L'avenir possible avec des "si"

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

 

4 minutes avec Carina Tertsakian
 
Creuseurs artisanaux... - 84.2 ko
(LaConscience) Creuseurs artisanaux... Exploités comme des esclaves 

RFI actualité Bernard Nageotte   «En RDC, au niveau des mines et des carrières, il y a toute une série d'agents qui extorquent de l'argent aux creuseurs. Mais la corruption remonte au niveau national, jusqu'au président.» La province du Katanga qui abrite les mines de cuivre et de cobalt les plus riches du monde est pillée plus que jamais ! «Une corruption profonde» frappe cette province, affirme l'organisation Global Witness dans son dernier rapport, et la situation s'aggrave à l'approche des élections. Global Witness démonte les mécanismes de corruption, et montre du doigt tous les acteurs, dont les plus hauts responsables de l'Etat. Carina Tertsakian est responsable du programme RDC à Global Witness
 
Sida: une protection par la circoncision ?
Bas-relief in the tomb of Ankhmahor  
 BBCnews Circumcision had been practiced for many centuries
 
 
Le Figaro Catherine Petitnicolas    À l'heure où plus de 40 millions de personnes ont déjà été contaminées par le virus du sida et où 25 millions de malades y ont succombé, il est en effet urgent de trouver des moyens simples susceptibles de maîtriser cette catastrophe sanitaire planétaire. Et notamment à l'échelle de l'Afrique sub-saharienne qui regroupe 26 millions des personnes contaminées. La circoncision masculine, rituelle ou religieuse, est une mesure assez simple qui pourrait éviter en Afrique sub-saharienne dans les vingt prochaines années six millions de nouvelles contaminations dont deux millions d'ici à dix ans. Et empêcher trois millions de décès. Il a été démontré que l'ablation du prépuce était capable de réduire de 60% en moyenne la transmission du virus de la femme à l'homme. « La protection liée à la circoncision tiendrait à la nature de la face interne du prépuce, constitué d'une muqueuse fragile et perméable constituée de nombreuses cellules dendritiques, des cellules du système immunitaire très sensibles au VIH». La circoncision permettrait de diminuer de façon importante la surface perméable au virus. La peau restante finirait par se kératiniser et devenir ainsi beaucoup plus imperméable au virus. La circoncision masculine pourrait aider à réduire l'ampleur de l'épidémie, en particulier en Afrique du Sud, au Zimbabwe, Botswana, Lesotho, Swaziland où la prédominance du virus est forte mais où la pratique rituelle de la circoncision est faible. Mais cela ne dispensera pas de continuer à adopter des mesures de prévention qui passent en particulier par l'usage correct et constant du préservatif, l'éducation de la population et la facilitation des tests de dépistage.
L' avenir serait encore possible. Si...
 
Mediacongo Robert Crem Lettre ouverte aux 33 candidates et candidats à l’ élection présidentielle " Voici un siècle, en 1906, que débutèrent les principales exploitations minières qui firent la fortune de la Puissance coloniale et qui continuent à susciter des convoitises et le pillage des ressources naturelles. La reconstruction et la simple bonne gouvernance du pays dépendent du renflouement des caisses publiques par les bénéfices directs et indirects de ces exploitations. En 1966, le patrimoine minier congolais a été passé sous le contrôle du gouvernement, et les revenus miniers ont alimenté de manière substantielle le budget de l'Etat pendant près de 25 années. Mais depuis les années 90, l' industrie minière est à l' abandon et en faillite; le peuple ne sait pas vivre ni s' épanouir ; les infrastructures sociales et économiques sont délabrées, etc. Des aventuriers font fortune, au moment où les réserves minières sont toujours présentes. On doit se demander le pourquoi de cette faillite générale. C'est parce que les exploitations des ressources naturelles ont été offertes dans le secret et la précipitation à des personnes ou des groupements peu ou non professionnelles et généralement enclins à spéculer sur les droits miniers obtenus et les matières commercialisées. Tous les rapports de ces dernières années reconnaissent le caractère non équitable des contrats et l'absence de profit substantiel pour l' Etat et les populations. Cette situation préoccupante est paradoxale, au vu des réserves minérales du pays qui sont colossales et des ressources énergétiques sont gigantesques et non utilisées". La résurrection du capital minier et énergétique nationalme semble une priorité absolue sur le plan national, tant pour la gestion courante que pour la reconstruction et, surtout, prévenir un génocide silencieux des populations privées des retombées des ressources naturelles. Sur le plan international, il serait criminel de détruire des réserves minérales mondiales, et non renouvelables.
 
Le Monde Diplomatique Colette Braeckman    La nouvelle Constitution vise à décentraliser les ressources, mais l’autonomie concédée aux gouvernements provinciaux risque également d’accroître la corruption au niveau local. Le nouveau pouvoir, désormais légitimé et conforté par le suffrage populaire, aura-t-il le courage de s’affranchir des éléments les plus douteux de son entourage, des conseils peu désintéressés de la “ communauté internationale ” ? Aura-t-il l’audace de remettre en cause les accords miniers, afin que le peuple congolais, après avoir retrouvé sa voix sur le plan politique, puisse enfin - pour la première fois de son histoire - prendre le contrôle de ses richesses ?

ACIDH    Action  Contre l’Impunité pour les Droits Humains    De l’avis des experts internationaux du secteur minier, et de la commission parlementaire Lutundula, le grand dépouillement du patrimoine de l’Etat s’est déroulé entre 2003 et 2006, bradant ainsi plus de 300 milliards de dollars de réserves de cuivre et de cobalt. Quelle stratégie pour reprendre ce patrimoine extorqué ? Un sentiment grandissant selon lequel la Communauté internationale a participé à « rouler » le gouvernement qui a fini par brader les concessions minières à l’avantage des multinationales. Comment renégocier ces contrats, afin de rencontrer ce sentiment populaire et ne pas gâcher les affaires ?

The Independent Steve Bloomfield     After years of conflict that claimed at least four million lives, can the people of the Democratic Republic of Congo rid themselves of their tragic history? The challenges are not necessarily impossible. No country in the world has as much untapped potential as Congo. Its vast natural resources have been used and abused for centuries by both the West and its central African neighbours. Portuguese explorers, who first arrived at the mouth of the Congo River in 1482, were soon kidnapping men and women in their thousands and shipping them off to plantations in Brazil and North America to work as slaves. The plunder of Congo has continued unabated ever since. Under Mobutu, western mining companies were given unfettered access to gold and diamonds, paying workers a pittance and exporting the wealth for a criminally low price. While the Congolese population suffered in squalor, Mobutu stashed billions into Swiss bank accounts. The country's enormous gold and diamond reserves are well documented. Now cobalt, used in mobile phones, remote controls and computer-games consoles, is proving more lucrative than any stone found here before. But as with gold and diamonds, the wealth that cobalt creates never leaves the pockets of the international mining companies and the ruling classes who handed over the contracts. If they can finally be used to benefit the people instead of the élites, the DRC could become the richest country in the whole of Africa. It is a big "if".
 
Introuvable argent du diamant de Mbuji Mayi
 
 
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MBUJI MAYI, (IRIN) Tom Adair    - The governor of the diamond-rich province of Kasai Oriental, Dominique Kanku Shambuyi, was one of the founders of the former rebel Mouvement de libération du Congo (MLC) led by Jean-Pierre Bemba. He was appointed governor in the 2002 peace agreement that officially ended armed. "  Kasai Oriental will be divided into three parts. That is something I really didn’t understand until now. I think economically and financially it will be a nightmare. Politically the administration will be closer to the people. But I say, 'it will be like sending a doctor to die', because he is powerless to assist the sick people. The new governors will be expecting money from the central government but they will be powerless because there are no financial resources. All these provinces will not have similar sources of income. At the same time they will have to create institutions – the governor, deputy governor, provincial assembly. I don't see where the governor of these new provinces will work, live or send his children to school. We've been through this for the last two years. When taxes are collected, they go to Kinshasa. All last year we didn't receive anything. So can you imagine how it will be for all these new provinces? They [will] have nothing. It will be a nightmare. I pray to God that they will find another way to do things. The provinces do not collect any money. Taxes are collected by the [national] customs service for the national treasury. Once they are collected in the province we receive 10 percent and the rest goes to Kinshasa. [The central government is then supposed to apportion its revenue for each province but] it takes years and years to come back here. The fiscal system is non-existent. I do my work with the 10 percent I receive [before the tax revenue goes to Kinshasa]. It is very insignificant compared to the needs. There are two diamond companies here and we have all these diamond dealers, but paying taxes - it's all done under the table. MIBA [the state diamond company] makes millions of dollars every single month but nothing goes to the province. It all goes to Kinshasa. Nothing is left to develop the province and help the people. [MIBA] is the only state-owned company producing money for the country. It is shameful that the money doesn't stay, not even one percent. Now under the new constitution the good news is that all these companies, before they give money to the central government, will give 40 percent to the provinces. The constitution was published in February. We are expecting laws [to be created] to back it up. That's the good news.

Dans les coulisses de la campagne
 
A electoral trainee in DR Congo
BBCnews a Congolese woman checks an imitation ballot paper during an election training
 
CongoForum Mgr Léonard     Le Congo est potentiellement le coeur spirituel et économique de l’Afrique noire. Ses ressources naturelles, intellectuelles et spirituelles sont énormes. Ce pays a simplement besoin d’un pouvoir politique et d’une administration qui donnent un exemple éclatant de vraie citoyenneté. Un signal fort doit être donné d’en haut que le bien commun l’emporte sur les intérêts particuliers.
 
JeuneAfrique  CHRISTOPHE BOISBOUVIER     À la présidentielle, le sortant, Joseph Kabila, veut passer au premier tour. Mais au vu du nombre de candidats - trente-trois - et de leur poids dans leurs fiefs respectifs, ce n’est pas gagné. Réunir au moins neuf millions de voix dès le premier tour sur l’ensemble du pays est un pari difficile. Un second tour avec Bemba, Pay-Pay ou un autre est tout à fait possible. « Au premier tour, le vote sera assez ethnique. Beaucoup de gens voteront d’abord pour quelqu’un de chez eux. Ce n’est qu’au second tour, s’il y en a un, qu’ils choisiront vraiment un programme. « Au Congo, le sentiment national est bien ancré. Mais il ne faut pas se raconter d’histoires. Ici, on vote d’abord pour quelqu’un de sa tribu », renchérit François Mwamba, le secrétaire général du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba. « La preuve, aux législatives, personne n’est assez fou pour se présenter ailleurs que dans son coin. »
 
Sondage du Point du 07.07.2006 - 54.8 ko

LaConscience   Selon l' institut de sondage, Le Point, si la présidentielle avait eu lieu le 30 juin, Joseph Kabila Kabange aurait obtienu 29,2% des intentions de vote, suivi de Pierre Pay-Pay (11,7%), le patriarche Antoine Gizenga (6,1%), Mobutu Nzanga (6%), Jean-Pierre Bemba (5,5%). Depuis son existence, Le Point a déjà publié plus d'une cinquantaine de sondages qui se révèlent probants à 90% par la suite.
 
JeuneAfrique par PHILIPPE PERDRIX    Une ligne de fracture sépare la classe politique entre ceux qui se sont imposés depuis 1997 et les rescapés de l’époque Mobutu. Les premiers ont conquis le pouvoir par les armes ou à la faveur de la transition. Aujourd’hui, ils comptent sur les élections pour demeurer aux plus hautes fonctions. Pour cela, ils nouent des alliances tous azimuts avec un sens aigu de l’opportunisme. Les autres refusent de disparaître et cherchent à se refaire une virginité grâce au suffrage universel.
 
Consommation d’argile «mabele»
Le Potentiel    Une association de nutritionnistes lutte contre la consommation d’argile comestible appelée « mabele », essentiellement par les femmes enceintes. Le « mabele » contient des substances minérales qui apportent le calcium dans la formation du squelette humain et permet la fixation de l’oxygène dans la cellule. Néanmoins, ce «produit» a plusieurs inconvénients dans le processus de la grossesse. A force de prendre cette substance minérale, une aggravation de l’anémie est observée chez la femme qui attend famille. Le calcium fixe l’oxygène en lieu et place des globules rouges et de plus cette substance étouffe la respiration normale du fœtus, provoquant des avortements à répétition. L' argile, peu ou non digérée, se dépose sur la paroi de l’estomac et parfois du tube digestif et de ce fait empêche l’absorption de certains éléments nutritifs. Le «mabele» provoque des constipations permanentes, ne permettant pas la mobilité de l’intestin. Dans ce cas, la matière consommée est très collante et cet organe n’effectue pas un très bon déplacement du bol intestinal. « Les femmes qui achètent l' argile sont attirées par l’arôme, le goût et la qualité même de «mabele ». Pour elles, le «produit » est un remède contre la diarrhée et les maux d’estomac. Il y a un «mabele "non salé" qui soigne l’estomac, et un mabele "salé" qui traite la diarrhée. Le «mabele» qui se fabrique à Kinshasa est exporté au Congo-Brazzaville, en Angola, pour la consommation, et au Gabon, pour la fabrication des assiettes en porcelaine.

Toujours débraillée, l'armée
 
Libération Blandine FLIPO    Bukavu    La RDC n'est pas encore dotée d'une armée réunifiée. Les Forces armées zaïroises, supposées invincibles, avaient été mises en déroute en même temps que le dictateur Mobutu. Le nouveau régime de Laurent-Désiré Kabila n'eut guère le temps de forger une armée, ayant dû faire face à une guerre interrégionale (1998-2002). Durant cette période, le pays était morcelé entre factions rivales, soutenues militairement par des pays étrangers. En 2002, les accords de paix de Sun-City (Afrique du Sud) ont réuni toutes les factions congolaises dans un même gouvernement de transition. Elles se sont alors engagées dans un vaste processus de démobilisation des éléments armés. Objectif : construire une armée unifiée, renvoyer les militaires étrangers chez eux. Vaste chantier. Avec un budget de plus d'un million de dollars par jour, la Monuc accompagne ce processus, en «invitant» les ex-combattants à se rendre dans des centres d'orientation. Là-bas, en échange de leur arme, ils reçoivent 100 dollars et sont enregistrés grâce à un système d'identification basé sur l'iris de l'oeil. Cette technique permet d'éviter les resquilleurs. Après une courte session de sensibilisation, les hommes (et les femmes) peuvent choisir entre retourner à la vie civile ou intégrer la nouvelle armée, les Forces armées de la RD Congo (FARDC), via des centres de brassage de l'Etat. Les enfants-soldats sont pris en charge à part, des éducateurs tâchent de retrouver leur famille. L'effort a porté ses fruits : sur les 18 brigades brassées escomptées, 13 sont déjà en place. Mais le processus reste fragile. Au Kivu, nombreux sont les porteurs d'armes qui ne veulent pas en entendre parler. A commencer par les FDLR, formés d'anciens génocidaires hutus qui veulent des assurances avant de regagner le Rwanda. Les attaques répétées des miliciens ont retardé le processus au Sud-Kivu : mobilisés, les militaires ne peuvent pas se rendre dans les centres de brassage. Mais surtout, au niveau national, le manque de moyens et le non-paiement des salaires des FARDC brassés posent d'énormes problèmes.
 
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REUTERS/Jiro Ose     Soldiers from the armed forces of the DR Congo (FARDC) patrol the deserted Kaswara village, some 60 km (36 miles) southwest of regional capital of Bunia in Ituri region,  July 14, 2006.

Par Eoin Young / MONUC    Pendant la guerre civile et le conflit en RDC, environ 74 000 armes ont été acquises par les diverses milices et beaucoup d’efforts sont faits pour désarmer ces dernières et mettre fin à au trafic illicite des armes à feu. En janvier 2006, la RDC et le Fonds Monétaire International (FMI) ont signé un accord portant sur 17 millions de dollars afin d’appuyer les programmes de démobilisation et de réintégration. A cet accord s’ajoute un programme global de démobilisation et réinsertion adopté le 14 février 2006 qui a pour objectif la démobilisation de 19 000 anciens combattants et la collecte de 10 000 armes et munitions légères. Pour la seule période 2003-2005, 17 371 armes ont ainsi été collectées. Malgré ces efforts, des armes telles que les pistolets, les AK-47 et grenades sont toujours en circulations en RDC, particulièrement dans l’est.
 
 
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