De la mine aux mayi mayi

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Il y a  cent ans naissait une Union Minière, déjà centenaire...

 
Libre Belgique     Le livre «De la mine à Mars. La genèse d'Umicore» (par René Brion & Jean-Louis Moreau Editions Lannoo), raconte l'histoire, au travers de deux siècles, de l'ex-Union Minière, l'un des derniers fleurons belges, issu d'une dizaine de sociétés minières et de fonderies, qui a progressivement évolué en un groupe international actif dans la technologie des matériaux. Au chapitre «heures de gloire», le livre raconte, entre autres, la collaboration avec le prix Nobel Marie Curie qui a travaillé, à Olen, à la production de radium dans les années 1920. Les auteurs donnent également des éclairages nuancés, émaillés de nombreuses citations, sur plusieurs pages controversées de l'Umicore: la fourniture aux Américains d'uranium (ayant servi à la construction de la bombe nucléaire lancée sur Hiroshima et Nagasaki) pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide; son implication lors de la sécession du Katanga ainsi que la politique sociale de l'Union Minière du Haut-Katanga vis-à-vis des travailleurs congolais. L'ouvrage montre aussi, et c'est moins connu, que beaucoup de grands hommes politiques sont intervenus dans l'histoire du groupe. Cela va de Paul-Henri Spaak aux présidents américains Kennedy (pendant la crise congolaise) et Truman (guerre froide). «L'exploitation riche des gisements de cuivre au Katanga a toujours suscité les jalousies les plus féroces des Américains», observent les historiens.
 
Le Triangle de la mort

Government soldiers in the Katanga Province. © 2006 Marcus Bleasdale

 Galerie photos de Marcus Bleasdale (Le Le Triangle de la mort - Géographie de l' horreur au Katanga"
 sur http://hrw.org/french/campaigns/congo/drc/2006/katanga/

 
Human Rights Watch    En novembre 2005, l’armée congolaise lança une offensive militaire afin de briser une rébellion menée par les Maï Maï au Katanga. Des soldats du gouvernement ont systématiquement regroupé des centaines de civils soupçonnés d’être Maï Maï et en ont délibérément tué et torturé à mort des centaines. Ils ont aussi violé collectivement plusieurs femmes accusées d’avoir soutenu les Maï Maï. Des combattants Maï Maï, sous le commandement de Kyungu Mutanga, plus connu sous le pseudonyme de Gédéon, et d’un autre dirigeant Maï Maï, Makabe Kalenga Ngwele, ont eux aussi tué, violé et agressé de manières diverses nombres de civils depuis 2002. Dans certains cas, les Maï Maï ont publiquement torturé leurs victimes avant de les tuer et les manger au cours de cérémonies publiques visant à terroriser la population locale.   
Le groupe Maï Maï du Katanga a été crée pour jouer le rôle de force de résistance populaire contre l'envahissement des armées étrangères en provenance de l’Ouganda et du Rwanda. Mais il s’est, un peu plus tard, retourné contre le gouvernement central et les communautés locales.  « Si le président Kabila et les autres ministres du gouvernement participants à la course électorale sont sérieux quant à leur promesse d’engagement en faveur de la justice, ils ne devraient pas nommer des criminels de guerres présumés aux plus hautes fonctions de l’armée et devraient traduire en justice leurs propres soldats accusés de tels crimes » remarque Des Forges. « Une armée nationale entièrement composée de criminels de guerre est incapable de mettre en œuvre une atmosphère de sécurité à ses citoyens durant, et même après les élections. »
 
Interrogations sur les élections
 
Business Day -Sapa-AP    KINSHASA,      Kinshasa voters  will have to grapple with a monster ballot paper of six pages, each as big as a man’s chest, featuring the names, party symbols and photographs of more than 800 candidates contesting 17 seats in one of the capital’s four electoral districts. Most countries in transition to democracy had ballot papers listing only parties, not candidates. But members of Congo’s interim parliament were so thrilled with their first elections they decided that all candidates deserved to have their names and photographs on the ballot papers. Ballot papers for the capital’s other three districts have only five of the 86cm by 86cm pages.
 

AFP BERLIN    Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a demandé aux Européens de contribuer à "une stratégie post-élection" en République démocratique du Congo, afin que ne se répètent pas une nouvelle fois les "échecs" du passé dans d'autres crises. "Nous ne devons pas répéter en RDC les échecs qui ont été enregistrés dans  de trop nombreuses réponses internationales à des situations post-conflit, échecs causés par le manque de fonds, l'absence de coordination, et une course pour s'en aller le plus vite possible... Trop souvent, le résultat a été que la paix acquise de haute lutte s'est écroulée, et que la communauté internationale a dû revenir quelques années plus tard ... Une fois que les bureaux de vote seront clos, les partenaires internationaux du Congo auront un important rôle à jouer pour aider à construire et à mettre en oeuvre une stratégie post-élection, en aidant les Congolais à réformer leur secteur de sécurité, en entraînant leur police et en améliorant la gouvernance".

KINSHASA,(AFP) -     La paix et la démocratie ne s'installeront durablement en République démocratique du Congo (RDC) que si les bailleurs internationaux et le gouvernement oeuvrent à restaurer l'autorité de l'Etat, en luttant contre la corruption, selon International Crisis Group (ICG). Dans le cas contraire, il risque d'émerger, après les élections présidentielle et législatives du 30 juillet, toute "une classe de politiciens et d'anciens chefs de guerre" qui pourraient être tentés de "tirer avantage de la faiblesse de l'Etat et de lancer de nouvelles insurrections",.  L'ONG, qui relève que la corruption est un mal endémique depuis l'indépendance du pays en 1960, avance qu'une partie des ressources actuelles de l'Etat sont prélevées à des fins privées ou pour financer la campagne électorale. Entre 60 et 80% des taxes douanières sont détournées et dans le secteur minier - "particulièrement propice à la corruption" - des contrats sont signés sans que l'Etat n'en profite. Les différents postes au gouvernement, au parlement, dans l'administration et les entreprises publiques ont été partagés entre les ex-belligérants. .L' ICG juge également qu'il faut renforcer les institutions pour qu'elles ne "restent pas des coquilles vides", principalement le parlement et les tribunaux, qui n'ont pas assez de ressources pour "fonctionner efficacement". Le pouvoir judiciaire est "très politisé", et pour preuve, "pas un responsable n'a été jugé durant la transition pour corruption".

Télécharger  "Escaping the Conflict Trap: Promoting Good Governance in the Congo" sur http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?l=1&id=4276 
NAIROBI, (AFP) -  Déjà en octobre 2005, l'organisation International Crisis Group (ICG) éstimait que les élections de 2006 pourraient provoquer une "violence généralisée" affectant la stabilité de l'Afrique si la situation du pays n' avait  pas évolué évolué."Il y a des raisons valables de craindre une manipulation des élections et même la rechute de la RDC dans une violence généralisée, qui représenterait un risque sérieux pour l'unité du Congo et la stabilité d'une grande partie du continent...Le risque majeur (...) c'est le maintien du statu-quo. Les élections auront lieu, pas grand chose ne changera et cinq ans plus tard les combats reprendront parce que les causes de la guerre n'auront pas été réglées".
 
Anti-palu: se faire piquer 4 fois par jour
 
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Jeune Afrique     L' inventeur sud-africain Gervan Lubbe a mis au point un bracelet-montre antipaludisme, qu’il a baptisé « Malaria Monitor ». Cette montre « détecte le parasite et le détruit si vite qu’il n’y a plus aucun risque d’issue fatale, et que l’on ne ressent même pas les premiers symptômes ». La montre qui coûte 280 dollars US est dotée d’une minuscule aiguille qui pique la peau quatre fois par jour pour vérifier la présence ou l’absence de parasites dans le sang. S’il y en a plus de 50, une sonnerie se déclenche et une image de moustique en couleur apparaît sur le cadran. L’utilisateur doit alors prendre trois comprimés qui élimineront totalement les parasites dans les quarante-huit heures. Ce principe du test permanent est séduisant, encore qu’on n’explique pas comment il peut fonctionner sous une forme aussi réduite. Mais surtout, il ne donne aucune précision sur les comprimés utilisés. Or, quelles que soient les vertus de remèdes à base d’artémisinine sur lesquels les plus grands laboratoires travaillent actuellement, il n’en existe aucun, qui, en trois comprimés et en quarante-huit heures, débarrasse du Plasmodium falciparum. 
 

BusinessReport    By Neesa Moodley Durban -     Gervan Lubbe invented the malaria monitor after he was approached by a major mining company that operates in Africa, which was suffering financial losses due to the effect of malaria on its workforce. Demand for the malaria monitor is so great that a marketing campaign ahead of its launch later this year has already attracted more than R500 million in local and international orders. The device operates with batteries and is water resistant. According to the World Health Organisation, between 80 percent and 90 percent of malaria deaths occur in sub-Saharan Africa, where 90 percent of people infected with the disease live. There are between 300 million and 500 million cases of malaria each year, resulting in between 1.5 million and 2.7 million deaths annually.
 
Les nouveaux envahisseurs du Monde?
 
Migrant routes

BBCnews: Map of main routes into Europe
 
LesEchos    Jacques Chirac approuve la politique française  en matière d'immigration. Il faudrait «prendre les choses à l'origine sur l'immigration». «On ne peut pas régler un problème totalement en dehors de son contexte, le contexte est évidemment Nord-Sud», a-t-il analysé. «Vous avez aujourd'hui en Afrique 950 millions d'Africains, dont 450 millions ont moins de 17 ans. En 2040, ils seront deux milliards ; si on ne développe pas cette Afrique, ils inonderont le monde».

RABAT (AFP) Pierre AUSSEILL  - L'Europe et l'Afrique occidentale ont scellé mardi à Rabat un partenariat inédit, mais encore flou sur sa mise en oeuvre et son financement, pour tenter d'endiguer les déferlements désespérés d'émigrants africains aux portes sud de l'Europe, en particulier l'Espagne. Le Plan d’action de Rabat préconise la « mise en place, dans le respect de la dignité et des droits fondamentaux des personnes de systèmes efficaces de réadmission dans l’ensemble des pays concernés » des émigrants entrés irrégulièrement en Europe. Il prône des « campagnes de sensibilisation pour les immigrés potentiels sur les risques de l’immigration illégale », la dotation des pays africains d’une « base de donnée numérisée pour lutter contre l’immigration clandestine », un « renforcement de la coopération judiciaire et policière contre la traite des êtres humains et contre les filières d’immigration illégale ». En réponse aux inquiétudes africaines sur les risques de "fuite des cerveaux" que suscite la volonté affichée par la Paris et Madrid de favoriser une immigration légale "choisie", le Plan d'action préconise notamment "une politique incitative au retour, en direction des étudiants africains". Les ministres africains, très discrets à la conférence de Rabat, semblaient plus mandatés en observateurs que décideurs par leurs chefs d'Etats.

Difficiles fleuve, routes et avions
 
Ce port n'est pas pratique, expliqueConstantinos Phillis, patron de la TFCE, unesociété de transport maritime sur le fleuveCongo - 14.9 ko
Constantinos Phillis

Irin    La nature a doté le pays d'un moyen transport permettant d'aller d'un bout à l'autre du territoire : le puissant fleuve Congo. Long de 4 374 kms. Mais pour Constantinos Phillis, un Belgo-grec qui dirige une société de transport maritime de 30 barges et de remorqueurs installée au port de Kinshasa, ses barges s'enlisent dans les bancs de sable parce qu'il n'y a pas eu de dragage du fleuve depuis plusieurs décennies. Par ailleurs, les nombreux points de contrôle installés par le gouvernement posent également problème. Il faut normalement 15 jours pour parcourir les 1 000 Kms qui séparent Kinshasa de Kisangani, dans le nord-est du pays, explique-t-il ; mais avec pas moins de vingt points de contrôle, cela prend deux fois plus de temps. « Le temps est précieux », renchérit Phillis. Et quand on tient compte des dangers de la navigation sur le fleuve Congo, la voie maritime n'est certainement pas la meilleure solution pour fournir une aide alimentaire d'urgence aux populations déplacées par les conflits, ou convoyer des Casques bleus et du matériel pour mettre fin aux violences. Qu'en est-il des voies terrestres ? « Les Belges ont laissé un réseau routier qui n'a pas été entretenu et qui est aujourd'hui totalement délabré. Atteindre une région par la route peut prendre des jours voire des semaines. Quant aux chemins de fer, construits par l'ancienne puissance coloniale, eux aussi ont souffert du manque d'entretien, ce qui explique qu'il faut près de deux semaines pour se rendre de Lubumbashi à Kananga ». Les compagnies aériennes prennent de grands risques en travaillant au Congo, explique Evens. On enregistre parfois deux accidents par semaine dans lesquels sont impliqués des avions bien entretenus. « Il n'y a pas de contrôle aérien. Il n'y a aucune réglementation et lorsque la météo n'est pas bonne, des avions de compagnies reconnues se sont écrasés dans les montagnes alentours ». Les risques liés à la navigation aérienne et le prix des billets d'avion font de la RDC le pays où le coût de l'assistance humanitaire est le plus élevé au monde. « En tant que bailleur, on peut s'interroger sur l'intérêt de parcourir par avion un ou deux mille kilomètres pour livrer des vivres. Comment expliquer qu'un sac de farine qui coûte à la base 8 dollars revient à 25 dollars à la livraison. Les organisations non gouvernementales et les agences de l'ONU auront bien du mal à convaincre les bailleurs de donner plus pour le transport des vivres ».
 
 
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