Ecouter et lire les vies et la mort

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Cinq minutes avec Abanda Adjem

 
 
RFI  par  Bernard Nageotte    «Je ne veux pas choquer. Je dis seulement ce qui se passe.» Le Camerounais Abanda Adjem a écrit : "Pour sauver l’Afrique", aux éditions "Connaissances et Savoirs". Un livre où la langue de bois n’a pas sa place. Abanda Adjem dit ce qu’il pense des Africains aux Africains. En dénonçant la corruption, le népotisme, les opposants qui ne pensent qu’à l’argent. "On se demande si l' indépendance n' a pas été un luxe pour notre terre en agonie". L' indépendance est venue trop tôt par une erreur du Colon. Il est parti sans donner les leçons qu' il s' était promis de donner. Il y a des domaines que le Colon n' a pas touchés par exemple la gestion d' un patrimoie étendu aux dimensions d' une nation. Il nous a appris beaucoup de choses par exemple à soigner des malades, mais il n' a pas formé de gestionnaires d' hôpitaux. C' est maintenant à nous de nous prendre en mains et de régler nos problèmes.  Les Africains son aujourd'hui esponsables de leur destin. Ce qui me choque le plus, c'est l' absence de prise de consciene des gens. Ils ne se rendent pas compte que la situation est grave. Il  y a plein d' enfants  de rue, beaucoup ne savent pas aller à l' école . Il n' y a pas d' espoir, les gens ne savent  pas de quoi demain sera fait, ils ne savent pas ce qu' ils font aujoud'hui; ils sont obligésd' oublier le passé et de ne pas penser à l' avenir et de se contenter de ce qu' ils peuvent grapiller au jour le jour.
 
 
Il ne sert à rien d’être souverain si l’on demeure faible
 

Monde Diplomatique Manière de Voir Vies et mort du tiers-monde Monique Chemillier-Gendreau  Professeur de droit international à l’université Paris-VII (Denis-Diderot    Il y eut d' abord le tiers-monde avant même les indépendances. La crise de Suez (1956),  Bandung (1955) et la naissance du mouvement des non-alignés (1961) ont marqué  le départ d’une période nouvelle, celle de l’entrée de nouveaux Etats dans le cercle des nations souveraines. Puis ce fut la prise de conscience que la véritable liberté passait par le développement, la création de la Tricontinentale, les combats pour la souveraineté sur les richesses naturelles terrestres et maritimes et pour un nouvel ordre international, les tentatives de maîtrise des ressources énergétiques avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ces « années flamboyantes » s’accompagnent en effet d’une impossibilité de contrôler les prix des matières premières, donc d’assurer l’équilibre économique, ce qui cache mal une perte de contrôle de l’avenir. Enfin, il y a eu les retombées des élans idéologiques, les succès des opérations de contre-insurrection, notamment sous la présidence de Ronald Reagan, l’échec avéré de l’aide au développement. C’est la fin d’une espérance et la dislocation du tiers-monde comme entité politique solidaire. Tout cela confirme à quel point la sortie du colonialisme fut douloureuse et qu’il n’y avait rien à sauver d’une entreprise fondée sur la négation de l’autre. Mais, il faut de la distance critique par rapport aux voies empruntées par les pays nouvellement libérés. Sur le plan politique, la souveraineté a souvent été confisquée par des élites dérivant dans l’autoritarisme et la corruption. Elles n’ont pas bénéficié seulement du soutien des gouvernements complaisants du Nord, mais aussi souvent de celui de mouvements tiers-mondistes.

Sur le plan économique, l’erreur a été largement partagée par ces gouvernements (et même les plus progressistes d’entre eux) et les mouvements de gauche en Europe, à propos de la voie à suivre : pousser la logique de la souveraineté en la transposant dans le champ économique comme outil du nouvel ordre international. Sur les investissements, les matières premières et la dette, des doutes pèsent sur l’efficacité de cette voie. Rien n’était possible avec un droit international faible et aisément manipulable par les plus rusés. Rendre la justice internationale obligatoire pour tous (y compris la justice économique, qui n’est faite aujourd’hui que d’arbitrages), la fonder sur des codes de conduite contraignants à portée universelle, voilà les combats qui n’ont pas encore été menés, mais qui devront l’être. La souveraineté que les pays du tiers-monde ont tant désirée renvoie au rapport de forces, et il ne sert à rien d’être souverain si l’on demeure faible et si aucune norme s’imposant aux souverainetés les plus fortes ne sert de protection. Les conventions de Lomé, données en exemple, étaient pourtant encore l’expression de ce rapport de forces. L’Europe y négociait dans toute sa puissance face à des Etats qui n’étaient qu’une addition de faibles, et elle octroyait une aide au noyé en lui tenant la tête hors de l’eau (freiner la descente aux enfers des prix de certains produits) ; mais, par là même, le noyé était maintenu dans l’eau car rien alors ne l’incitait à prendre son élan vers de nouvelles productions. Désormais, nous savons que seule la définition menée par tous d’un bien commun universel peut ouvrir un autre chemin.
 
 
Two German soldiers holding dogs dangle from a military helicopter in Germany

BBCnews    Two German soldiers and their dogs practise military manoeuvres from a helicopter prior to their unit's imminent departure to the Democratic Republic of Congo.

CommuniquéMonuc    La Force de l’Union Européenne en RD Congo (EU FORCE RDC) sécurisation du processus électoral devrait compter entre 1500 et 1700 soldats. C est une «Force de réserve» qui vient en appui aux 17.600 Casques bleus de la Mission de l’ONU en République Démocratique du Congo. Elle sera composée de soldats d’Allemagne (780), d' Espagne (130) de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de la Suède.


Tout est Giga

United States Department of State  Jim Fisher-Thompson Bunia, Ituri District     The U.N. peacekeeping force in the DRC called MONUC operates the continent's largest airline. The fleet, now numbering 82 aircraft of all types and sizes and painted United Nations white, consumes close to 50 percent of MONUC's operational budget of $1.3 billion a year. MONUC has 16 regional offices located in the DRC's 11 provinces and the country has been divided into10 air regions. The MONUC air unit routinely transports members of the DRC's independent electoral commission and troupes of actors to remote villages and towns."We also do normal logistical support for all troops and nonmilitary members of the mission, including people involved in political and humanitarian affairs, investigations, and special visits of delegations. Because of the ruggedness of the country and destroyed infrastructure, 90 percent of those movements must go be air." In Ituri district alone, the MONUC air fleet has transported 160,000 passengers since it began operations in September 2003 and now averages 4,000 passengers a month. MONUC has also rehabilitated a number of airfields in the DRC, including the building of two major airstrips in Aru and Beni. "We have spent tens of millions of dollars building those airfields and installing light systems, as well as rehabilitating three runways. "We know we will have to leave one day, and these improvements will give the Congolese the ability the help support their new democracy."

LibreBelgique Marie-France Cros     Les bulletins de vote battent tous les records de taille. «Il pourra figurer dans le Guiness Book des records» Celui destiné aux présidentielle (33 candidats, rangés par ordre alphabétique sur 3 colonnes) a en effet la taille d'un petit poster: environ 45 cm sur 45. Pour les législatives et en particulier ceux des circonscriptions de Kinshasa - où se présentent le plus grand nombre de candidats - constitués de... six feuillets de 50 sur 70 cm! Le bulletin de Mbuji Mayi et Lubumbashi en comportent 4, d'autres 2 ou 3 (Bukavu, Kisangani). De plus, ce bulletin est extrêmement difficile à manipuler. Les candidats risquent de ne pas être repérés dans le fatras des noms offerts au choix des électeurs (850 à Kinshasa 4). On imagine déjà le combat, dans les futurs isoloirs, entre l'électeur et cette masse de papier... Les bulletins devront ensuite être déposés pliés (on imagine le travail pour une grand-mère aux doigts lourds) dans l'urne de plastique (le plus grand modèle existant sur le marché). «Le dépouillement sera très compliqué».
 
 
A new 100,000 Zimbabwean dollar bearer cheque

AngolaPress Harare/ RepublicOfTogo   La Banque centrale du Zimbabwe a  mis en circulation un billet de 100.000 dollars zimbabwéens (ZWD). Mais d' une valeur de sulement  77 centimes d'euro.  Le dollar zimbabwéen est rapidement devenu sans valeur, obligeant les gens à transporter des valises d`espèces pour leurs transactions quotidiennes. L' iinflation en rythme annuel a atteint 1042,9% , un record mondial. Le Zimbabwe est entré dans sa septième année de récession économique qui, outre une inflation qui grimpe en flèche, se caractérise par un chômage de plus de 70% et des pénuries de produits de première nécessité ainsi que de carburants

Chefs coutumiers,  signes et espèces protégées

CongoForum Cheik Fita     Une délégation de chefs coutumiers du Katanga a rencontré à Bruxelles le monde politique belge. Il s’agit pour les luba, de KASONGO WA NYEMBO Yves NGOY KISULA et MULONGO NDALA Baudouin, pour les lundas de MWANT YAV MUSHID III et MUYEJ KABWIT, pour les sangas de MWENDA-BANTU MUNONGO Godefroid et KALEKWA KANSALA Jean-Marie. Ces chefs prétendent qu' ils ont voyagé "dans le cadre de leurs prérogatives qui figurent dans la nouvelle constitution et de leurs pouvoirs qui y sont repris et reconnus et pour prendre contact avec des ONG pour le développement à la base car jusqu’ici, la coopération est surtout d’Etat à Etat et il y a une forte déperdition quant aux effets dans la population".
 
MMC  En avril 2005, Joseph Kabila dévait être intronisé au cours d’une cérémonie ancestrale pour ses efforts pour la paix et la réunification et aussi en tant que fils de cette province, lors de son passage à Kindu.
 
Jeannot LUSENGE  Presse Présidentielle    Président Joseph Kabila s' est rendu au village Kinkunki, a environ 6 Km de Kamina où le Grand Chef  Yves Ngoie Kisula en présence d'une dizaine d'autres chefs traditionnels luba l' a intronisé Grand Chef coutumier luba.  Avec cette cérémonie, Joseph Kabila seriat reconnu, autant par les vivants que par les ancêtres luba, comme grand Chef coutumier, prouvant ainsi son appartenance à cette tribu. La cérémonie s'est déroulée dans la case symbolique de l' empereur Ilunga Mbidi Kiluwe, fondateur de l' empire luba. Des coups de carabine ont été tirés en l'air.  Kabila  a reçu  divers effets traditionnels et symboles d' un pouvoir for: une peau de léopard, une queue d'un animal sauvage, une hache (kabiki), une pointe d'ivoire (dino ya polo), une canne en bois noir (mukombo), un arc et dse flèches (buta bwamiketo).

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World Wildlife Fund Newsroom   L’okapi a été redécouvert dans les Virunga pour la première fois depuis 1959, date à laquelle avaient été effectuées les dernières observations officielles. L’okapi  ne vit nulle part ailleurs au monde que dans les forêts primaires matures de l’est de la RDC. L’essentiel de la population se trouve dans la forêt de l’Ituri, dont un cinquième environ est inclus dans la Réserve des Okapis d’Epulu (du nom d’un village situé au centre de cette réserve couvrant près d’1,5 million d’hectares, où se trouve une station d’élevage de l’okapi). Mais dans le passé, l’espèce était également connue plus à l’est, dans les forêts qui s’étendent dans la vallée de la Semliki. Une partie de ces forêts est actuellement intégrée dans le Parc national des Virunga, créé en 1925 et qui a été élevé au rang de Site du patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Une opération de recensement a découvert 17 traces d’okapis, dont des empreintes dans la boue, des excréments et de la végétation broutée par ces animaux. Elle put également confirmer la présence du bongo, une grande antilope forestière rare qui, tout comme l’okapi, n’avait plus été signalée dans la région depuis près d’un demi-siècle. « La redécouverte de l’okapi dans le Parc national des Virunga après cinquante ans est un signe très positif. Des espèces prestigieuses ont survécu aux périodes de trouble, mais il reste beaucoup à faire pour les sauvegarder ». Le WWF reste cependant très préoccupé par les nombreuses activités illégales qui continuent à l’intérieur des limites du parc, de même que par les appels lancés par des politiciens locaux invitant les agriculteurs à s’installer dans la zone protégée.Le WWF demande instamment au gouvernement de la RDC de prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la protection à long terme du Parc national des Virunga. Faute de quoi, le « retour » de l’okapi ne pourrait être qu’un simple sursis…
 
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