Mobutu, TI et Lumumba jr

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Au Katanga des victimes réelles

 
RDC-Humanitaire    Plus de 150000 personnes, ayant abandonné leurs maisons du fait des conflits entre les troupes congolaises et les rebelles Maï Maï, ont été recensées dans le centre du Katanga ces 6 derniers mois. Le périmètre appelé «le Triangle de la mort» s’étend de Pweto à Mitwaba jusqu’à Manono. Les principaux camps de déplacés sont actuellement basés à Pweto (10000 personnes déplacées), autour du lac Upemba (35000), à Mitwaba (25000) et à Dubié (16000). Plusieurs autres personnes demeurent piégées dans des lieux non inaccessibles, ce qui laisse croire que le nombre de déplacés est bien plus important. La majorité vit dans des conditions très difficiles où la  malnutrition et le taux de mortalité sont élevés: Crise Humanitaire au centre du Katanga est un cri de coeur, un appel à la communauté internationale

Deutsche Welle Julien Mechaussie    L’organisation humanitaire CARE tire la sonnette d’alarme. « Les violences sexuelles et les atteintes aux droits de l’homme, qu’elles soient commises par les miliciens Mai-Mai ou par l’armée régulière, font partie d’un quotidien nourri de peurs et d’horreurs. Au moins 19% des habitants du Katanga souffrent de malnutrition. Ce qui se passe dans cette région, est une véritable catastrophe. Une catastrophe ignorée. La capitale du Katanga, Lubumbashi, se trouve à 400 kilomètres des premiers réfugiés. Un transport d’aide humanitaire peut durer jusqu’à 4 semaines. Et un tiers de cette aide se volatilise en chemin. L’ampleur de la souffrance que connaît cette région, n’est pas comparable à ce qui s’est passé sur la planète ces dernières années. »
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Time.com SIMON ROBINSON, VIVIENNE WALT     By conventional measures, that conflict is over. Congo is no longer the playground of foreign armies. Mining firms have returned, and cell phone companies are doing a booming business. But the suffering of Congo's people continues. But fighting persists in the east, where rebel holdouts loot, rape and murder. The Congolese army, which was meant to be both symbol and protector in the reunited country, has cut its own murderous swath, carrying out executions and razing villages. The byproducts of war the scars left by years of brutality disfigure Congo's society and infrastructure.The International Rescue Committee (IRC) estimates that 3.9 million people have died from war-related causes since the conflict in Congo began in 1998, making it the world's most lethal conflict since World War II. The country is plagued by bad sanitation, disease, malnutrition, corruption and dislocation. Routine and treatable illnesses have become weapons of mass destruction. In many respects, Congo remains as broken, volatile and dangerous as ever, which is to say, among the very worst places on Earth. But Congo still represents the promise of Africa as much as its misery. Its fertile fields and tropical forests cover an area bigger than California, Colorado, Montana, New Mexico, Oregon and Texas combined. Its soils are packed with diamonds, gold, copper, tantalum and uranium. The waters of its mighty river could one day power the continent. And yet because Congo is so rich in resources, its problems, when left to fester, tend to suck in its neighbors in a vortex of exploitation and chaos. And so fixing Congo is essential to fixing Africa. "If you want peace in Africa, then you need to deal with the biggest country right at its heart." Congo's warring parties say they are abiding by a peace deal, monitored by U.N. troops. But the dying continues. Congo provides tragic proof that in some places, peace and war can look a lot alike.
 
Génocides et des victimes par hérédité

Libération Florence AUBENAS et José GARÇON    Rony Brauman     "Penser dans l'urgence" (Le Seuil) fait une description de l' importance de la figure de la victime dans nos sociétés. La mémoire et l'histoire des grands crimes du passé ont évidemment leur place dans le présent. L'esclavage, le colonialisme, les génocides, les guerres font partie de notre héritage commun, ils doivent être enseignés et commémorés. Mais tout se passe comme si une panne du politique, une incapacité à se projeter dans l'avenir, nous ramenait vers un ressassement morbide du passé. L'essor de l' humanitaire au cours de ces deux dernières décennies est à comprendre aussi comme le signe de cette carence. La figure de la victime a pris une telle importance que sont apparues des associations de fils et filles de victimes, déportés juifs, déportés africains, comme si ce statut se transmettait de génération en génération. On n'est plus victime de quelque chose (une persécution ou une épidémie) mais victime par hérédité. Il ne s'agit plus d'une réalité vécue mais d'une construction imaginaire, avec pour enjeu la reconnaissance sociale. Cela pousse certains à ne considérer leur existence qu'à l'ombre des atrocités subies par leurs ancêtres, réels ou supposés. Certains juifs dans les pays arabes, en quête d'une reconnaissance qui en ferait les héritiers de la Shoah, ont, par exemple, troqué un passé contre un autre : ils ont marginalisé des souvenirs individuels et collectifs, la nostalgie d'une vie des juifs en terre d'Islam, au profit d'une souffrance. Comme si un passé relativement heureux ne pouvait être source de considération, alors qu'un passé de victimes fournirait une identité digne de respect. L'effet pervers de la notion de «devoir de mémoire» est d'encourager à la constitution de groupes se définissant exclusivement par le mal qu'ils ont enduré. L'humanitaire s'est construit sur l'idée du refus de souffrances inutiles et il a, par nature, une grande affinité avec cette idéologie victimaire. Or, tenter d'adoucir le sort de personnes plongées dans la détresse est une chose, s'en proclamer les porte-parole et les réduire à ce statut en est une autre. Les deux se confondent trop souvent. L'instrumentalisation politique du malheur n'est jamais très loin, dès lors qu'une situation est décrite exclusivement dans des termes moraux ­ le Bien et le Mal, les victimes et les bourreaux, les héros et les traîtres. On a vite fait de disqualifier toute réflexion politique, toute réflexion en général, au profit d'une sommation à acquiescer.
 
7 courriels sur 10 sont indésirables
 
Le Vif     Internet qui sert à tout (envoi de mails, participation à des forums, achats, gestion de comptes bancaires et même téléphone en ligne), cette Toile qui désormais fait partie de la vie quotidienne présenterait de sérieuses faiblesses. Certrains scientifiques prédisent la fin pure et simple d'Internet:. Spams à la pelle, virus assassins, phishing - des personnes récupèrent votre numéro de carte bancaire en ligne - pages Web qui refusent de s'afficher parce que trop visitées. La plus répandue est celle des virus, de petits programmes qui s'invitent sur les ordinateurs pour en altérer le fonctionnement. Le premier est apparu en 1983 ; depuis ils pullulent : un millier en 1991, dix fois plus en 1997, 33 000 en 1999 et plus de 150 000 aujourd'hui. Au grand dam des victimes, qui rafistolent comme elles peuvent le Réseau avec des patchs... Mais ces pansements ne soignent rien en profondeur, car le crime s'est professionnalisé . Un rapport du gouvernement américain chiffre à 250 000 par an le nombre de ces attaques « professionnelles ».  Mais il n'y a pas que le problème des arnaqueurs. Que font les entreprises avec toutes les informations qu'elles collectionnent ? Ou encore : que deviennent les infos que la grande majorité des utilisateurs laissent traîner sur des serveurs quelconques ? Pratiquement tous les jeunes utilisent un service webmail pour leur courrier électronique. Que deviennent les messages qui restent sur un serveur hotmail ou Yahoo ! ? Si les virus sont difficiles à repérer, il est vrai que les spams, eux, sont quasi impossibles à contrer. Ces messages à caractère publicitaire (Viagra, voyages, etc.) qui arrivent de façon inopinée sur la messagerie représentent aujourd'hui près de 7 courriers électroniques sur 10... Se dessinent alors les limites d'Internet : il est facile d'envoyer un message, mais pas de le refuser. Les boîtes aux lettres deviennent de véritables poubelles. Résultat : l'e-mail, dans sa forme actuelle, est menacé.  Il est voué à disparaître

Singe parent et réservoir du VIH

LibreBelgique Frans de Waal  «Le singe en nous»,  chez Fayard     " Les hommes sont un mélange de chimpanzés et de bonobos.  Nous trouvons chez nous, cette bipolarité entre notre côté chimpanzés (réputés pour leur agressivité et leurs luttes pour le pouvoir) et notre côté bonobos (célèbres pour leur pacifisme, l'égalité femelle/mâle, et pour l'utilisation frénétique des rapports sexuels pour apaiser les conflits). Chez les hommes, on a inventé le couple où le mâle et la femelle s'occupent à deux du petit. Grâce à cela, les femelles humaines peuvent avoir bien plus souvent des enfants alors que chez les bonobos ou les chimpanzés, les femelles doivent s'occuper pendant cinq ans d'un bébé avant de pouvoir engendrer à nouveau. C'est grâce à cette différence que l'homme a pu peupler toute la terre et pas grâce à son intelligence comme on le dit souvent. Vu de loin dans l'échelle de l'évolution, les différences générales entre les grands singes et nous, sont faibles, car elles ne portent que sur 1,5 pc du matériel génétique: c'est très peu. Les autres différences sont bien plus grandes: nous marchons sur deux jambes, nos pieds sont différents, nos cerveaux sont trois fois plus grands, nous avons surtout le langage. Mais tout est affaire de quantité plus que de différence fondamentale. Qu'on étudie la culture, le sens moral, la langue, les systèmes politiques, on voit que les singes comme les hommes en sont pourvus, mais bien moins que les hommes".

PARIS (AP) -     Vingt-cinq ans après la découverte du virus du  Sida, on a  identifié le chimpanzé Pan troglodyte troglodytes du Cameroun comme le "réservoir naturel" du VIH. Dès 1989 l'infection au Gabon d'un chimpanzé captif  avait suggéré que la présence du VIH-1 dans la population humaine résultait d'une transmission inter-espèces. Ces singes sont en effet des porteurs sains du SIV cpz, qui se transmet à l'homme vraisemblablement par la chasse et la consommation de viande de brousse infectée. De plus les chimpanzés captifs porteurs du SIV cpz, étaient tous originaires du bassin du Congo, ce qui renforçait les incertitudes sur un "réservoir naturel" du virus. Les scientifiques ont alors étudié la prévalence de ce virus chez les chimpanzés sauvages par l'analyse des excréments, isolé les anticorps et séquencé l'ARN viral présent dans les fèces. Chez certaines communautés de chimpanzés, "près de 35% des individus sont porteurs du virus".  Mais " si le réservoir naturel du VIH est établi, il ne faut pas le confondre avec l'origine de la pandémie". Reste à déterminer pourquoi la localisation de ce réservoir naturel est différente des zones géographiques où les premiers cas de la maladie sont apparus mais aussi pourquoi seul le VHI-1 s'est diffusé, provoquant une pandémie mondiale. Le premier cas humain d'infection par le HIV est celui d'un homme de Kinshasa, dont un échantillon de sang avait été prélevé en 1959 dans le cadre d'une étude médicale, des dizaines d'années avant que les scientifiques ne connaissent même l'existence du virus du SIDA.

Mobutu, TI et Lumumba jr
 
24Heures    GEORGES-MARIE BÉCHERRAZ    En 1997 Laurent-Désiré Kabila  avait émis une demande d'entraide, et la Suisse décida de geler tous les avoirs de Mobutu. Le blocage a été prolongé de trois ans en trois ans. Il est actuellement en force jusqu'au 31 décembre 2006. Mais Mobutu avait laissé de nombreux créanciers et ceux-ci se pressaient au portillon. Sa villa de Savigny fut vendue 3,3 millions de francs en 2001. Elle est aujourd'hui occupée par un nouveau propriétaire. L'argent récolté est venu s'ajouter aux six millions déjà gelés par la Confédération. On est assez loin du chiffre de quatre milliards de francs censé représenter ses avoirs en Suisse. de plus, ce blocage embêtait certes beaucoup de monde, mais tout particulièrement un homme d'affaires bernois, ancien «consultant plénipotentiaire» de Mobutu, peu enclin à laisser filer une créance de 4 millions de francs pour diverses missions assumées entre 1993 et 1997. L'ancien chef d'Etat l'avait notamment chargé de la livraison de 25 000 portraits à son effigie. Un tribunal avait alors condamné les héritiers de Mobutu à payer 2,3 millions de francs à ce créancier. Mais les juges fédéraux viennent de considérer comme disproportionnée l'évocation des intérêts du pays pour justifier le blocage de l'argent attribué à ce créancier. Il va donc recevoir les millions qu'il attend depuis près de dix ans. Lees juges suisses observent par ailleurs que la procédure de blocage n'avance guère «par le manque d'empressement des autorités congolaises à la faire aboutir.» Les négociations avec les autorités congolaises continuent, laborieuses, afin que cet argent retourne au Congo.

www    Selon Transparency International, la corruption menace les démocraties fragiles d' Afrique et entravant les efforts en vue de parvenir à un développement durable. Les gouvernements africains doivent faire preuve de la volonté politique nécessaire pour pouvoir renverser la tendance actuelle. Mais le processus pourrait prendre un siècle à moins d'une coopération active des gouvernements de l'occident. TI demande donc aux gouvernements occidentaux de modifier leurs lois dans le domaine bancaire pour faciliter le rapatriment vers l'Afrique de l'argent acquis illégalement. TI estime que la corruption des gouvernements africains et des compagnies occidentales durant la période post-coloniale est responsable de la perte de plus de 140 milliards de dollars. L' an dernier, un traité anti-corruption des Nations unies est entré en vigueur. Le document permet la saisie d'avoirs acquis illégalement et lève le secret bancaire qui protège les suspects faisant l'objet d'enquêtes.L' arsenal juridique existe déjà pour livrer bataille. Il ne manque qu'une volonté politique pour faire appliquer les textes.
 
CONGO (RDC) PANAPRESS    Patrice Lumumba, un des candidats à l'élection présidentielle estime que le scrutin doit permettre au Congo de "redevenir maître de ses richesses nationales". Le fils de l'ancien Premier ministre Patrice Eméry Lumumba, juge "inacceptable le contrôle de toutes les richesses du Congo par les étrangers. Le scrutin présidentiel doit permettre aux Congolais de s'approprier des richesses nationales. Il doit être l'occasion pour eux de s'approprier leur sous-sol passé aux mains de l'étranger. Même Mobutu n'a pas cédé autant de richesses du Congo aux étrangers".
 
Victoire électorale de la violence et de la saleté
 
Communiqué du Comité International d’Accompagnement de la Transition (CIAT)   Le CIAT est composé des cinq pays membres permanents du Conseil de Sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), de la Belgique, du Canada, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Gabon, de la Zambie, de l’Union Européenne (Commission et Présidence), de l’Union Africaine (Commission et Présidence) et de la MONUC. Le CIAT s’inquiète de voir que le recours aux manipulations, aux intimidations et au mensonge est en train de prendre le pas sur le débat politique et démocratique qui convient pendant une période électorale. Il demande au gouvernement de s’assurer que les libertés fondamentales et constitutionnelles soient concrètement respectées et de prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’aucun abus de pouvoir ne soit commis par les forces de sécurité.

Libre Belgique MARIE-FRANCE CROS    Le Cardinal Etsou     "J' ai  lancé un appel aux Congolais à tout faire, lors des élections, pour ne pas continuer à subir la domination des étrangers. Je ne sais pas si ça concerne le président Kabila. Il est normal qu'un pays soit gouverné par des citoyens de ce pays, au moins au niveau des grands décideurs. Nous savons qu'en 1997-1998, le pays a été complètement dirigé par des étrangers, en dépit des personnes qui étaient en place. Et vous savez que la 2 éme guerre a commencé, en 1998, en réaction à ce phénomène. Donc, s'il s'avérait que le pays n'est pas dirigé par des Congolais, il est normal que le cardinal tire la sonnette d'alarme. C'est une question de principe qui n'a rien à voir avec la xénophobie ou avec une invitation touchant des personnes bien déterminées. On demande aux gens d'ouvrir les yeux. Il y a un certain énervement envers la Communauté Internationale. Lorsqu'on considère la réaction des Congolais, cet énervement est dû au fait qu'ils ont l'impression que les jeux sont déjà faits, qu'on a déjà choisi qui gouvernera le Congo et que le reste ne sert à rien".

LICOF (Ligue contre la Corruption et la Fraude)     " La RDC a un problème réel d’hommes publics dignes de ce nom. A part les quelques oiseaux rares qui ne doivent pas se compter sur les doigts d’une seule main, notre classe politique est un conglomérat d’opportunistes soucieux de se faire une place au soleil. La moralité d’hommes publics n’est point leur affaire. Or, les anciens Romains parlaient à juste titre de la « carrière des honneurs » s’agissant des fonctions dans les instances dirigeantes du pays. Ils savaient que l’honneur est une charge, ce qu’ils traduisaient merveilleusement bien par l’adage latin : « Honos onesta »(l’honneur est une charge). Cela étant, la population a une tâche facile lors des élections : séparer le bon grain de l’ivraie. Les politiciens qui se sont fourvoyés dans une mégestion avérée des ressources publiques, soit dix milliards de dollars détournés par les belligérants en temps de guerre, méritent la sanction suprême du peuple, à savoir le désaveu".

LeMonde Jean-Pierre Tuquoi      Joseph Kabila affiche la mine réjouie de celui qui pense avoir rempli son contrat sans avoir eu à trop forcer son talent. Lisse comme un galet, le président candidat se veut irréprochable.La corruption qui gangrène l'Etat jusque dans les hautes sphères, les haines mortelles entre responsables politiques qui réduisent à peu de chose le travail du gouvernement de cohabitation, les difficultés à créer une armée nationale à partir de groupes rebelles qui se sont affrontés durement, la mauvaise humeur du Fonds monétaire international (FMI) qui vient de stopper son aide budgétaire... Aucun de ces maux, aucune de ces surprises déplaisantes n'entame la bonhomie du chef de l'Etat. Mais l'Etat, dirigé par un gouvernement où siègent plusieurs criminels de guerre, des incompétents notoires et des affairistes sans scrupule, ne se porte pas mieux. Dérisoire, le budget du pays provient, pour plus de la moitié, de la communauté internationale. Les fonctionnaires sont mal payés, et de façon épisodique. Les infrastructures sont à reconstruire. Et l'armée, qui accueille dans ses rangs d'ex-rebelles, est "plus un problème qu'un atout pour la population". Le relèvement du pays devrait inspirer le programme des candidats. De la taille de l'Europe occidentale, riche en matières premières de toutes sortes et en sources d'énergie (son réseau hydraulique lui permettrait d'alimenter la moitié de l'Afrique), la RDC fait partie des "pays riches où l'on vit très mal". Msis le niveau de vie des habitants est l'un des plus bas au monde. Malgré les urgences, le débat électoral risque de se focaliser sur le thème plus polémique de "la congolité". Sont visés les candidats de nationalité congolaise mais d'origine tutsie. "On a ouvert la boîte de Pandore. Le processus électoral est menacé. On risque de s'acheminer vers une guerre de cent ans... La campagne électorale sera violente et sale."