit des informations allant du parcours politique à l’origine ethnique en passant par le caractère personnel de chaque personnalité répertorié. Une lecture passionnante qui ouvre les portes du pouvoir congolais à travers ses dirigeants d’aujourd’hui et de demain.
AfricaMuseum Tervuren    Les quinze années de cette longue transition ont vu l’accélération et la complexification du phénomène de la circulation des élites politiques. Au cours des six années de la première transition, vite embourbée dans des querelles confuses pour le pouvoir, les partis politiques ont proliféré, une dizaine de gouvernements se sont succédé et parfois juxtaposés. L’arrivée au pouvoir en mai 1997 de L. D. Kabila avec l’afflux de nouveaux acteurs issus des diasporas congolaises, composées en partie de « revenants » de phases anciennes de l’histoire du pays, a provoqué un large renouvellement des élites du pouvoir. Et la guerre surgie en août 1998, avec les rébellions qu’elle a engendrées et qui s’en sont nourries, a encore complexifié le paysage politique en créant des arènes rivales de pouvoir. Ce dictionnaire biographique s’attache aux acteurs de la dernière période de transition, celle qui s’est ouverte le 30 juin 2003 et qui doit se clôturer le 30 juin 2006. C’est une élite politique nombreuse et composite que le « partage du pouvoir » sur lequel a débouché le dialogue intercongolais a fait affluer à Kinshasa.
 
Martin Ekwa les connaît bien

Libre Belgique MARIE-FRANCE CROS   
Le père Martin Ekwa, jésuite, a l'âge et l'expérience pour remettre en perspective les enjeux des élections. Les 33 candidats à la présidence «ne diffèrent les uns des autres en rien de fondamental, ni par l'idéologie, ni par le projet de société. Ils veulent être élus pour faire quoi? Qu'ont-ils en tête: la compassion pour la misère du peuple ou leur gloire personnelle. Tous ne peuvent sérieusement penser qu'ils ont de bonnes chances d'être élus. Plusieurs, d'ailleurs, ont fourni peu d'efforts pour l'être. Alors pourquoi ont-ils payé 50 000$(1) ? Parce qu'être candidats à la présidence fait d'eux des gens importants?  .. Le régime Mobutu était immoral, voire amoral; il faudra du temps pour éliminer cela. La corruption est implantée à un point dont vous n'avez pas idée...Ces dernières années, on a vu que celle-ci gagne rapidement les nouveaux arrivés au pouvoir. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas de tradition de pouvoir moderne. Il n'y a pas de garde-fous suffisants. La tradition congolaise connaissait le pouvoir et ses contrepoids.  Mais les chefs coutumiers sont multiples et les coutumes différentes. Quel point commun y a-t-il entre un Mobutu, de l'Equateur, où voler est une ruse, une démonstration qu'on sait «se débrouiller» dans la vie, et un Kasa Vubu, du Bas-Congo, où le vol est un crime? C'est la Belgique qui a fait de ce pays une nation, dont le dénominateur commun était l'enseignement du colonisateur. Aujourd'hui, un certain nombre de Congolais ont le même niveau d'enseignement que les Européens, mais ce n'est pas un héritage traditionnel. Au fond, nous, Congolais, nous avons parcouru des siècles en quelques dizaines d'années. Il faut laisser le temps au temps».

Dialoguer avec 7 électeurs de Lubum
 
Composite image of Lubumbashi market community
 
Voters in Lubumbashi head to the polls on 30 July to elect a president and parliament

 
Le probable premier député "blanc" est contre l' mmigration sauvage
 
AfricaNews, via mediacongo.net Franck Mandi    Seul "Blanc" candidat à la députation nationale, Jacques Chalupa, né d'un métis d'origine congolo-portugaise et d'une mère grecque, est très fier de brandir sa nationalité congolaise acquise par le droit de sol. Chalupa est né à Uvira, dans le Sud-Kivu et a fait toute sa vie au Congo. Candidat indépendant dans la circonscription de la Lukunga, appelée aussi Kinshasa, Chalupa  a été vite adopté par les Kinois blasés de la classe politique et déterminés à en finir avec elle. Chalupa, opérateur touristique et entrepreneur propriétaire d'une société de marketing publicitaire qui a gagné le marché de conception et de fabrication des affiches d'un bon nombre des candidats aux élections du 30 juillet, n'a pas eu du mal à se faire accepter dans l'opinion dont il affirme faire partie. Le thème de sa campagne "Pourquoi pas Chalupa ?" Son cheval de bataille : se battre pour mettre en place une politique d'immigration de développement. "Je ne comprends pas pourquoi et comment on laisse les étrangers rentrer dans notre pays illégalement et au mépris des lois en la matière et, une fois arrivés, ils versent dans l'exploitation illicite de nos richesses naturelles... Il faut que chaque expatrié qui aimerait s'établir ou opérer en RD Congo ait un sponsor. Cela permettrait de contrôler les mouvements et les activités de nos hôtes". 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Kigali restera dans l' ombre  
 
AFP KIGALI    Le Rwanda, en guerre ou en froid depuis dix ans avec la République démocratique du Congo, a récemment amélioré ses relations avec Kinshasa dans la perspective notamment des élections, où Kigali ne se fait aucune illusion sur les chances de victoire de ses protégés. "Le Rwanda a compris que le RCD-Goma allait perdre (beaucoup) dans ces élections et qu'il devait avoir de bonnes relations avec le futur gouvernement" de RDC. Le poids de la communauté internationale - qui finance la quasi-totalité du processus électoral en RDC, où l'Onu entretient sa plus importante force de paix dans le monde - a également certainement joué dans le réchauffement entre Kigali et Kinshasa, relève, sous couvert d'anonymat, un autre expert de la région. "Le dégel rwando-congolais est le résultat des efforts diplomatiques de certains des principaux pays donateurs. Le Rwanda a choisi de s'incliner face à ces pressions, car actuellement il semble plus soucieux de son image dans la communauté internationale que de sa sécurité..  Mais, bien sûr, Kigali va conserver sa capacité à user d'autres méthodes - y compris militaires - si ses intérêts immédiats sont menacés par la poursuite du chaos en RDC". A cet égard, la relation entre le Rwanda et la RDC reste "très délicate et fragile". Une normalisation totale entre les deux pays dépendra certes du vainqueur de la présidentielle congolaise mais aussi des résultats "des élections provinciales dans l'est". Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, frontalières du Rwanda, ont été le berceau de nombre des crises qui ont secoué la région. Elles servent toujours de refuge à des bandes armées et à des milices, source d'insécurité pour la population et de potentielle nouvelle déstabilisation pour la région. Dans ce contexte, Kigali verrait d'un très mauvais oeil des hommes politiques ouvertement hostiles au Rwanda prendre la direction de ces provinces.

C' était sans rancune
 
Edition Lharmattan SANS RANCUNE de Thomas Kanza    Roman-charnière de la littérature du Congo-Kinshasa, Sans rancune raconte le parcours social, dans les années 50, d'un personnage qui, à l'image de son auteur, Thomas Kanza, devient le premier congolais laïque à suivre des études universitaires en Europe.. Publié en 1965, le livre était devenu introuvable. Le voici réédité, dans une version entièrement revue et augmentée par l'auteur lui-même autour de l'an 2000. Le récit est précédé d'une introduction sur le contexte sociopolitique de la jeunesse de Thomas Kanza et d'une lecture approfondie qui souligne les différences majeures entre les deux versions du roman. 
Jean-¨Pierre Orban    Le troisième volume de l’« L’Afrique au coeur des lettres » s’inscrit dans la ligne de la collection: faire connaître des oeuvres significatives qui portent un regard littéraire exemplaire sur le continent. Sans rancune fait indubitablement partie de celles-ci. Ecrit par le premier universitaire laïque du Congo, le roman fut publié en 1965 à Londres sous un nom d’éditeur fictif, puis devint pratiquement introuvable. Au terme d’une brillante carrière politique et universitaire, Thomas Kanza en reprit le texte vers l’an 2000 et en fournit une nouvelle version, fortement remaniée. En précisant, cette fois sans inhibition, sa vision des rapports entre colonisateurs et colonisés...
 

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