Considérer l' après-demain

Publié le par Grand Beau et Riche Pays


Ils parlent de l' après-demain

KINSHASA (AFP) -     Selon Global Witness a appelé les bailleurs de fonds internationaux à appuyer plus fermement la réforme du secteur du diamant en République démocratique du Congo encore marqué par la corruption et le manque de traçabilité. "Les exportations officielles de diamants de la RDC ont considérablement augmenté ces dernières années, mais il n' y a toujours pas de dispositif sérieux de contrôle permettant d'effectuer une traçabilité de tous les diamants des mines jusqu'aux points d'export. De ce fait, les diamants continuent à entrer et sortir frauduleusement du pays".  L'ONG appelle à des pressions accrues pour instituer "une bonne gouvernance des ressources naturelles" dans le cadre d'un "plan d'action" coordonné entre bailleurs, industriels et gouvernement de RDC. Elle appelle les institutions financières internationales à "conditionner l'aide non-humanitaire et les prêts" à la mise en place d'un système de gestion transparent des revenus publics issus des ressources naturelles" et appelle le gouvernement congolais à se conformer strictement aux recommandations du processus de Kimberley. ( Rapport complet sur http://www.globalwitness.org/reports/show.php/fr.00094.html ).

IRIN Kinshasa   Interview With William Swing, UN Secretary-General's Special Representative    Unlike a lot of other countries that have recently gone through this kind of a transition, this country has an enormous economy waiting to be developed. The Congo River system has 10 percent to 12 percent of the world's hydroelectric capacity. More than 50 percent of all the tropical hardwoods in Africa are inside the Congo. It has been in the top 10 in terms of production of five or six major minerals: gold, industrial diamonds, copper, cobalt and coltan - the material from which cellular telephones are made. All of that's waiting to be developed. So if you can get the political stability and institutions that are legitimate, it won't always be asking for foreign aid - in fact, that's not what people want. People want a job. They want to earn for themselves. One of the problems of the country, quite frankly, has been its large resource base. There is a cruel sort of irony that one of Africa's potentially richest countries has now become one of Africa's poorest. That's a paradigm that needs to be changed. They've begun to make some efforts in that regard: there is a new mining code; there is a new forestry code. I think a lot now depends on leadership, leadership here and support from abroad to make sure that these contracts are properly carried out, that the vast riches in this country - amazing riches - come right in the interest of the people so that services are provided and, above all, getting them jobs. Those are the two things that are most lacking right now. It's critical to everything that happens, that following the elections there is a new attitude and new approach. That one recognise that people now want to see these resources used for their benefit. I think it's going to take a lot of leadership. It's going to take a lot of encouragement and a lot of support from the international community, and that's why I think it's important that we all remain engaged. It would be unfortunate to have a good election and things wouldn't change with regard to the socioeconomic conditions. I think people here recognise that that is the next challenge. You are going to go from a political transition to one that is more focused on socioeconomic conditions, institution building, because so much is weak or broken here. 

 

Mission au Kongo

LesClionautes . Stéphane Haffemayer , LeMonde   Après sa rencontre avec les Portugais, le royaume du Kongo connaît à partir de la fin du XVe siècle un mouvement de christianisation et d’occidentalisation : son siège épiscopal, Sao Salvador est établi en 1597 ; le royaume possède ses ambassadeurs auprès du Vatican et son ordre de chevalerie. Les Européens y prospèrent en se livrant au trafic des esclaves, sous le contrôle strict des autorités locales. Les tensions politiques entre le royaume du Kongo et le Portugal sont nombreuses ; sur le plan religieux, elles se manifestent par le refus des évêques de la colonie lusitanienne établie au sud de l’Angola d’accorder la prêtrise à des Kongolais. Rome trancha et décida que les prêtres nommés par Rome et le Portugal seraient des missionnaires italiens de l’ordre des Capucins. Les premiers arrivèrent en 1645 et il y eut bientôt une douzaine de ces prédicateurs sillonnant le pays....    Les capucins italiens Michelangelo de Guattini et Dionigi Carli embarquent à Gênes en 1667 pour se rendre au Kongo. Ce royaume situé aux confins de l'embouchure du fleuve Congo a été hâtivement évangélisé à la fin du XVe siècle. Un siècle et demi plus tard, le pays est ravagé par une guerre civile, attisée par les mêmes Portugais installés à Luanda, au sud du royaume. C'est là que les deux capucins débarquent, après un long et pénible périple qui passe par le Brésil. Michelangelo de Guattini meurt bientôt et laisse Dionigi Carli s'enfoncer à l'intérieur du pays pour baptiser à tour de bras. Grâce aux lettres du premier et à la relation du second, nous avons des informations précieuses sur l'économie du Kongo où les femmes seules semblent travailler aux champs, sur l'organisation de cette société féodale, mais aussi sur les moyens de transport, sur la nourriture et sur la faune, sujet de toutes les inquiétudes de Dionigi Carli, effrayé par l'abondance des lions et des serpents. Malade à son tour, Dionigi Carli est rapatrié en Europe. Mais son voyage de retour est interminable. Là encore il lui faut repasser par le Brésil. Cette fois-ci à bord d'un bateau chargé de 630 esclaves, entassés dans ses cales. "Trente-trois Maures moururent durant ce voyage, ce qui fut compté comme un miracle, attendu qu'à l'ordinaire il en meurt la moitié", note le capucin. Nous avons là un des rares comptes-rendus détaillés de la vie à bord d'un vaisseau qui se livre à la traite. Dionigi Carli finit par atterrir à Lisbonne : "Quant aux Portugais, ils furent émerveillés de me voir rentrer avec pour tout bagage mon seul crucifix et ma maladie, devenue incurable."(LIvre LA MISSION AU KONGO des Pères Michelangelo Guattini et Dionigi Carli (1668), Ed. Chandeigne, "Magellane", 304 p.)

 
Coups de fouet et coups de vieux

CultureK Turine NGWALA MAMBU, LePotentiel Par  Fl. NL-NS    La Croix-Rouge de la RDC lance chaque année une campagne « Ecole sans fouet » en vue de favoriser la convivialité entre élèves et d' atténuer la violence en milieu scolaire. Il s’agit aussi de créer une sorte de symbiose entre enseignants et élèves. La campagne veut inculquer la notion du sens humanitaire dans le chef de l’enfant, afin qu’il soit sensible à la souffrance de l’autre et renforcer les notions de démocratie, de tolérance et fait connaître à l’enfant ses droits au sein de la famille.  Dans les écoles de Kinshasa, le fouet n’a pas encore dit son dernier mot. Les élèves sont ténus à une discipline parfois très dure. Beaucoup d’enfants ne vont plus à l’école pour éviter le fouet. Il est en bois, cuir ou encore en caoutchouc.  Lorsqu’un enfant a mal répondu, il reçoit des coups de fouet. Le devoir à domicile mal fait et le bavardage est punit sévèrement et sans pitié avec le fouet. Lorsque les élèves ne sont pas fouettés, ils accomplissent des travaux qui ne sont pas de leur âge: aller couper du bois dans la foret, faire des grandes étendues de champs ou encore aller chercher de l’eau à des kilomètres de l’école.

IPS Juakali Kambale Selon  Le professeur Thaddée Masimango, doyen de la Faculté d'agronomie, un professeur ordinaire, avec le grade le plus élevé à l'Université de Kinshasa, est payé à moins de 100 dollars US à la fin du mois. ''Je suis obligé d'emprunter de l'argent à mon épouse pour suppléer au maigre salaire pour mon transport. Et je ne suis pas seul dans ce cas''. La question est donc de savoir comment et de quoi vivent les professeurs d'université? ''Sur le dos des parents des étudiants'', répond d'emblée André Yoka Lye, professeur de lettres, faisant allusion aux contributions que paient les parents d'étudiants pour l'université. Il n'y a plus de frais de fonctionnement pour les universités officielles, et l'Etat avoue son incapacité. ''On a dû inventer ce système compenser le gap des salaires des professeurs'' Cela va de 140 à 300 dollars par étudiant. Ce recours à la contribution des parents a placé les universités congolaises dans un engrenage dont elles ont de la peine à se sortir. Il faut le plus d'étudiants possible pour permettre aux professeurs ainsi qu'au personnel administratif de survivre. Ils sont à peine 300 professeurs pour 20.000 étudiants à l'Université de Kinshasa, soit une moyenne d'un professeur pour 66 étudiants. La disproportion de ces rapports montre la dimension de l'équation difficile qui se pose. Entretemps De nombreux professeurs de renom sont morts par manque de soins appropriés et l'université n'arrive pas à les faire remplacer''. La pénurie de professeurs menace l'université du fait qu'il n'y a pas de relève entre les jeunes professeurs et les vieux. Les professeurs assistants préfèrent s'exiler en Europe dès qu'ils ont l'occasion d'aller parfaire leurs études pendant que les vieux se retrouvent de moins en moins physiquement capables de gérer les universités.

Un mariage, plusieurs interrogations

LP/MCN, via mediacongo.net)   A la célébration du mariage civil de Joseph Kabila avec Olive Sita di Lembe, la bourgmestre a révélé que le président s’était acquitté d'une dot de un million deux mille Francs congolais, versés à sa belle famille. Les époux ont un contrat de pour un régime matrimonial de communauté universelle.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


La conscience  Erik Kennes    " Suite à l'interview style Paris Match faite par Colette Braeckman à la mère de Joseph Kabila. La version donnée par Sifa sur la guerre de l'AFDL est bien évidemment romancée. Il est plus que probable que Joseph ait été inscrit à l'école française de Dar Es Salaam (j'ai encore un témoignage indépendant). J'ignore si, en ce moment, Laurent Kabila avait déjà des moyens importants. Il les avait vers 1987. N'oublions pas qu'il fut le protégé de Rashidi Kawawa, le numéro deux du parti unique tanzanien, car Kazadi Nyembwe est marié avec la fille de son frère. Les relations de Kabila avec les services secrets tanzaniens furent toujours bonnes, au moins à partir des années '80. Joseph a en effet fait son service militaire et il est pratiquement sûr qu'il avait un passeport tanzanien et la nationalité tanzanienne, tout comme d'autres enfants grandis à Kampala avaient la nationalité ougandaise".

LibreBelgique    MARIE-FRANCE CROS    L'appui octroyé par les capitales amies à Joseph Kabila -parce que les États préfèrent généralement le statu quo aux bouleversements - est trop visible pour ne pas courroucer les adversaires du Président en place, arrivé au pouvoir en vertu d'une étrange succession monarchique en pleine république. Et ce sont les donateurs extérieurs qui financent le processus électoral. «Ba mindele basi bapona motu na bango» : les Blancs ont déjà choisi leur homme, dit-on à Kinshasa. A cet égard, il faut souligner la particulière maladresse des Belges, dont les excellences défilent sans désemparer, ces derniers mois, dans la capitale congolaise. Karel De Gucht, André Flahaut, Marie Arena, Patrick Dewael, Dominique Simonet, Didier Donfut, Gisèle Mandaïla, Didier Reynders, Armand De Decker, etc... L'interminable défilé ministériel a lassé les Kinois, dont la presse n'a pas manqué de se gausser de cet empressement. La cerise sur le gâteau fut la visite des trois derniers cités, filmés en train d'offrir des cadeaux et d'embrasser Joseph Kabila pour son anniversaire, le 4 juin, et lui annonçant une prochaine remise de la dette du Congo. Comment ne pas juger le «tonton belge» partisan?
 
Dissentions et médisances au sommet

LePhare , Kinshasa(ACP/MCN, via mediacongo.net), LePotentiel Ben-Clet  Une première dans les annales de l’histoire politique du pays : des ministres ont publiquement désavoué le vice-Présidennt Yerodia Abdoulaye Ndombasi. " Nous, Ministres et Vice-Ministres, Membres de la Commission pour la Reconstruction et du Développement, exprimons à haute voix notre inquiétude et notre crainte relatives à la confusion que le Vice-Président en charge de la Commission est en train d'entretenir par rapport à certaines questions traitées dans nos différentes réunions. Nous décidons de suspendre notre participation aux travaux de la Commission jusqu'à l'harmonisation des vues sur les questions concernant le Ministère des Travaux Publics et Infrastructures, le Ministère des Postes, Téléphones et Télécommuni-cations, le Ministère de l'Environnement"...   Le vice-Président Yerodia Abdoulaye Ndombasi a qualifié ce désaveu de " fuite en avant et d'alibi ". Selon lui, le ministre de l'Environnement, Anselme Enerunga, est impliqué dans la vente d'une partie du Jardin Botanique où il a été procédé à l'abattage des arbres pour y ériger des magasins. Son collègue du Tourisme, M. José Engwanda, aurait confié de gré à gré le marché de la réhabilitation de l'Hôtel Karavia à Lubumbashi pour un coût de 10 millions USD et celui des Travaux Publics, José Makila, aurait utilisé la même procédure pour les marchés de réhabilitation routière pour un montant de 317 millions USD en l'espace de dix mois. Le ministre des PTT, Mme Gertrude Kitembo serait actionnaire avec son collègue du Portefeuille à la Société Supercell opérant au Kivu avec le préfixe rwandais (+250). .. " Seulement, quand la maffia porte les crimes de ses concurrents sur la place publique, l’opinion devrait s’en méfier. Elle ne le fait pas pour l’intérêt de la communauté nationale. Chaque segment maffieux tente ainsi de tirer la couverture de son côté, en exposant l’adversaire au mépris, à l’opprobre de tous. Ça, c’est une vieille recette. L’expérience enseigne que le déballage conduit unilatéralement, pour des raisons de propagande, est une lame à double tranchant. Elle trahit l’irresponsabilité de ceux qui l’emploient, à dessein, pour déstabiliser leurs ennemis sans cependant chercher à se remettre en cause. Cette attitude est inqualifiable".
 
La folie du cuivre

Telegraph.co.uk Malcolm Moore Rome     The recent record price of copper has led to a spate of robberies in Western Europe, as gangs of thieves seek to sell the metal to China on the black market. In the past six months at least 10 major copper robberies have been foiled by Italian investigators. A criminal ring had stolen 175 tonnes of copper wiring, worth as much as €1m. Five men were arrested, and a further 17 are under investigation. The network of copper smugglers included companies at a port, as well as shipping and container businesses. Because of an incessant thirst for copper wiring from Chinese manufacturers, since January 2004 the price of the metal has risen from just over $2,000 a tonne to a recent peak of almost $9,000. On the black market, a tonne of copper now sells for as much as $5,000. Police in Naples found thieves were stealing copper wiring from the construction site of a high-speed rail link between Rome and Naples. Since much of Italy's rail network is electrified, thieves have persistently targeted railway stations. Copper gangs are also at work in Germany, France, Sweden and Ireland. In France, repair work on the TGV rail lines is now under police guard. In Scotland last week, £40,000 of copper was stolen from a building site at Edinburgh University.

Le Potentiel  AMEDEE  MWARABU KIBOKO    Ayant rencontré des responsables de l’Association des exploitants miniers artisanaux du Katanga et les creuseurs,  Moïse Katumbi aurait ordonné le pillage à la carrière de Karwano, à environ 80 km de Lubumbashi, sur la route de Likasi. Elle est destinée à l’exploitation artisanale. La victime, Muamba Kabasele affirme avoir acheté en bonne et due forme cette carrière des creuseurs artisanaux qui l’exploitaient jusque-là. Il est étonné que les mêmes personnes reviennent piller son domaine. « Moïse Katumbi a ordonné qu’on pille mon dépôt par les creuseurs auprès desquels j’ai acheté toute la matière qu’ils sont revenus voler ». D’après lui il y a eu destruction ou disparition de 400 tonnes de matières valant  320 mille dollars, de 12 chaises , 4 tables en plastique et de 4 balances de 300 Kg.

Connaissance du "marché gris"

JeuneAfrique JEAN FOGLIZZO    Depuis une quinzaine d’années, le montant des dettes des pays en développement sous forme obligataire a considérablement augmenté. Ces obligations circulent, s’échangent sur un marché informel et, en fonction de la situation politique et économique du pays émetteur, valent plus ou moins cher. C’est là qu’interviennent les fonds vautours, qui jouent sur la lassitude de créanciers qui préfèrent toucher 20 ou 30 tout de suite plutôt que de poursuivre pendant des années le remboursement des 100 qui leur sont dus. Ayant ainsi déboursé 20, et ayant en main un titre qui vaut 100, le fonds vautour se battra bec et ongles devant tous les tribunaux de la planète pour faire reconnaître la validité de son titre ; ensuite, soit il fera saisir des biens de l’État débiteur, soit il fera du chantage en bloquant les accords amiables que celui-ci tente de négocier avec ses créanciers plus accommodants. Les fonds vautours peuvent ainsi récupérer à terme 80 ou 90 (après paiement des frais) sur un papier acheté 20, tandis que les autres créanciers ne retrouveront que 50 sur leur mise de 100. C' est ainsi qu' après avoir le test dans les dettes latino-américaines, le Congo-Brazza est devenu une proie très appétissante. Pourquoi ? Parce que ce petit pays de 3,8 millions d’habitants est dans une situation paradoxale : il est riche en pétrole (il devrait encaisser 2 milliards de dollars en 2006) et pauvre par ailleurs puisqu’il se situe à la 142e place sur 177 à l’indice du développement humain établi par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Il fait face à une dette publique de 9,2 milliards de dollars (200 % du PIB. Beaucoup de dettes ajoutées à de la pauvreté signifient que la dette ne vaut pas cher sur le marché. Production de pétrole importante mais déclinante signifie que le jeu en vaut la chandelle et qu’il y a des actifs à désosser à condition de faire vite. D’où la précipitation des vautours qui ont acquis quelque 10 % de la dette congolaise, soit près de 1 milliard de dollars au nominal, dont ils vont essayer par tous les moyens d’obtenir le règlement.

La revanche sur Tintin

Libération par Blandine FLIPO Quand il s'est rendu au Congo, Tintin n'a pas rendu service à la postérité de son papa Hergé. Les Congolais y étaient décrits comme des enfants inconscients, dont la mort n'était pas plus dramatique que celle d'un lion dans un safari. Tintin est devenu du coup le symbole du caractère raciste de la colonisation. Mais il faut reconnaître un mérite au reporter à houppette, il a contribué à la naissance de la BD congolaise. Avec ses étoiles, nationale, et internationale, et ses fans. Pour trouver la BD congolaise, il faut se rendre sur le marché central de Kinshasa, du côté des vendeurs de journaux. Là, avec un peu de chance, on peut dénicher des petits fanzines en mauvaise photocopie, racontant en lingala des histoires d'infidélité, de mariage, de tracasseries politiques... Bref tout ce qui fait la vie quotidienne des habitants. Ce sont les fameuses «BD populaires», vendues à peine 50 francs congolais (moins d'un centime d'euro), et qui disparaissent dans les jours suivant leur parution.

Mandrill, by Barly Baruti

La star internationale, Barly Baruti, scénariste et dessinateur, est sans doute le mieux placé pour pardonner à Hergé. Comme la plupart de ses collègues «bédéistes», il a découvert le 7e art dans les bibliothèques des pères jésuites, avec Tintin en bonne place. Aujourd'hui, Barly publie chez Glénat les séries Eva K. et Mandrille. Cette dernière raconte les aventures d'un détective français. «Quand je dis que c'est moi qui le dessine, les gens me demandent pourquoi je ne raconte pas des histoires africaines, précise Barly. Mais personne ne s'étonne qu'Hugo Pratt dessine l'Afrique !» Parler de «BD congolaise» l'énerve un peu, l'homme ne se sent pas porteur d'un «style» particulier.

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