Salue Mario à Goma!

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Il est des rencontres qu' on n' oublie pas; même sans photo souvenir,
surtout si c' est un bel homme au dehors comme au de
dans


Va-t-il parler cette fois?


Sarkozy à Kinshasa, c' est la rencontre des extrêmes; entre le chéf de l' Etat le plus remuant et son  contraire. Vont-ils s' adresser à la presse, comme c' est devenu l' habitude, derrière des pupitres et flanqués de leurs couleurs nationales?

La rencontre Kabila-Bush le 26 octobre 2007 avait été l' objet d' un bref compte rendu de la Maison Blanche http://georgewbush-whitehouse.archives.gov/news/releases/2007/10/20071026-1.html . Kabila a raconté des banalités.

Le 16 juillet 2008, Sarkozy a couvert les propos du président congolais par un communiqué français http://www.ambafrance-cd.org/spip.php?article462. Les réceptions au Quai d' Orsay et au Sénat n' ont pas connu d' échanges avec les journalistes. Ce qui fit dire à Botowamungu Kalome que le chef de l’État congolais avait laissé sa langue à Kinshasa. La presse a été trimballée de point de presse annulé à des conférences de presse annulées. Perplexe, un journaliste de RFI a dit « Votre président ne parle toujours pas bien français ? Cela expliquerait peut-être son silence ». Un membre de la délégation a avoué la peur que le président « ne se fasse piéger par certains journalistes, car tous ne sont pas de bonne foi ».  

Selon le dernier livre de Colette Braeckman, il y avait un pari: si la guerre se termine, le Congo, après avoir connu des élections démocratiques, récupérera enfin toute sa souveraineté. Il pourra alors, peut-être, proclamer véritablement son indépendance, la deuxième. Le livre évoque les rapports entre la Belgique et la RDC. Elle explique aussi qu'on a beaucoup sous-estimé Kabila qui aurait beaucoup évolué ces dernières années, comme son pays. Elle relate les tentatives d’émancipation économique et les obstacles qui se sont multipliés, parmi lesquels la relance de la guerre au Kivu par le général rebelle Laurent Nkunda. ( Vers la deuxième indépendance du Congo - Colette Braeckman - Editions Le Cri)

 
Nos ventres à l'extérieur

L'Observateur/MCN, via mediacongo.net    Xavier Mirindi Kiriza    D' où vient ce qui se mange en RDC? D'abord, il y a le pain: le blé est importé d'Espagne ou d'Argentine. La levure qui fait monter la pâte est d'origine turque. Une partie du sucre vient du Brésil, Indonésie ou Afrique du Sud. Le lait en poudre, de la Nouvelle Zélande, de l'Irlande ou de la Suisse. La margarine est fabriquée grâce à l'huile de palme de Malaisie. Le thé et le café sont de plus en plus kenyans, rwandais, burundais, ougandais centrafricains ou angolais. Le Katanga et les deux Kasaï recourent à la Zambie et à l'Afrique du Sud pour la farine de maïs. Le riz est asiatique. Le poulet vient de la Belgique, tandis que les abats sont importés du Brésil, de l'Uruguay ou de l'Argentine. Le poisson vient de la Namibie, de l'Europe du Nord, du Portugal, etc.  Les condiments sont malaisiens, thaïlandais, hollandais, italiens, français…

A visage découvert    

  
Moïse Katumbi a dit que les opposants à la la décision d'admettre les troupes rwandaises en Rdc étaient: « des sorciers ! » De son côté, Gabriel Kyungu a intimé aux députés nationaux du Katanga de retirer leurs signatures dans les 48 heures, sinon il leur sera interdit de séjourner au Katanga. Interviewée par  KatangaInfos Quiproquo, Fifi Masuka Saini, députée nationale katangaise persiste en signe: "Maintenant que les troupes rwandaises ont quitté le sol congolais, la question n' est pas que le chef de l'Etat avait raison ou pas. On veut en savoir davantage sur la nature de l'accord passé avec le Rwanda. Aujourd'hui que les opérations sont terminées, mais on ne sait toujours pas combien sont réellement entrés, combien sont partis et combien de Fdlr sont restés sur le sol congolais".

Bilan des opérations: selon le HCR, il y a eu 160.000 civils supplémentaires qui ont été déplacés en deux mois.. Entre le 1er janvier et le 14 mars 2009, les Nations Unies ont assisté 5717 Rwandais à retourner dans leur pays, dont 1438 FDLR ( 585 combattants et 853 dépendants).


Revoilà le bel homme aux enfants difficiles

Marcel Yabili       Il était venu me voir au volant d' un immense camion avec à l' arrière une dizaine de jeunes suspendus et se balançant gaiement comme des singes aux barres de fixation de la bâche en saison de pluie. Il offrait à ses passagers les joies de venir en ville et de la dominer du haut. On ne se connaissat pas. Non! Il décline son identité: Mario Peres, prêtre! Rarement je me suis trouvé en présence d'un ecclésiastique aussi bel homme! Mario attendait quelques fonds extérieurs et envisageait d'acheter des chaussures pour ses diablotins. Il m' explique que ce sont des prisonniers. Je lui ai remis, sans regrets, tout mon stock. Gratuitement.

Par la suite, j' ai visité sa "prison" à l'écart de la Cité des Jeunes, ses ateliers, plaines de sports, restaurant, dortoirs. Derrière  une clôture metallique, on s'affairait entre poulaillers, clapier et potager et leds activités de plein air. Rien ne laissait deviner que c'étaient là des enfants difficiles, des criminels parfois. La porte de Mario n'était jamais verouillée. Mario Pérez disparut sans dire au-revoir. Ses supérieurs l'avaient envoyé au Kivu. La guerre a commencé peu après. Qu' étais-tu devenu?

Cinq années s' étaient écoulées jusqu' à ce que, en surfant sur les enfants soldats, Google m' avait donné de tes nouvelles en août 2003.  Béatrice Petit de LeVif- Lexpress l' avait rencontré à Goma. Elle rassurait:  Quand on lui demande de ses nouvelles, qu'il soit en pleine crise de malaria ou «simplement» débordé, le Père Mario répond avec un grand clin d'œil : «Je suis vivant.» Ce qui signifie, dans le patois des Andes vénézuéliennes, sa région natale: «éa va bien même quand ça va mal.»

Encore cinq autres années et c' est Colette Braeckman qui se rend au centre don Bosco, tenu par les Salésiens à Goma. " Une véritable « usine à réparer des enfants ». Le père Mario se déplace d’un atelier à l’autre, règle un problème, écoute un éducateur, réconforte un adolescent. Hébergés, nourris, encadrés par les éducateurs, les jeunes aux regards d’adultes apprenent un métier et oublient l’usage des armes. Le père Mario leur promet qu’à la sortie, il leur donnera un toit, quelques outils, un petit crédit qui leur permettra de se débrouiller dans la vie. http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2009/03/18/don-bosco-une-usine-a-reparer-des-enfants/   

Salut, Mario!