Décrypter la "crise"

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

La « crise » est dans un concept minier basé sur de fausses performances.
La quantité a été préférée à la qualité et les opportunismes spéculatifs, à l' exploitation durable.

MM. Yabili    Communication écrite à la rencontre de la SARW à Kinshasa sur l'impact de la crise financière sur le secteur minier de la RDC. Fait extraordinaire! Malgré la crise financière internationale, la production minière katangaise pour l’ année 2008 a totalisé 947.919,327 tonnes. Soit le double des records de la Gecamines avec 475.000 tonnes. Mais il s’ agissait d’ une simple progression en tonnage, avec une très nette régression en valeur des produits.

Cela fait près de 80 ans que le Katanga commercialise du cuivre raffiné à 99,9% ( NB 98% pour le cuivre blister). Il y avait aussi 99,9% de teneur en Cobalt. Cette gamme de produits figure en  Nr 3 et Nr 14 , sur la liste de 18 types de produits exportés. Autrement dit, les exportations traditionnelles de la province ne représente que 18,36% environ sur les 950.000 tonnes de 2008.

En prenant connaissance de ces quantités produites en 2008, Monsieur Robert Crem, ancien PDG de la Gécamines a rappelé :  " à l'époque de l'UMHK et de la Gécamines, nous produisions trois millions de tonnes de tels produits miniers par mois !"

Les fameux prix des marchés de cuivre cotés au LME, et de cobalt, au LMB concernent les produits raffinés ( Nr 3 et 14), qui sont --- il faut le souligner ---  la qualité traditionnelle. Lorsqu' on se lamente sur la chute des cours de 8 ou 7000
dollars à 4000 ou 3500 dollars américains, cela n' affecte pas la production traditionnelle. Il y a des "manque à gagner", mais pas de "pertes".

A titre d’ exemple, les projets TFM et KCC ont un prix de revient de cuivre raffiné de respectivement USD 1.982 et 2.048 la tonne qui auraient laissé de marges très confortables avec le cuivre au plus bas à USD 3.500 !

Bien au en au contraire, en 2008, le Katanga a exporté 81,64% des produits non raffinés et comportant davantage de stériles que de métaux. La crise était déjà inscrite dans le boom minier. Les profits spéctaculaires se faisaient avec de moindres valeurs marchandes. De plus, le prix de revient du cuivre pauvre se situait autour de 3000 dollars, soit près de 50% plus coûteux que le produit raffiné.

De telles activités  activités ne pouvaient se poursuivre. Les mauvaises mines et les mauvaises unités de transformation ont dû fermer.