DCP: pelouse à développement artificiels

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Une pelouse à 800.000 dolls
 
APA -  Le terrain de football de la Kenya, à Lubumbashi, RDC sera bientôt doté d’une pelouse synthétique, après 2 mois de travaux qui débuteraient en mars. Ces travaux dont le coût est évalué à 800.000 US$ seront financés conjointement par le gouvernement provincial du Katanga et la Fédération Congolaise de Football avec le concours technique de la FIFA, en ce qui concerne l’expertise sur le respect des normes internationales en vigueur. Construit en 1964, le complexe omnisports de la Kenya, communément appelé stade Kibassa, du nom de son initiateur, un ancien ministre des Sports, a une capacité de 50.000 places.
Il est, avec le stade des Martyrs de l’indépendance l’un des deux complexes sportifs de la RDC agréées par les instances internationales du football.

En première au Mondial de 2010

E=mcFoot    Sepp Platter, président de la FIFA (Fédération internationale des associations de football), a annoncé que la Coupe du monde de 2010 pourrait se disputer sur des pelouses synthétiques. Jusqu’à présent, les instances officielles du ballon rond étaient sceptiques au sujet des pelouses artificielles : roulement altéré, risques accrus de blessures (notamment les blessures par frottement) entachaient la réputation de ces nouveaux terrains. Il est vrai que « le gazon synthétique de première génération était une moquette remplie de sable de rivière, du dur…  Depuis trois ans, les choses se sont bien améliorées ». En effet, la hauteur du faux gazon, constitué de fibres de polypropylène et de polyéthylène, atteint aujourd’hui trois centimètres, un gage de souplesse et de douceur. Ces brins en plastique sont plantés dans un mélange particulier de sable et de granules de caoutchouc (provenant souvent de pneus de voitures).Du coup, les joueurs professionnels plébiscitent ce support, déjà utilisé par la prestigieuse équipe du FC Barcelone

Evaluations


Fifa.com    
Si l'investissement de départ est relativement élevé, il va de soi que les bénéfices à long terme de ce type de terrains compensent avantageusement : longévité, impact nul des conditions climatiques et faibles coûts d'entretien ne sont ainsi que quelques unes des raisons qui justifient leur nombre de plus en plus grand. Avant qu'un terrain artificiel ne puisse être utilisé, il faut savoir toutefois que les étapes sont nombreuses, de manière à ce que soient réunies un maximum de garanties : évaluation du sol, choix du fabricant et des sociétés chargées de l'installation, évaluation du type de produit, construction des fondations et du terrain. Et une fois l'installation terminée, l'entretien ne fait que commencer... Si les coûts d'entretien sont environ cinq fois inférieurs à ce qu'ils seraient pour une pelouse naturelle en herbe, cela ne signifie pas en effet que la pelouse n'a pas besoin d'être entretenue, ce travail, s'il est bien fait, contribuant à sa qualité et à sa longévité. Il est donc essentiel que le fabricant fournisse aux fédérations des consignes détaillées en la matière.


Trois générations

Les surfaces artificielles sont arrivées il y a vingt-cinq ans. La formule n’était pas au point. Cause de blessures et de brûlures, elles imprégnèrent durablement les footballeurs d’alors, contraints de modifier radicalement leur jeu. La deuxième génération de synthétiques est venue dix ans plus tard. Elle ne convainquait toujours pas. Adjoint du sélectionneur national, Michel Pont se rappelle: «Le synthétique était déroulé sur une surface bétonnée et goudronnée. Si un joueur taclait, il se brûlait au deuxième ou au troisième degré!» Douloureux, le souvenir appartient toutefois au passé.

Avec l’apport de nouvelles fibres, les terrains de troisième génération sont confortables et faciles d’entretien. «Le synthétique, c’est le foot du futur, enchaîne Michel Pont. Mais les anciens ont toujours un blocage psychologique.» Il existe aussi un frein nostalgique et olfactif. «J’aime sentir l’odeur de l’herbe. Quand on dit beau gazon, on pense: jouer sur un billard et, immanquablement, à Wembley.» «Les nouveaux synthétiques rallient presque tous les suffrages. Même parmi les anciens. Pour les pros, la donne est différente. Vivre en permanence sur une pelouse artificielle peut, à la longue, générer des problèmes chez des sujets sensibles.»  Aussi, « il faut combattre les préjugés. De nos jours, les synthétiques, remarquables, offrent des garanties de sécurité. Il est loin le temps où le joueur ne pouvait pas tacler, le gardien pas plonger, sans risque. La problématique se pose différemment pour les pros qui s’entraînent deux fois par jour. Les appuis peuvent être différents et il convient de doser les charges.»
 
 

  

Décryptage: Octobre 2008    Les pelouses naturelles devraient être privilégiées dans un pays qui bénéficie d' une excellente pluviométrie et qui souffre de l' absence de création d' emplois, même peu qualifiés. Il a toujours été étonnant que l' association privée du Golf Club de Lubumbashi ait pu entretenir des parcours sur son domaine de 60 Ha, et que cela ait toujours été impossible pour un stade de 1/2 hectare. On aurait pu résoudre cette contradiction et relever le défi, plutôt que de verser dans des gadgets coûteux. On retrouve ici une vision de politique ostentatoire et selon laquelle l' argent suffirait. Mais la hauteur la dépense d' argent ne crée du développement. Dans le cas de la pelouse, des pépinières auraient pu se créer et, ensuite, alimenter le marché des résidences privées avant de se diversifier dans d' autres plantes et employer ainsi des centaines, voire des milliers de gens.

 

Mise à jour décembre 2008    Le Potentiel  a annoncé que des experts du le FMI ont mené, du 10 au 20 décembre 2008, une mission d’évaluation à Kinshasa. Pour eux, avec la crise internationale, " il est probable que la situation économique sera encore plus difficile en 2009 » « La baisse des exportations minières et ses retombées indirectes vont considérablement freiner l’activité économique, faire monter le chômage et fragiliser la balance des paiements », si bien qu’en 2009 les pouvoirs publics devraient améliorer la composition des dépenses publiques et cibler les activités à forte intensité de main-d’œuvre ». A comprendre que le projet de pelouse artificielle à 800.000 dollars est à l' opposé de la compression des dépenses et des activités à forte intensité de main d' oeuvre. Ainsi la pelouse ne tient pas seule de l' artificiel, mais le développement, aussi!