Cdp: Rwandais welcome home!

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Troupes rwandaises au Congo, le rebelle Laurent Nkunga arrêté? La vitesse de retournement d'alliances est très impressionnante pour un gouvernement parallèle qui place un policier à la tête des troupes.


Ego + faucons = options militaires

Lieux du déploiement des troupes rwandaises et congolaises

Congo Indépendant
De Morgen
   
Selon un diplomate, « tout le monde lui avait déconseillé de recourir à la force des armes pour régler le problème Nkunda. Kabila a préféré écouter son ego et les faucons de son entourage. Il doit assumer l’échec…»  Selon le ministre belge Karel De Gucht    " Je ne crois même pas qu’on rendrait un service au président Kabila. Son analyse est fondamentalement erronée. Il n’a pas de
scénario pour une solution politique du conflit. Dans le fond il ne croit que dans l’option militaire, mais il n’a même pas une armée

 
                                                                            Premières localités occupées par les troupes rwandaises

AFP LePotentiel  LeMonde Jean-Philippe Rémy
 
  Les gouvernements rwandais et de RDC avaient annoncé le 5 décembre leur intention de combattre ensemble les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Un cessez-le-feu surprise a été contresigné par dix officiers du CNDP conduits par Bosco Ntaganda l'émissaire de Kinshasa, John Numbi, mais aussi, côté rwandais, le chef d'état-major James Kabarebe. Tous affirment sceller cette réconciliation en préparant l'attaque des bases arrières congolaises des rebelles hutu rwandais, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). A cette occasion, James Kabarebe a signé un plan de planification de l’opération avec l’ Inspecteur général de la Police, le général Numbi. Mardi 20 janvier 2009, les troupes rwandaises sont entrées en Rdc. "Nous avons lancé une invitation à l'armée rwandaise qui est venue avec des officiers de  renseignement. C'est ça leur mandat", a déclaré le gouvernement congolais.

Un policier commande les opérations militaires...

John Numbi, inspecteur en Chef de la Police est en charge des opérations militaires aux côtés du chef d'état-major  rwandais James Kabarebe.

RadioOkapi
     Le Lieutenant général Didier Etumba, chef d’état-major général des FARDC avoue que «les opérations militaires conjointes des armées congolaise et rwandaise contre les FDLR ne sont pas connues, jusque là, par l' état-major général. Elles n’engagent que le gouvernement qui les a annoncées. » « Il y a une position du gouvernement qui a été donnée. Je dois d’abord me renseigner, moi-même. Nous avons un gouvernement qui, certainement, a donné une position, mais est-ce que derrière cette position…. Moi, je n’ai pas une position à donner. »

RadioOkapi    Le président de l’Assemblée nationale n’a pas été informé de l’intrusion de l’armée rwandaise sur le territoire congolais. «  S' il est avéré que les troupes rwandaises sont entrées au Congo,  c’est tout simplement grave, parce que cela va soulever un certain nombre de questions. Nous nous posons la question de savoir dans quel état d’esprit se trouvent nos populations qui viennent à peine de sortir de l’agression rwandaise»

... un " gouvernement parallèle" en action

LePotentiel professeur Biyoya, analyste politique.    Le retour des forces rwandaises en RDC, c’est la diplomatie de cabinet. Dans la démocratie moderne, l’armée ne peut pas entrer dans les opérations militaires, furent-elles sur notre propre territoire, sans l’autorisation du Parlement. Parce que la Constitution demande qu’un mécanisme parlementaire soit mis en place avant de décréter le processus. Par exemple, une armée étrangère ne peut pas entrer dans notre territoire à l’insu de l’opinion nationale qui est représentée par le Parlement.

ForumDesAs    Le MLC avait dénoncé l' existence d’un gouvernement parallèle qui évolue “ en parfaite violation de l’esprit et de la lettre de la constitution qui dispose clairement que le Premier ministre est le chef du Gouvernement, mais ce gouvernement parallèle régente tout, signe et fait signer tout par des prête-noms. Cela au su et au vu de tout le monde.

Le Potentiel    Sur RFI, trois personnalités politiques congolaises avaient évoqué le dysfonctionnement des institutions. Il existerait un « gouvernement parallèle » au niveau de la présidence de la République. Des conseillers de la République qui outrepasseraient leurs fonctions jusqu’à chercher à « doubler » les ministres. Des « doublons » qui provoquent justement ce « chevauchement » à la base du dysfonctionnement des institutions nationales. Et plus particulièrement de l’institution gouvernement

Trois analyses 
 
Le Potentiel    Voilà une nouvelle guerre FARDC-DFR contre les FDLR. Comme si jamais les armes ne devaient se taire au Kivu empêchant les populations locales à vivre en paix. Quelles que soient les causes profondes de cette nouvelle guerre, on sait toujours comment une guerre commence mais jamais quand elle se termine. Exactement ce qui se passe en Ituri avec l’opération conjointe Ouganda-RDC-Soudan contre la LRA. Pire, ce sont les populations congolaises qui continuent à payer le lourd tribut avec 620 morts et des villages incendiés.

AFP  Joseph Kabila prend "un risque politique énorme", en acceptant des soldats rwandais dans son pays, même si les intérêts de Kinshasa et Kigali convergent vers une alliance objective: vaincre leurs rébellions respectives."La vitesse de retournement d'alliances est très impressionnante". Selon un diplomate à Kinshasa, M. Kabila "doit faire très vite une campagne d'information pour expliquer à la population.ils ne vont pas avaler ça comme ça."

Magonz  "  Sur le plan symbolique, les congolais attendent que le président rwandais Paul Kagame et le chef d'état major James Kabarebe leur présentent leurs excuses pour les violations massives des droits humains commises par ses troupes pendant les 7 ans de présence dans l’Est de la RDC. Il est donc  important que le gouvernempent n' ignore pas les sensibilités politiques locales et  défende au mieux les intérêts des Congolais, en invitant notamment le parlement à se saisir de cette question. Cela permettrait probablement d' éviter que ce dossier ne soit ensuite soumis à un processus interminable de ré-visitation, comme la plupart des contrats signés par les derniers gouvernements, y compris les récents contrats chinois."