Mauvais Belge, nationaliste congolais

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Plus congolais que certains nationalistes

Media Congo  Innocent Mboma Bwakand      Robert CREM, ex-PDG de la Gécamines lance une vive interpellation à la classe politique congolaise, aux gouvernants et aux gouvernés face à ce qu'il qualifie de " la plus grande escroquerie des temps modernes ", parceque ce sont 300 milliards de dollars de réserves minières katangaises qui sont bradées. Lorsqu'on se réfère à l'histoire récente de la Gécamines, on se rappelle qu'en raison de son franc-parler, Robert Crem était considéré en 1983 comme une cible à abattre dans son propre pays. En effet, au début du mois d'octobre de cette année, la presse titrait ceci à son propos : " Robert Crem, l'homme qui menace 9.000 emplois en Belgique ". Il est vrai qu'en aval, les produits Gécamines faisaient vivre un bon nombre d'entreprises en Belgique mais pas toujours sur une base équitable et de ce fait, toute personne qui osait initier la modification des termes des contrats méritait une sanction non définie. Le sort du premier Directeur Général de la Sozacom qui se proposait de créer à Paris une Banque Zaïroise pour le Commerce Extérieur est plus éloquent. De façon générale, il a été constaté que les partenaires de la Gécamines (Banques, Sociétés de Transports, Assurances et autres) arrivaient toujours à engranger plus de bénéfices qu'elle. Ainsi, la prise de conscience prônée par cet expert d'un haut niveau a amené la Gécamines à réviser certains accords tel que le Contrat de Raffinage en 1984. A ce sujet, un nouvel accord fut signé aux termes duquel la Gécamines mettait sur le marché des produits bruts tandis que les usines belges de la MHO poursuivaient le travail à façon (production de contirod, cakes et billettes de cuivre ; sel et oxyde de cobalt) mais cette fois, pour leur propre compte. La Gécamines leur cédait en même temps le réseau des clients consommateurs des produits précités, sans parler de la réforme ayant entraîné la disparition de la Société Générale des Minerais qui fut pendant longtemps agent de ventes des produits miniers de l'Union Minière du Haut Katanga puis de la Gécamines, avant de laisser la place à la Sozacom selon les textes de la loi du 10 juillet 1974. La République Démocratique du Congo a intérêt à prendre en compte les avis des experts tant nationaux (dont ceux que la Gécamines a abandonné prématurément en cours de route pour satisfaire aux exigences de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International) qu'étrangers pour assurer le développement harmonieux du patrimoine minier national dont les réserves sont très importantes. Il y va sans conteste que les intérêts privés des individus sont souvent divergents, mais cela n'empêche qu'un grand effort de discernement doit être fait au niveau de l'Exécutif pour la sauvegarde de l'intérêt supérieur de la nation. Robert Crem rend les politiques et les cadres congolais responsables de la situation qui mine le Congo. Il explique l'apathie des congolais par la corruption qui gangrène la société congolaise à tous les niveaux de la pyramide. Cependant, il termine par une note d'optimisme selon laquelle en 15 ans, grâce à un travail organisé et assidu le Congo pourra se remettre sur les rails pour le bonheur de tous ses enfants.
 
Pierre noire et pierre blanche

LePotentiel  Solange Bozanzo  La pierre noire est un morceau d’os traité pour être utilisé contre les abcès en formation, renseigne l’article « Comment produire une pierre noire » du chercheur indépendant Lungela Sakananu dans le magazine Mwana Mboka, n° 37. Pour les morsures et abcès, l’article conseille d’inciser l’endroit avec une lame de rasoir stérilisée avant d’appliquer la pierre noire, attendre qu’elle absorbe tout le poison de l’endroit attaqué et qu’elle tombe d’elle-même ou qu’on l’enlève soi-même. L’article explique que pour fabriquer une pierre noire, on peut utiliser tous les os à moelle bien sec sans matière grasse, du bois de chauffage ou du charbon. L’article décrit les différentes étapes de la manière suivante : bien laver et bien nettoyer l’os afin de la dégraisser, couper en petits morceaux et les nettoyer de nouveau. Préparer ensuite le charbon de bois, le rendre bien ardent sur une plaque ou à un endroit bien plat, écarter ce charbon et y mettre ces os, le creux tourné au sol puis les recouvrir. Après les différentes transformations que connaîtra l’os : de la couleur blanche à la couleur noire, tremper dans l’eau tiède pour faire sortir toutes les bulles de gaz et vérifier enfin l’efficacité de l’opération en appliquant la pierre contre la partie intérieure de la lèvre inférieure ou supérieure, si elle colle, c’est un signe de bon résultat. 

Le Potentiel (Kinshasa) Donatien Ngandu Mupompa    Les creuseurs du village de Kalumbu des environs de Tshikapa avaient attrapé une pierre blanche plus grosse que le légendaire diamant de Ngokas. Le chef Kulumbu Tshibola  voyait déjà son village électrifié, ses rues macadamisées et bordées de gratte-ciels. Il amena la pierre pour expertise à Kinshasa. Le centre d' expertise Cee fit appel à quatre experts de différents comptoirs d'achat de diamant. Et ceux-ci soumirent la fameuse pierre à un examen minutieux. Verdict des spécialistes: la pierre blanche était était un faux diamant.

Le répli du Cobalt

MARRAKECH,  (Reuters) -     Production of cobalt in the DRC -- the world's biggest source -- will fall in 2006 as small miners switch to copper and larger firms build infrastructure, leaving users of the metal facing higher prices. The DRC's output of cobalt for sale on the free market would be an estimated 12,600 tonnes in 2006, down from 16,200 in 2005. Lots of cobalt comes from artisanal miners, but they are switching to copper which at recent record prices is easier and more profitable to dig out. "The export tonnage from 2005 is unlikely to be seen again until the second half of 2008 at the earliest, and it will be done by a fundamentally different group of people". While production dips, demand from world number one buyer China will rise. China's consumption will rise to 18,492 tonnes in 2010 from 11,376 in 2005. China buys ores and concentrates for refining in China, and strong demand has helped push up prices of these raw materials. Much demand will come from battery makers, many of whom have opened factories in China. Use of cobalt in rechargeable batteries, cellphones and portable computers would rise to 15,000 tonnes in 2010 from 11,000 in 2005. Global demand will be 70,000 tonnes in 2010 and 100,000 in 2020. Political pressure to reduce dependence on fossil fuels, and environmental concerns about those fuels, could also boost cobalt prices. Hybrid cars powered by both traditional engines and electric motors such as Toyota's Prius required cobalt-containing rechargeable batteries.The amount used in hybrid electrical vehicles would be 2,500 tonnes in 2010, up from less than 300 tonnes last year. Cobalt is also used as a catalyst in the gas-to-liquid (GTL) process, a new method of producing cleaner diesel fuel.
    
Le cuivre est jaune et néocolonial
LeSoir  Eric Renette   Le cuivre a dernièrement clôturé à 8.589 dollars la tonne. À la même date en 2003, il était à moins de 2.000 ! Comme pour beaucoup de matières premières, c'est la demande chinoise qui a dopé le marché. Et transformé le Katanga, une des principales réserves mondiales, en une sorte de nouvel Eldorado. Avec tout ce que le terme compte de rêves, d'espoirs mais aussi de folies et de dangers. De 50.000 à 80.000 creuseurs sont rassemblés dans les mines autour de Lubumbashi. Dont de nombreux enfants. Avec une pelle et une pioche dans les meilleurs cas. Des morceaux de métal et les mains dans d'autres. 4.000 creuseurs « artisanaux » rien que pour le cuivre. Un peu moins pour le cobalt. Par groupe de huit, on s'arrange pour creuser, remonter, tamiser, laver et mettre en sacs de 50kg, le matériau brut (entre 25 % et 30 % de cuivre) vendu sur place 5.000 francs congolais, environ 10 dollars. De plus en plus souvent, les sacs sont vendus directement à des Chinois ou des Indiens qui ont ouvert des comptoirs. « On devrait les brûler », glisse un des membres de l'association des creuseurs artisanaux. Car contrairement aux exploitants d'« avant », Indiens et Chinois envoient tout dans leur pays et ne laissent aucune valeur ajoutée sur place. « Et ils vivent à 100 dans une maison...

Libération Judith RUEFF interviewe Philippe Hugon, professeur d'économie à Paris X      Selon les chiffres de l'OCDE, les perspectives économiques de l'Afrique n'ont jamais été aussi bonnes. La croissance devrait atteindre 5,8 % cette année, le PIB par habitant augmente, l'aide est en hausse. Mais cette reprise de la croissance économique est liée principalement au gaz et au pétrole, ainsi qu'à la hausse des cours des minerais, par exemple le cuivre. Il s'agit d'effets de croissance liés au prix des matières premières, beaucoup plus que de développement proprement dit, avec accroissement de la productivité, développement d'un tissu industriel et diversification des économies. L'indicateur de croissance est très imparfait. On n'est malheureusement pas dans un processus de développement durable. Il y a extrêmement peu de cas dans l'histoire où la rente minière a permis le développement. La plupart des pays africains en ont au contraire subi les effets négatifs : parce qu' elle est mal gérée, elle alimente les conflits ­, nourrit la corruption des gouvernants et participe aux inégalités de revenus. Certes, la demande chinoise et indienne stimulent la croissance. Mais les grands pays émergents concurrencent aussi l'Afrique sur les créneaux comme le textile ou l'agroalimentaire, où elle pourrait asseoir son démarrage industriel. Le schéma reste totalement postcolonial. L'Afrique n'a ni l'étendue des marchés, ni la capacité technologique pour lutter dans cette compétition. Elle a pourtant absolument besoin de changer de spécialisation, puisqu'aujourd'hui elle n'est qu'exportatrice de matières premières non transformées.

L' or vert de Bwamanda est équitable
La Nouvelle Tribune     La coopérative de Bwamanda, regroupant 20.000 petits producteurs de café dans le nord-ouest de l'Équateur, une région enclavée, mangée par la forêt tropicale et ravagée par des années de guerre (1996-2003), cette unité est aujourd'hui le seul gros exportateur de café du Congo. Le Robusta de la coopérative de Bwamanda, dont les activités profitent à un million de personnes a réussi à résister à l'effondrement des cours mondiaux du café en rejoignant dès 1988 le circuit du commerce équitable. "Nous avons créé le Centre de développement intégral (CDI) Bwamanda en 1969, d'abord pour aider les paysans à écouler les surplus de leur production vivrière, puis est arrivé le café. Alors que les cours mondiaux s'écroulaient à la fin des années 80, nous avons eu vent par des prêtres belges d'une expérience avec des paysans du Mexique, qui étaient parvenus à s'en sortir en adhérant à un label équitable leur offrant un prix garanti pour leur café. A la demande des planteurs, nous avons fait des démarches et dès 1988, nous avions le label Max Havelaar", la référence du secteur. "Cela a été déterminant pour nous. Bien que seuls 15% des 3.000 tonnes de café que nous exportons par an soient dans le circuit équitable, cela nous a permis de maintenir les plantations à une époque où elles disparaissaient par dizaines dans le pays". Avec le soutien de l'Union européenne et la coopération belge, CDI Bwamanda a créé un centre de recherche en agronomie, financé la construction de 6 écoles, de 8 hôpitaux et de 80 dispensaires, de 450 puits dans des villages et entretient 800 km de routes et de dessertes agricoles. CDI Bwamanda paye directement les salaires et la formation de 350 fonctionnaires de la santé et a mis en place en 1989 un système de mutuelle qui profite aujourd'hui à 114.000 personnes. "L'adhésion coûte l'équivalent d'un kilo de soja (environ 1 dollar) par an. En échange, 80% des frais d'hospitalisation sont pris en charge". Le café de Bwamanda est transporté par des barges de la coopérative à l'usine de Kinshasa où il est nettoyé, trié et reconditionné.

Les creuseurs de minerais ménacent l' Okapi

Le parc d’Epulu, l’unique réserve de la faune à okapis, situé dans le territoire de Mambasa en Province Orientale, est en voie d’extinction. En effet, une dizaine de braconniers qui y opèrent ont été appréhendés par les autorités locales lors d’une opération de sécurisation de cette zone. La réserve de faune à okapis fait partie du patrimoine mondial protégé par l’Unesco. Cette partie de la RD Congo regorge de plusieurs espèces animales rares. Aujourd’hui, la réserve est en péril. Le braconnage constitue la principale menace contre la réserve d’Epulu. Il y a également les creuseurs illégaux des minerais. A cela, il faut ajouter de nombreux migrants à la recherche d’espace cultivable.

La Miba ne vaudrait que 55 millions!!!
   
KINSHASA, (AFP) -    Umicore (ex-Union Minière) a décidé de vendre pour 11 millions de dollars sa filiale Sibeka à Mwana Africa plc, une société cotée sur le marché AIM (Alternative Investment Market) de la Bourse de Londres. Umicore est spécialisé en technologie de matériaux dont les activités s'articulent autour de secteurs tels que matériaux avancés, métaux précieux et zinc-produits spéciaux. Il poursuit ainsi sa stratégie visant à se désengager de ses investissements historiques dans le secteur des mines. Le principal actif de Sibeka est une participation de 20% dans les diamants de la Miba à Mbuji-Mayi. La Miba, qui s'étend sur une concession de 45.000 km³, a produit pour les trois dernières années une moyenne de 6 millions de carats de diamants.
Mwana Africa    Au terme de cette transaction, Mwana Africa plc se dit prête à apporter de nouveaux capitaux pour le développement de la MIBA, après des négociations avec la partie congolaise.
Mwana Africa (which means "Sons of Africa") searches for gold properties in Africa. Formerly African Gold, the company explores for gold at its properties located in Zimbabwe (Inez, Dalmeny, and Mahogony mines) and Ghana (Konongo/Owere Project). Economic hardships in Zimbabwe are making it difficult for the company to maintain its operations there, so Mwana Africa is looking to Ghana for expansion. In 2005 the company jumped from exploration to mineral production when it announced that it was acquiring Mwana Africa and taking its name. Founder and former chairman John Teeling retired in 2005.
 
Emigration choisie et subie

Knight-Ridder Newspapers  Shashank Bengali Cape Town, South Africa - They were businessmen, engineers and college students. Their dreams were as big as the potential of their country, Congo, where gold and diamonds once seemed to sprout from the earth. Thousands have come to industrialized and newly independent South Africa, hoping like immigrants everywhere for stability and opportunity. The reality has been different. Despite their education and aspirations, many Congolese are working as parking-lot attendants, security guards and carwash men in cities such as Cape Town, a shimmering but segregated seaside metropolis. Without immigration papers - which few Congolese are granted - and with a language barrier  these are the best jobs they can get. In this deeply xenophobic country, where two in five people are unemployed, the Congolese are resented for taking even these lowly jobs, and they're often the victims of street crime. Poor and alienated, they cluster with other immigrants in ramshackle apartments in dark, dingy neighborhoods. For Congolese in South Africa, it's a difficult choice: Stay and subsist in their new home, where they largely feel unwelcome, or return to Congo, where the future is uncertain.