Mines, mineures et fioti-fioti

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Des gouvernants prédateurs, des bailleurs de fonds apathiques 

BBCnews    Some $37bn (£20bn) in debt relief will be provided to 19 countries. The move will provide debt relief to the countries over the next 40 years. In order to receive relief, countries were required to meet strict criteria under the Heavily Indebted Poor Countries (HIPC) Initiative. Some $17bn of debt relief has already been committed by the International Development Association arm of the World Bank. The 19 countries which will receive full cancellation of their eligible debt are Benin, Bolivia, Burkina Faso, Cameroon, Ethiopia, Ghana, Guyana, Honduras, Madagascar, Mali, Mauritania, Mozambique, Nicaragua, Niger, Rwanda, Senegal, Tanzania, Uganda and Zambia.


LeFigaro Caroline Dumay     LES VIEUX DÉMONS de la corruption sont-ils de retour en République démocratique du Congo ? Plus de 500 millions de dollars, émanant des caisses de la Banque mondiale, se sont envolés en fumée au cours des cinq dernières années.  «Si l'on avait jeté les billets par les fenêtres d'un avion, on aurait eu plus de chances d'atteindre les plus pauvres...» dit un ex-responsable de la Banque mondiale (BM). L'affaire est de taille. Quand, en 2001, la communauté internationale décide de reprendre sa coopération avec l'ex-Zaïre, elle met en place des agences d'exécution chargées de coordonner les fonds. Avec le Bureau central de coordination (Bceco) sont ainsi créés le Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS), la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (Conader)... Ce sont ces agences qui sont aujourd'hui sur la sellette pour conflits d'intérêts, délits d'initiés, fausses déclarations, corruption, fraude. Les dispositifs de contrôle ayant été rapidement neutralisés, la voie a été ouverte à tous les abus.  Des centaines de milliers de dollars ont été attribués à un chanteur pour un refrain sur le sida, des fonds destinés aux soldats se sont évaporés. Dans l'attribution des marchés de construction de routes, par exemple, on a assisté à toutes sortes d'irrégularités. Un marché de 18 millions de dollars a ainsi été attribué à une société ivoirienne, TPZC, dont la principale activité de cette société était... la boulangerie ! Ses bilans portaient de faux tampons de l'administration fiscale ivoirienne, ses renseignements bancaires étaient erronés et le chèque de garantie qui lui a été demandé est revenu impayé... À qui la faute ? La Banque Moniala a lancé une opération mains propres. «Nos propres agents ont été trop complaisants». Quand un appel d'offres de quatre lots de 20 millions de dollars est lancé un vendredi pour être attribué le lundi suivant, sans que le moindre contrôle soit effectué, on se demande si le responsable local de la Banque mondiale a pris le temps de vérifier quoi que ce soit. «D'habitude, on nous reproche d'être trop lents. Cette fois, on a été trop rapides...»  À ce jour, vingt-deux mois après l'attribution des marchés et alors que le délai d'exécution est expiré, moins de 20% des travaux sont réalisés. Parfaitement informés de la situation, les bailleurs de fonds n'ont pas tenu à réagir. Ils affirment avoir été les premiers surpris. «Comme le gouvernement est composé de toutes les tendances – président, anciens rebelles, opposition intérieure –, on pensait qu'ils se surveilleraient les uns les autres. En fait, tout le monde s'est très bien entendu sur le partage du gâteau...». Malgré la loi du silence, le couperet est finalement tombé. La République démocratique du Congo (RDC) ne bénéficiera pas de la dernière tranche du financement qui était attendue par le programme économique de gouvernement (PEG). Les services du FMI reprochent «une grande lenteur dans les réformes structurelles».

L' Etoile ne brille plus
 
 
Des creuseurs indépendants cherchent du cuivre, près de Lubumbashi, dans la mine de Kalukuluku, laissée à l'abandon par la Gécamines. | GUILDA EL MAGAMBO
 
 
ACP    Cinq jeunes creuseurs sont sortis sains et saufs d'un éboulement qui s'est produit à la mine de l'Etoile à Lubumbashi.  Peu après qu' ils aient été ensevelis, ils avaient été secourus grâce à la bravoure de leurs collègues. Le plus jeune a été retrouvé après deux heures de recherche. Les cinq rescapés et leurs collègues ont alors récité des prières pour rendre grâce à Dieu qui les a épargnés d'une catastrophe. Les creuseurs artisanaux des produits miniers meurent souvent et sont blessés au moindre accident dans les carrières d'exploitation minière à cause du manque d'équipements appropriés:casques, bottes etc.

BusinessReport Mzwandile Jacks Johannesburg -     In Ruashi mine, almost 800 children dig for copper and cobalt everyday. A BBC report shows at Ruashi mine "ghostly looking" figures coated in choking grey dust digging for copper. At eight years of age, these children never owned a football or played a video game. It said they had no computers and no televisions. They had never attended school, though they passed young pupils in uniform every morning as they set off for work. These are children born into poverty in what could be one of the richest places in Africa. "Their day begins at dawn. Usually they do not eat, but just drink a little water. Then they set off on a two-hour walk. Their sweatshirts are torn and trousers have holes. By seven or eight each morning, the boys arrive at Ruashi mines, where huge mounds of red, brown and grey soil scar the landscape. They work alongside fully grown men. It's all unofficial, but it's also highly organised". In the BBC News report, the reporter Guerin said: "We stand at the top of one enormous mound of silky soil, looking down into a crater about 40m deep. All the way down there are ghostly looking figures digging for copper, coated in choking grey dust. There are no safety standards. No one wears a hard hat. In the midst of all this, there are some boys working with bare hands and bare feet." Many of the local middlemen, according to Guerin, preferred to use younger children, because the older boys got paid more. "The children here can be as young as five or six. We saw boys standing waist deep in toxic water, washing soil away from nuggets of copper. One told he was 10." Guerin concluded: "As the day wore on the children dug for nuggets of copper with their bare hands, but didn't find much. A local buyer gave them a few grubby notes, enough for one small pastry each. Some moved on to cleaning cobalt with their bare feet, in a lake of toxic water. Between the three of them that day, the boys did not make enough to buy an evening meal."
 
La corruption profonde, toujours à la louche minière
 
GlobalWitness    Télécharger sur  http://www.globalwitness.org/reports/index.php?section=drc

Le nouveau rapport de Global Witness, intitulé « Une corruption profonde : Fraude, abus et exploitation dans les mines de cuivre et de cobalt du Katanga » démontre que l’industrie minière du cuivre et du cobalt au Katanga reste en proie aux pratiques frauduleuses, aux abus et à des actes d’ingérence politique. « À l’approche des élections, les hommes politiques et les entreprises tentent de manière effrénée de s’emparer d’une part toujours plus importante du commerce lucratif des minéraux, en se souciant peu, voire pas du tout, du bien-être de la population congolaise. Ce pillage des ressources naturelles de la RDC continue de mettre en péril les opportunités de paix, de stabilité et de développement du pays. » De grandes quantités de minéraux quittent le pays sans avoir été déclarés, d’où une perte importante pour l’économie congolaise – mais, en revanche, des gains considérables pour un petit nombre d’acteurs puissants. L’arrivée en masse de sociétés étrangères au Katanga depuis 2004 donne à l’élite politique des possibilités accrues de s’enrichir. Global Witness rend aussi compte des conditions de travail difficiles qui règnent dans les mines artisanales, de l’absence totale de mesures de sécurité.  « Le gouvernement semble ne manifester que de l’indifférence face à la tragédie de ces creuseurs, et les sociétés de négoce n’ont aucun scrupule à acheter des produits extraits dans de telles conditions, en sachant pertinemment que les creuseurs risquent leur vie au quotidien.» La corruption est également omniprésente avec l’ingérence des acteurs politiques basés à Kinshasa, surtout en matière de négociation de contrats miniers. Plusieurs gros contrats ont ainsi été conclus à la va-vite en 2005, signés par un gouvernement de transition qui n’a pas été élu et qui a lui-même été responsable du pillage des ressources naturelles à grande échelle. Les modalités de nombre de ces contrats assurent aux entreprises étrangères ou multinationales une part des bénéfices très élevée et disproportionnée par rapport au montant négligeable qui revient à la société minière d’État, la Gécamines.

Buzzle.com Linda MacDonald     There is little to break the silence at Kolwezi, once the economic powerhouse of Congo, now a landscape of industrial desolation. Potholed roads lead to ruined, rusted factories. Trucks and bulldozers are lined up neatly, as if ready to roll, but the wheels are missing and the engines have cobwebs. Offices are mausoleums of empty corridors and dusty folders. It evokes Stalingrad in the sun, but there was no fighting here. The mines of Kolwezi were destroyed by mismanagement and corruption. Congo's rulers sucked out the wealth in the 1970s and 1980s without reinvesting, a plunder which eroded infrastructure and resulted in pits collapsing and flooding. Production had virtually stopped. Now there is an opportunity to break the cycle. "The mining companies are coming back". Kolwezi could again produce 500,000 tonnes a year of copper and cobalt. Billions of dollars will be made. The question is whether the boom will benefit the citizens of the Democratic Republic of Congo. But if history is a guide the boom will benefit only the political elite and its cronies. Belgium's King Leopold enslaved and plundered his African colony in the 19th century. Mobutu Sese Seko, the post-independence dictator, presided over three decades of kleptocracy. After he fell invaders and warlords, abetted by foreign companies, looted raw materials. Already there are ominous signs that it will be like the old days: fat profits for the political elite and foreign companies, at most crumbs for ordinary Congolese. Foreign governments and institutions have played down corruption for the sake of short-term stability. "They're saying wait till after the election and then turn the screws on accountability. But the pattern is becoming ever more entrenched and after the election the donors will have less leverage." This  view is shared by the International Crisis Group. "If embezzlement is not tackled head on now, the Congolese state will likely never be able to put together a viable budget, let alone spend it effectively."

Western minier: morts, violences et tracasseries
 
Claudine Mbombo/L'Observateur     Le choléra, la diarrhée sanguinolente, la fièvre typhoïde, la méningite sont autant d’épidémies qui ont resurgi depuis quelques années dans les différentes provinces de la RDC précisément celles qui regorgent les mines. En effet, plusieurs jeunes et adolescents se sont déversés, après la guerre dans les carrières des mines en vue d’assurer leur survie. Le comble est que plusieurs d’entre eux sont en train d’y perdre la vie. A Watsa dans la province orientale, par exemple, les creuseurs meurent presque tous les jours. Bien que consciente du danger que représentent les carrières des mines, les populations locales n’ont pas de choix. Vu la misère qui sévit dans les familles, ces populations n’ont pas d’autres choix pour faire face au quotidien. Régulièrement, les autochtones se plaignent de l’indifférence des sociétés minières en ce qui concerne la construction des infrastructures de base, notamment les écoles, les hôpitaux, les problèmes d’adduction d’eau. De leur côté, les exploitants officiels déclarent qu’il revient à l’Etat d’assumer ses responsabilités dans ce domaine, leur assistance dépendant de leurs moyens.
 
Par  Okapi.net/Lp    Les journalistes de la radio communautaire libre de Kolwezi ont été victimes d’ agression de la part d’un opérateur minier. M. Mbarwani, sa femme, ses trois enfants et ses gardes du corps sont entrés dans le studio de la radio pour demander un démenti sur une information qui concernant le mécontentement dans la carrière de Kulunzebe. Puis, ils ont commencé à casser tout ce qui se trouvait dans le studio. Pour l’instant, les agresseurs sont entre les mains de la police, a déclaré M.Ngoy.
 
Par  Okapi.net     Les habitants du village Lusubala du groupement de Lukwandaye et ceux du village de Kabala du groupement de Bakwajimba se sont affrontés avec des fusils de fabrication locale et à l'arme blanche. A l’origine du conflit, un nouveau gisement de diamant dont les deux parties se disputent la propriété.  Une case a été brulée, mais il n’y a pas eu de pertes en vies humaines. Mais la panique règne dans la région. En février, des affrontements du même genre dans ce secteur avaient fait deux morts, une dizaine de blessés et une centaine de maisons incendiées.  
 
RadioOkapi La Gécamines Kambove a entrepris une vaste campagne pour récupérer les produits volés par ses agents et revendus aux sujets chinois. Huit dépôts ont été perquisitionnés et plus de 130 tonnes de concentrés ont été saisis. Cependant, un citoyen congolais, opérateur minier revendique lui aussi la propriété des produits saisis. Il s’agit de M. Luc Ndubula. Selon lui, les Chinois ne seraient que de simples gérants. «C’est un coup monté par des gens de mauvaise foi qui ne veulent pas le développement de Kambove».

LePotentiel Faustin kuediasala     La Compagnie Minière de Sakania (COMISA) a été mise en cause par l’Office Congolais de Contrôle (OCC) dans l’exportation frauduleuse 2.791.318,26 tonnes sèches de minerais exportés, sans payement de taxes évaluées à 671 millions de Usd. Le cobalt, le chrome, le titane, le tantale, l’étain, le wolfram, le zirconium, le fer, le manganèse et le zinc ainsi que l’uranium contenus sont valorisés à 33,4 milliards de dollars US. Pour la COMISA, « la plupart d’opérateurs miniers sont soumis à des contrôles à répétition qui frisent le harcèlement. Malgré des textes clairs, certains services font montre d’une capacité hors pair à donner des interprétations alambiquées du code minier. Nous avons ainsi connu un service qui nous exigeait le paiement, à la moitié du tarif industriel de la Regideso, l’eau que nous pompons hors de la mine. C’était, nous a-t-on dit une très grande faveur !!! La combinaison de toutes ces acrobaties donnent des milliards ici, des millions là-bas.  L' OCC aditionne des teneurs minérales de 69,88%. La teneur de tantale serait de 13,75 % à la mine de Lonshi et aurait permis d' extraire 383.806 tonnes pour une valeur de 19,19 milliards de dollars Us alors que la production mondiale est inférieure à 500 tonnes par année pour 36.000 tonnes de réserves mondiales. Le concentré de zirconium est coté 200 à 400 Usd la tonne pour une production mondiale annuelle de 320 millions de dollars Us, mais l' OCC attribue à COMISA 10 milliards de dollars Us pour le zirconium « présent » dans le minerai de Lonshi, soit trente fois plus que la valeur annuelle de vente à l’échelle mondiale..."

Ruée sur la Gécamines et ses 415 milliards de réserves

Bloomberg    -- . Dozens of entrepreneurs, along with companies including Phelps Dodge Corp. and Celtel International BV think that Congo's national elections may set off a development surge. ``There are a lot of companies jockeying for position, trying to be part of a success story. Congo is a treasure-trove country, a high-risk, high-reward environment.'' Fueling the interest is a global commodities boom that has driven the Goldman Sachs index of industrial metal prices up 293 percent in the past five years. Copper has doubled in the past year on the London Metal Exchange. Congo's state-owned mining company Gecamines estimates copper reserves at 56 million metric tons, which at the June 30 price of $7,420 would be worth about $415 billion. Given Congo's mineral reserves and corporate interest in new ventures, successful elections may generate $2 billion in capital projects in the mining industry during the next two years, according to U.S. Geological Survey analyst George Coakley.
 
Mineweb    LONDON  Copper Resources Corporation  had announced the start of construction of its processing plant at the Kinsenda. The plant will treat 1.2 million tonnes of 5.1% grade Kinsenda ore to produce, at full capacity, 54,000 tonnes per annum of contained copper in the form of a rich, 45% concentrate. At US$23 million, the estimated plant cost is low because it involves the relocation and refurbishing parts of existing concentrator equipment from Musoshi, another property of CRC’s 75%-owned subsidiary, Minière de Kinsenda et Musoshi sarl, and adding new equipment where required to complete and modernise the Kinsenda processing plant. Dewatering of the Kinsenda mine is proceeding on schedule, having now reached the 163 metre level.
 
Advertisement    Mining giant BHP Billiton opens an office in the DRC. BHP Billiton, the world's largest mining group, has a venture with TSM for copper in the Katanga area while the group has two joint ventures in diamonds, one with Australia's Gravity and another with Canada's Southern Era. TSM is identified on the internet as a Congolese company." (Engineeringnews)    BHP Billiton will spend more than half of its exploration budget for 2007 on projects in Africa, BHP Billiton South Africa chairperson Vincent Maphai told a mining conference. On the issue of dealing with corruption in the Democratic Republic of Congo (DRC) Maphai said that the company refrained from paying any bribes. “Since we are in the DRC, we have not paid a single cent under the table.” An upbeat Maphai said that the DRC had the potential to become the leading economy in Africa and that the country's “huge” hydropower potential could go far in harnessing the possibilities of the continent's mining sector.

Fioti-fiotis pour députés et sénateurs

 

Le Conscience    ELLE n'y va pas par quatre chemins. « Oui j'ai mon député et j'en suis fière. Il est très gentil et m'offre des cadeaux. Il n'est pas jaloux comme les autres et il me respecte. Qu'est-ce qui m'empêcherait de sortir avec lui ? ». A priori rien à redire à cette « idylle ». Sauf qu' elle a 17 ans, tandis que le « député ou sénateur » est un homme de plus 55 ans environ. A l'origine, « Fioti-Fioti », qui signifie "petit" en Lingala, désignait une gamine, plutôt fine et élancée, qui savait bien danser. Puis le terme a fini par caractériser toute jeune fille qui « sort » avec un homme qui a dépassé la cinquantaine. Moyennant quelques petits « cadeaux » ! La « fioti-fioti » n'est ni une prostituée, ni un « deuxième bureau ». Elle, est généralement une collégienne. On la dit plutôt vénale. « Elle découvre les petits plaisirs de la vie, veut consommer comme les jeunes Occidentaux. Elle est attirée par l'argent facile. Chez les ados, c'est le paraître qui compte. La fioti-fioti ne serait pas trop exigeante sur le plan financier. Elle se contenterait d'une fringue, d'un parfum, d'un sac, de quelques billets de banque. Mais le top du top, c'est le portable. L'arme qui n'a pas échappé aux opérateurs de téléphonie mobile. Dans les spots publicitaires, on voit en effet un homme offrir un portable à une jeune fille. Pour Monsieur, souvent un haut cadre, voire plus, la « petite » est donc une aubaine. Plus « classe » que la prostituée et moins onéreuse que le deuxième bureau. Véritable institution, il y a encore quelques années, « le deuxième bureau, c'est une charge, car la maîtresse a les mêmes droits que l'épouse légitime. Il faut lui construire une maison ou payer le loyer, assurer son quotidien et celui des enfants qu'on a eus avec elle, régler les factures et tout le reste. Et puis, il y a les inévitables jalousies qu'il faut gérer. C'est fatigant et compliqué ! ».  Outre son côté économique, la fioti-fioti a un autre avantage. Et c'est peut-être cela qui dérange le plus. Vu son jeune âge, elle a pour elle sa jeunesse, sa fraîcheur et son énergie. « Ce sont de vraies bombes sexuelles ! C'est moins l'extrême jeunesse des filles que la quête du plaisir que sous-entend ce type de relation. Les hôtels se sont multipliés comme de petits pains dans la capitale. On en trouve parfois deux ou trois dans la même rue. Ils vivraient d'ailleurs en grande partie de cette clientèle. Quelques billets pour acheter le silence du tenancier et le tour est joué ! Le couple se séparera une ou deux heures plus tard. Tout aussi discrètement qu'il est venu. Tandis que la miss regagnera la demeure familiale, Monsieur rejoindra tranquillement le domicile conjugal. Pas vu, pas pris ! Impossible donc d'afficher la relation. Difficile pour le monsieur de s'afficher avec la jeunette et pour cause,  « la plupart de ces gamines pourraient être leurs filles. Où va-t-on ? Notre société a perdu ses valeurs et ses repères ! ». Mais pour les nymphettes, c'est moins clair. Certaines s'arrangent pour s'exhiber avec leur « député ou leur « sénateur ». Force est de reconnaître que le temps des dames aux courbes pleines est révolu. Pour leurs ébats, les quinquagénaires préfèrent les lianes effilées. Il est vrai que revêtues d'un jean moulant taille basse et d'un tee-shirt court, nombril à l'air, elles leur font perdre la tête. « Il n'y a plus de respect et de pudeur. Nos filles sont de plus en plus dénudées. Leur manière de s'habiller heurte notre morale, nos traditions». Une évolution. « Les anciennes générations avaient encore la culture du village. Quand ils arrivaient en ville, ils la conservaient. Mais les jeunes sont nés avec la télévision. Ils regardent les séries télévisées qui viennent d'Europe ou d'Amérique. Dans les cybercafés, ils consultent des sites pornos. C'est ça leurs modèles.
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