Ce lundi: mal là bas, mal ici

Publié le par Grand Beau et Riche Pays

Ils sont partis, ils sont tous là. Junoir le beau Suisse, Evariste le désemparé, et même Edouard le Juif. Les sans papiers de Belgique demandent que le ministre belge soit déchu de sa nationalité belge. Ils ont laissé une misère, en belles photos.

Junior, notre beau Suisse

 
 
LeMatin.ch  VICTOR FINGAL     Junior Manizao est l'un des seize finalistes de l'élection du plus bel Helvète "MISTER SUISSE".  25 ans, Junior  est originaire du Congo. Cet instituteur, rappeur à ses heures, a été méchamment chahuté par une bande de néonazis lors de la soirée où les finalistes se présentaient au public.Une dizaine de crânes rasés ont fait le salut hitlérien et imité bruyamment le grognement des singes alors que Junior Manizao était en scène. Mais Manizao n' élude pas la singularité de sa candidature. «La couleur, ce n'est que la surface. Dessous, on est la même chose. Je ne participe pas à Mister Schwarz, ni à Mister Weiss, mais à Mister Suisse.»
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Ils en ont rêvé,:ils ont échoué

CongoForum    Docteur MUKOLO-NDJOLO Mukoko ( Evariste )

Diaspora, on a échoué dans nos rêves !
Rêve de réussir dans notre pays natal après nos études en Occident !
Rêve d'être ministre, occuper des postes de PDG, frimer en BOSS au pays !
Diaspora par ici, diassa-diassa là-bas.
Diaspora en Occident, diaspourri en Afrique.
Bardés des diplômes, nous croupissons en rupture de ban dans notre majorité en occupant des emplois de survie.
Je me le demande toujours pourquoi ! Peut être en raison du manque de réalisme. Manque de bon sens, l'africain étant toujours en retard.

Diaspora, on a échoué dans notre vie de couple.
Echec de mener une vie équilibrée d'homme à l'africaine. Les épouses humilient leurs maris devant les enfants. Ces maris en jeûne affectif forcé et relégués au rôle de mendiants sous la couette alors que nos congénères collectionnent les aventures des "bureaux" en Afrique. On a démissionné devant les assistantes sociales, on s'est déchiré pour des minables allocations familiales.
On continue à se bagarrer pour gérer les WESTERN UNION qui nous spolient en sponsorisant nos familles respectives restées au pays.

Diaspora, on a échoué dans l'éducation de nos enfants.
Ces enfants rois sans aucune ambition, sans objectif depuis leurs berceaux.
Ces enfants rois font tout ce qu'ils veulent : les parents se les arrachent dans une compétition de docilité acharnée.
Si tu veux un divorce avantageux, dorlote et chouchoute ta progéniture.
En cas de divorce, l'enfant ROI choisira le plus « gentil », le plus caressant.

Enfin, Diaspora, on va échouer dans notre retraite si nous rêvons toujours de passer notre vie de Senior au pays.
On continue à rêver : « nous ne vieillirons pas en Occident ». Or, la réalité va nous rattraper. Nous serons malheureusement tous enterrés ici en Occident. Sauf ceux qui s'acharnent à rêver encore.
 
Shalom Guershon! ou "sale homme"?
 
Edouard  Nduwa s' était converti au judaïsme, et devenu Guershon Nduwa. Né au Congo en 1964, de parents animistes, Nduwa avait obtenu en 1988 une bourse pour suivre des études en Israël. Il y a découvert le judaïsme. En 1993, il a débarqué en France, avec Edouard sur son passeport et Guershon dans son coeur. "Personne alors ne m'a fait de remarque sur ma religion". Nduwa est vice-président du CRAN ( Conseil représentatif des associations noires) qui est proche du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Nduwa est attaqué par le Collectif DOM (Le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais):  " Si la traite négrière perdura plus de quatre siècles en Afrique, c’est à force de complicités, de compromissions des élites nègres ; ces hommes ayant œuvré contre les leurs, contre leur sang, contre eux même, car ayant trouvé un intérêt à traquer, chasser des hommes comme des bêtes sauvages, à razzier et dépeupler un continent, afin de fournir du bois d’ébène aux négriers, fussent-ils Arabes, Européens ou autres. L’esclavage est aboli de par le monde, mais par contre, les rois nègres foisonnent, ils sont pléthore, toujours prompts à jouer contre les intérêts des gens afin de satisfaire leurs ambitions ou ceux de leurs maîtres en instrumentalisant, jugulant les désirs légitimes des membres de leur communauté - ils seraient aptes à les réenchaîner ou à les vendre pour si peu tout comme jadis".
 
Les autres rechercent Dieu à leurs côtés
 
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LaPremière     En Belgique, de nombreuses églises ontb été occupées par des étrangers en situation irrégulière. Le conseil des ministre belge a approuvé définitivement la réforme de la procédure d'asile. Près d'un millier de personnes vaientt manifesté dans le centre de Bruxelles, en faveur de la régularisation des sans-papiers. Parmi les participants figuraient de nombreux sans-papiers et les membres des différentes associations qui militent pour la régularisation et défendent les sans-papiers. Pour l'Union pour la Défense des sans-papiers (UDEP), " la situation des sans-papiers est intolérable et incompréhensible. Il faudrait qu'on retire au ministre sa nationalité et ses revenus mensuels. On verrait alors s'il pourrait résister dans ces conditions de vie précaires. Nous sommes installés en Belgique depuis des années, nous parlons le français et ce pays est devenu notre patrie. Il faut donc régulariser notre situation". Désormais, c'est une administration indépendante, le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, autorité administrative indépendante, qui traitera les demandes, les recours eux seront traités par une nouvelle juridiction afin de soulager le Conseil d'Etat. Une nouvelle juridiction administrative sera créée et les recours deviendront suspensifs. Plus question d'exclusion. 

La manne est tombée du ciel

  
An unidentified man receives Holy Communion at the Holy Cross cathedral in Lagos, Nigeria

AFP SAMPWE (RDCongo) Sofia BOUDERBALA      C' était le week en pascal. Les confettis blancs lâchés par l'Antonov grossissent à vue d'oeil et s'écrasent dans un claquement sec sur la piste détrempée de Sampwe: ce sont les premiers largages de vivres. A peine les sacs de farine de maïs et de pois du Programme alimentaire mondial (Pam) tombés du ciel, des villageois se précipitent pour dégager la piste et mettre à l'abri de la pluie la précieuse livraison, après des mois de disette. Sampwe, à plus de 250 km au nord de Lubumbashi (capitale du Katanga), a vu sa population plus que doubler depuis l'arrivée de 16.760 déplacés de villages voisins qui ont fui les combats entre armée régulière congolaise et miliciens locaux Maï Maï depuis novembre 2005. Les premiers sacs sont immédiatement embarqués à bord d'un vieux camion qui s'embourbe plusieurs fois avant de parvenir à prendre la route de la mission catholique de Sampwe, où les sacs seront entreposés avant la distribution. C'est la première fois que le Pam organise des largages en RDC: c'est coûteux (le largage de chaque tonne coûte 1.200 dollars), mais il n'y avait aucune autre solution pour venir en aide à la population". Le prêtre de Sampwe, Joseph Kabayo, est assez pessimiste: "Cette situation va durer encore longtemps parce que les militaires qui sécurisent le territoire pillent et violent aussi. Les gens ont peur de rentrer chez eux."
 
Des photos pour ne pas oublier la misère
Keren K. | Le Tempête des Tropiques     A l’initiative de Msf Belgique, les professionnels des médias ont réflechi sur la misère en Rdc. Les journalistes ont été invités à se préoccuper de la souffrance de la population dans leurs écrits en évitant les informations protocolaires. Concrètement Msf/B veut voir les médias congolais s’intéresser de très près à la précarité du vécu quotidien de la population, en proie à des difficultés de divers ordres.
 

 
© Gary Knight
 
 
 FORGOTTEN WAR A PHO...
 
 
ActuPhoto    MSF et l'Agence VII témoignent de la poursuite de la violence en RDC dans une exposision itinérante, actuellement à Kinshasa. Il n'est pas de titre aussi évocateur que celui de «République démocratique du Congo : l'urgence continue» choisi comme thème d'une exposition photo qui exprime par des images fortes, la réalité des violences subies quotidiennement par les populations civiles vivant dans les Kivu, dans l'Ituri et dans le Nord-Katanga. Avant Kinshasa, la collection complète des photos a été l'objet d'exposition à New York, à Genève, à Tokyo et à Hong Kong. Fondée en septembre 2001 par sept photo-journalistes, l'agence photographique américaine VII a déjà produit et diffusé de nombreuses images qui caractérisent les turbulences du début de ce 21ème siècle. Ses reportages se focalisent sur les conflits sociaux, politiques et environnementaux, violents ou non violents. Leur professionnalisme restitue avec art les scènes capturées, entre autres un camp de réfugiés, des enfants malnutris, des victimes du sida, des enfants orpailleurs.
 
 
 
 
Solange is 25 years of age and a sex worker in Kinshasa. She and 8 other sex workers are sharing a compound, where one has a very tiny room about 6 m2. Here they live, eat, sleep and have sex with clients. 2 children, ages 5 and 7, are also living among here. The neighboring kids are stopping by to say hello. It seems like prostitution is a normal thing for the kids. Curtains go down when men visit the girls and after 10 min, they come out and leave in a hurry.